DU PÉRITOINE
MALADIES DES FEMMES
savoir si des adhérences existent entre les tumeurs ovariques et les parois de l’abdomen? En faisant, par un mouvement de glissement, aller et venir les parois de l’abdomen sur les parties antérieures et latérales des tumeurs, ou en soulevant ces parois si elles sont relâchées, on peut jusqu’à un certain point constater la mobilité qui existe entre ces différentes parties; mais si des adhérences existent aux parties latérales et postérieures des tumeurs, il est tout à fait impossible de s’en assurer. Cependant, s’il n’existait pas d’adhérences, la tumeur peut s’abaisser de 5 à b centimètres, pendant une profonde inspiration ; et si, au contraire, il existe des adhérences entre la tumeur et le péritoine pariétal, on éprouve en palpant les téguments qui recouvrent la tumeur, une sensation particulière de crépitation et de frottement. L’existence de ces adhérences pe deviendrait, du reste, uiile et nécessaire à connaître, que dans les cas où l’on se proposerait de pratiquer l’ovariotomie (Boinet).]
. § VII. — Traitement.
La guérison par les médications internes est au moins très-difficile à obtenir. Velpeau n’hésite pas même à poser en question l’existence d’un seul succès avéré. Il nous suffira, par conséquent, de mentionner très-rapidement les moyens qui constituent cette médication, et qui ne diffèrent pas de ceux qu’on oppose aux hydropisies et aux engorgements des divers organes.
1° Médication interne. — On recommande les antiphlogistiques, et surtout la saignée locale, lorsque l’affection paraît avoir été occasionnée par une violence extérieure, et surtout au début de la maladie; mais nous savons combien l’existence d’une pareille cause est hypothétique.
Si l’on pouvait penser qu’une suppression des règles a produit celte affection, on aurait recours aux moyens indiqués dans un autre article (1), et qui sont destinés à rappeler les menstrues.
Ensuite, on a « tenté successivement l’administration des sudorifiques, des mercuriaux , des purgatifs hydragogues. Les préparations d’or, de plomb, d’iode, etc. ; les eaux minérales, les applications locales de nature variée, ont encore été employées... Nous ne ferons que mentionner pour mémoire la compression (fig. 53) que l’on a proposée, il n’y a pas longtemps, dans le but de
faire disparaître les hydropisies enkystées de l’ovaire. Cçltc méthode, ainsi appli- (1) Voyez Aménorrhée, tome V, p. 60.