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Becquerel (1) a également cité des cas de guérison par ce moyen. Je me contente d’indiquer ces faits, qui auraient besoin d’être multipliés pour entraîner la conviction ; car la gravité de la fièvre typhoïde est bien différente suivant les époques où l’on observe, et il est à remarquer que précisément au moment où ces faits ont été recueillis, elle était généralement peu grave.
Enfin nous mentionnerons le travail de Taulllieb (2) suri emploi du colonel, considéré par cet auteur à la fois comme purgatif et comme médicament mercuriel. La question nous paraît encore bien loin d être résolue en faveur des mercuriaux. Nous en (lii ons autant à propos de recherches de Latour (3) qui, ayant observé à Damas, a cité onze cas de guérison, sur douze malades chez lesquels ce médicament a été employé à doses fractionnées.
Hydrothérapie. — On trouve dans plusieurs ouvrages sur l’hydrothérapie (4) un certain nombre d’observations de fièvres typhoïdes guéries après avoir été traitées par l’hydrothérapie; mais ces faits sont trop peu nombreux pour qu’on puisse en tirer aucune conclusion. En 1853, nous avons observé quelques malades à qui on faisait des lotions froides sur tout le corps deux fois par jour. Les malades éprouvaient du bien-être après les lotions, qui ne déterminaient pas d’accidents. C’est un point à étudier.
Eau froide intus et extra , et saignées initiales. — Leroy, de Béthune (5), vante les bons effets d’un traitement particulier qu’il importe d’exposer avec quelques détails : au début de la maladie, il saigne le malade, et les émissions sanguines sont proportionnées à l’àge, au tempérament, à la constitution du sujet; mais on doit les cesser après le premier septénaire et y joindre immédiatement la réfrigération continue qu’on exécute de la manière suivante : un linge plié en plusieurs doubles est trempé dans l’eau la plus froide possible, faiblement tordu et appliqué ensuite sur le ventre qu’il recouvre entièrement, et où il est maintenu par une serviette formant ceinture, qui doit être renouvelée assez souvent, pour (pie le malade ne soit pas trop mouillé aux parties du corps où l’application du froid n’est pas nécessaire.
Le linge mouillé doit être plongé dans l’eau et remis en place aussitôt qu’il s’échauffe; à mesure que la chaleur diminue, on renouvelle les fomentations moins fréquemment. L’eau froide pour boisson et trois demi-lavements avec de l’eau simple complètent le traitement, que l’auteur engage à ne pas cesser sous aucun prétexte dès qu’il est commencé, et qui dans certains cas doit être continué assez longtemps.
Pendant trois ans, Leroy a employé ce traitement concurremment avec les purgatifs et a eu 6 décès sur 44 cas; le même traitement, employé seul pendant quatre ans, a donné à l’auteur 126 cas de guérison chez 132 malades.
Je n’ai pas obtenu les mêmes succès : 14 fois sur 25 nous avons clû cesser le
(1) Bull, de l’Acad. de méd., 10 septembre 1850, t. XV, p. 1097.
(2) Du traitement de la fièvre typhoïde par les purgatifs mercuriels (Bull. gén. de thérapeutique , t. XL, février et mars 1851).
(3) Union médicale, 3, 6 et 8 janvier 1851.
(4) Voyez ceux de Baldou, Scoutetten, Schedel, Munde, Fleury.
(5) Vallcix, Union médicale, 28 octobre 1852.