PILULES
"if Valérianate de zinc GO centigram.
Gomme adragant 2 gram.
POUÜIIE.
Valérianate de zinc 1 grain.
Sucre pulvérisé 5 grain.
Faites douze pilules. Une matin et soir. On peut augmenter la dose sans danger.
Mêlez et divisez en par jour.
vingt paquets. Un à quatre
En potion, on le fait prendre à la dose de 10 centigrammes dans une potion de 120 grammes, une cuillerée toutes les demi-heures.
Devay regarde comme devant être rebelles à ce traitement et les névralgies à principe rhumatismal , et les névralgies larvées à courte période , ce qui ne doil pas nous inspirer une très-grande confiance dans la substance dont i! s’agit, surtout si l’on compare ses effets à ceux des vésicatoires et de la cautérisation, qui ne comptent pas un aussi grand nombre d’exclusions. Il faut d’ailleurs un temps ordinairement assez long (trente, quarante jours et plus) pour obtenir une guérison solide ; pour les vésicatoires, le traitement, dans la plupart des cas, est beaucoup plus court.
Tournié (1) associe à ce médicament la jusquiame et l 'opium, et cite huit observations dans lesquelles la névralgie a disparu dans une moyenne de six jours.
If Valérianate de zinc. ... 30 centigram. Extrait d’opium 8 centigram.
Extrait de jusquiame. . 15 centigram. Conserve de rose q. s.
Faites six pilules.
Le premier jour il en donne deux ou trois, à trois heures d’intervalle l’une de l’autre. « Il est très-rare, dit-il, que cette première dose ne calme pas presque » complètement la douleur. Si elle n’est que légèrement diminuée, on renouvelle >: le second jour la même dose que celle du premier jour. » Il ne lui est jamais arrivé de donner les trois pilules pendant trois jours de suite. Lorsque la névralgie a très-sensiblement diminué d’intensité, on donne deux ou une pilule par jour, selon que l’on en avait donné trois ou deux les premiers jours ; et au boulde quatre ou cinq jours la névralgie est guérie.
Carbonate de fer. — 'Ce médicament, vanté surtout par Hutehinson, a procuré sans doute quelques guérisons; mais c’est un médicament d’une efficacité trèsbornéc. C’est aux cas où il y a des signes de chlorose qu’il faut réserver son application, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. On l’a donné a la dose de 2, 3, ù et 5 grammes.
Narcotiques à l'intérieur. — Les réflexions faites à propos de 1 application des
(1) Tournié, Du valérianate de zinc associé aux extraits de jusquiame et d opium c outre les névralgies même intenses affectant les nerfs de la cinquième paire {Union médicale , 2 et h décembre 1851, p. 577).
NÉVRALGIE TRIFACIALE. — TRAITEMENT.
narcotiques à l’extérieur s’appliquent à leur usage interne. Ils ont moins d’efficacité, comme antinévralgiques, quanti on les administre tle cette manière.
Nous nous bornerons par conséquent à indiquer l’emploi de Y opium, des sels de morphine, du datura stramonium, et même de la ciguë, quoique Fothergill (1) lui ait attribué une vertu particulière. Dans les cas où, à l’aide de ces moyens, ou a obtenu l’amélioration la plus marquée, on a élevé très-haut les doses, d’une manière croissante.
[La belladone est, dans cette névralgie, le plus sûr des narcotiques. On fait des pilules de 25 milligrammes d’extrait de belladone; on en donne une, deux ou trois chaque jour, selon l’idiosyncrasie. Sandras préfère l’extrait de belladone à l’extrait de jusquiame.
C’est dans les névralgies faciales qu’Aran (2) a employé l’extrait d'aconit à hautes doses. Il commençait par des pilules de 5 centigrammes, et en faisait prendre successivement jusqu’à 10 et 12 par jour. Les névralgies traitées par Aran étaient périodiques. ]
Mercuriaux à l'intérieur. — C’est le calomel qu’on a Je plus employé de celte manière. Voici la poudre que conseille P. Frank :
y Musc...
Calomel
5 centigram.
3 centigram.
Soufre doré d’antimoine. ... 3 centigram.
Prendre cette poudre deux fois par jour.
Macter (3) a vu disparaître une névralgie qui durait depuis cinq ans, après l’administration de la préparation suivante :
’if Extrait de ciguë 10 centigram. | Calomel 10 centigram.
A prendre deux fois par jour.
Quelques auteurs n’ont pas craint d’administrer les préparations mercurielles jusqu’à production de la salivation ; mais quelques succès au milieu d’insuccès nombreux ne suffisent pas pour engager à recourir à cette médication.
Antispasmodiques. — L’efficacité des antispasmodiques n’étant pas bien démontrée, nous nous bornons à indiquer l’emploi du musc, du castoreum, du camphre, de l’«sn fœtida, moyens qu'on peut mettre en usage pour calmer certains symptômes, mais dont on ne doit pas attendre une guérison définitive.
Vantée par Rœlants(4), la noix vomique est un moyen fort infidèle; ce médecin la faisait prendre en poudre, à la dose de 0sr,03, toutes les deux heures, dans un peu d’eau sucrée. Toutefois, c’est un médicament dangereux à manier.
[L 'acide arsénieux, depuis notre dernière édition, a été employé sur une plus vaste échelle et avec un succès presque constant. Ch. Isnard (5) l’a vu réussir dans les névralgies trifaciales périodiques ou irrégulières : il commence par la dose de 15 milligrammes, en solution dans l’eau distillée.]
(1) Fothergill, Med. obs. and. inquiry, 1776.
(2) Arau, Bons effets de l'extrait d’aconit à haute dose dans le traitement des névralgies faciales périodiques, octobre 1856 {Bull, de thérapeutique, janvier 1854, t. XLVI, p. 84).
(3) Gruefe und Walther’s Journal der Chirurgie, 1833.
(4) Rœlants, Alg. Konst., Letterbode, n° 10, 1843.
(5) Isnard, omit, cité, p. 14 1-245.
NÉVROSES
Vomitif s. — La plupart des auteurs ont admis qu’il est certains cas où la névralgie est liée à un état saburral des premières voies, et que dans ces cas un vomitif ou un vomi-purgatif produit le meilleur elfet. Nous ne nions pas la possibilité du fait; mais nous pensons que dans ces cas il n’était question d’autre chose que de la céphalalgie qui accompagne l’embarras gastrique, et qui était un peu plus violente qu’à l’ordinaire. Quoi qu’il en soit, un vomitif ordinaire ou u némétocathartique est administré en pareil cas, et l’on répète le médicament si l’affection résiste.
Moyens divers. — On distingue la poudre des feuilles du rhus toxicodendron, à la dose de 2 centigrammes, trois fois par jour (Anderson) ; les frictions avec le goudron (1), l’ hydrochlorate de potasse; le carbonate de cuivre, à la dose de A grammes par jour (Richmond) ; le carbonate de potasse ; le cyanure de potassium; l’application externe d’une solution de tartre stibié (2), ou de la pommade stibiée avec incorporation de mercure (3) ; des frictions avec la vératrine, d’après la formule suivante (A) :
"if Vératrine. . . de 50 cenligr. à 1 gram. | Axonge 30 gram.
Mêlez. Faire, deux fois par jour, des frictions sur les points douloureux, avec gros comme une noisette de celte pommade.
Enfin, Y acide cyanhydrique, le café, l'exposition à la vapeur de l'eau bouillante, et même l’usage interne du phosphore.
Nous terminerons en donnant deux formules de pilules dites antinévralgiques, et qui contiennent plusieurs des substances préconisées. La première, employée par Trousseau, est ainsi conçue :
y Extrait de stramoine....jaa50centi Extrait aqueux d opium, (
Oxyde de zinc
50 centigram.
Faites quarante pilules. A administrer depuis une jusqu’à huit dans les vingt-quatre heures. Il faut avoir soin d’en porter la dose jusqu’au point où le malade commencera à éprouver des hallucinations, ou au moins un grand trouble de la vue, et continuer ainsi au moins quinze jours après la cessation totale des douleurs.
Marchai (de Calvi) propose les pilules suivantes, qui ont réussi dans un cas qui avait résisté à plusieurs moyens, et notamment aux vésicatoires réitérés et à I hy drochlorale de morphine par la méthode endermique (5) :
If Sulfate de quinine
Extrait de valériane Extrait aqueux d’opium . .
80 centigr.
4 gram.
20 centigr.
PouOre de feuilles d’oranger, i
Poudre de cannelle j
Sirop de belladone
aa I gram.
Faites trente pilules. Dose : une toutes les heures.
Traitement de la névralgie trifaciale périodique. — C’est dans la névralgie
(1) Coiwille, The Edinburgh rned. and sur g. Journ., 18 là.
(2.) Magri, The Lond.med. and phys. Journ., 1820.
(3) Thompson, Cases of tic. do/., etc. London, 1834.
(à) Turnbull, On invest., etc. London, 1834.
(5) Marchai (de Calvi), Guérison de névralgie trifaciale ( Gazette des hôpitaux, janvier 1846, p. 38).