X- Farine de moutarde 250 grain. Gingembre . . 15 grain
Poivre blanc 15 g ram. Oxymel simple q. s.
Mêlez.
1 pplications irritantes diverses. — On a recommandé les frictions le long du
(1) Robert, Note sur le traitement de la névralgie sciatique par l’application du cautère actuel sur la face dorsale du pied (Revue médicale, 1847, t. IV, p. 168).
(2) Paya n j Névralgie sciatique datant de quinze ans , presque instantanément guérie par l’application du cautère actuel sur le dos du pied (Union médicale, 1er janvier 1848 p. 2).
(3) Klein, Journ. de Graefe et Walther, 1824.
(4) Vallcix, Pc la coule/ tsaiion de l J/clix comme moyen de traitement de la. sciatique (Union méd., novembre 1850, p. 564).
NÉVROSES
lus
trajet du nerf malade, avec la pommade d’Autenrieth, ou bien avec une solution de tartre stibié dans l'eau , ainsi qu’il suit (1) :
% Tartre stibié GO cenligrarn. | Eau de fontaine 240 gram.
Dissolvez. Pour se frotter matin et soir.
Cette médication rentre dans le traitement par irritation externe dont les vésicatoires et le cautère actuel sont les agents les plus actifs.
On a proposé les frictions avec l 'huile de croton tiglium, avec un Uniment ammoniacal, avec un mélange d 'essence de térébenthine et de tartre stibié ( Delfravssé) (2) ; avec tout ce qui peut produire une éruption ou rubéfier fortement la peau, et nul doute que, par ces moyens, on n’ait réussi à faire disparaître des névralgies peu intenses, car ce sont des remèdes qui agissent dans le même sens que ceux auxquels nous avons reconnu la plus grande eflicacité ; seulement ils sont moins actifs : celte indication générale est suffisante.
Chaleur. — On a cité des faits dans lesquels l’exposition du membre à une distance assez rapprochée d’un feu vif pour que la sensation de chaleur fût difficile à supporter, a dissipé les douleurs ; d’autres dans lesquels l’application d’un corps très- chaud a eu le meme résultat. On connaît le moyen vulgaire qui consiste à appliquer sur la partie malade un pain sortant du four. Peu importe la manière dont la chaleur est appliquée, pourvu qu’elle soit très-élevée.
Froid , hydrothérapie , bains de mer. — Quelques médecins, au contraire, conseillent de recourir à l’application de corps froids, et l’on a également cité quelques succès par ce moyen. Ce moyen de traitement n’agit pas seulement par l’application du froid ; les phénomènes de réaction, le régime, l’exercice, ont dû avoir nécessairement une grande influence dans cette médication. Rien ne prouve surtout que ce moyen ait une efficacité égale à celle des vésications et de la cautérisation transcurrente. Les bains de mer agissent principalement par la soustraction brusque du calorique, et par la réaction qui la suit ; à ce titre, ils doivent être rapprochés de l’hydrothérapie, et les mêmes réflexions s’appliquent à leur emploi.
Electricité , acupuncture. — Ce que nous en avons dit à propos des névralgies en général s’applique parfaitement à la névralgie sciatique. [L’acupuncture a réussi dans des cas de sciatique rebelle à tout traitement et existant depuis longtemps (3).]
Incisions sous-cutanées. — Riberi ('4) a obtenu la guérison complète d’une névralgie sciatique très-rebelle en pratiquant deux incisions sous-cutanées, l’une à cinq lignes, l’autre à trois lignes de la tête du péroné, et en promenant la lame étroite du bistouri de manière à raser le périoste; il ne resta plus que quelques légères douleurs au-dessus de ce point. Deux nouvelles incisions pratiquées dans cet endroit les firent disparaître.
[Nous 11’avons qu’à renvoyer à tout ce que nous avons dit dans le tra/-tement général des névralgies. Il est toutefois un moyen d’application externe des narcotiques, que Trousseau emploie assez fréquemment (5). Faisant un plia la
(1) Horn’s Arch., 1813.
(2) Delfrayssé, Journal des connaiss. mèd.-chirurg., 1er juillet 1 852.
(3) Brochin, De V acupuncture dans la névralgie et en particulier dans ta sciatique (Gaz. desliôp., 30 septembre 1854, p. 463).
(4) Biberi, Journ. des sciences médic. de Turin, et Journ. des connaiss. médic., mars 1847.
(5) Trousseau, Clinique médicale de l’ Hôtel-Dieu, 2e édition, t. Il, p. 330.
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