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TÉTANOS

Le tétanos étant une maladie dont les symptômes sont très-facilement appréciables, une indication précise, et même une description assez exacte en ont été données dans les premiers temps de la médecine. Les caractères du tétanos sont nettement tracés par Hippocrate (1); et, dans les siècles suivants, un nombre immense d’auteurs se sont occupés de cette maladie. C’est surtout à la suite des blessures et des opérations chirurgicales que se produit le tétanos.

On a dû naturellement et tout d’abord diviser le tétanos en traumatique et non traumatique ; cette division est celle qui a le plus d’importance. En y regardant de près, on voit qu’il n’y a guère que la cause qui soit différente ; mais comme dans le tétanos traumatique, l’état et la nature de la blessure fournissent assez souvent des indications utiles pour le traitement, cette considération étiologique a sa valeur, et la division doit être maintenue. Notre intention est de ne nous occuper ici que du tétanos non traumatique; malheureusement, cette distinction, qui est admise par tout le monde, est loin d’avoir été présente à l’esprit des auteurs quand ils ont tracé leur description, de sorte qu’il est souvent impossible de reconnaître ce qui appartient à l’une ou à l’autre des espèces dont il s’agit.

Vient ensuite une division établie sur l’étendue du siège occupé par le tétanos; de là le tétanos général et le tétanos partiel; mais ce sont des variétés symptomatiques qu’il suffira de signaler en parlant des symptômes.

On a encore divisé le tétanos en continu , en continent et en rémittent , mais ces nuances sont tirées de la plus ou moins grande uniformité du symptôme principal, la contraction convulsive, elles sont donc trop peu importantes pour qu’il soit nécessaire d’en tenir compte.

Un très-grand nombre d’auteurs ont étudié séparément le tétanos des nouveaunés. Nous décrirons le tétanos des adultes, puis nous rechercherons si cette maladie présente quelque particularité importante dans les premiers jours de l’existence.

Nous ne poserons pas ici la question de savoir si le tétanos est une affection • qu’on doive rattacher à certaines lésions du sytème nerveux, ou si, avec Pinel et presque tous les auteurs contemporains, il ne faut voir en lui qu’une simple névrose. Qu’il nous suffise de dire que nous le classons parmi les névroses, sauf à justifier bientôt cette manière de voir.

(1) Hippocrate, Œuvres complètes, traduction par Littré. Paris, 1850, t. Vil: Des maladies,

liv. III, chap. 12.

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