‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 293 sur 369 · PARALYSIE (DITE ESSENTIELLE) DE L’ENFANCE · texte numérisé non relu

PARALYSIE (DITE ESSENTIELLE) DE L’ENFANCE

[On a l’habitude d’attribuer à Undcrwood la découverte de la paralysie de l’enfapce; c’est là une assertion à laquelle ne souscriront pas assurément ceux qui se donneront la peine de lire cet auteur. Sous le nom de débilité des extrémités inférieures, llnderwood a signalé, il est vrai, une espèce de paralysie qui avait peu préoccupé jusqu’alors les médecins d’enfants; mais il est très-peu édifié sur cette paralysie qu’il rapporte soit à la dentition , soit à la saburre intestinale , soit à la convalescence aprt-js quelques fièvres, soit au vice scrofuleux , il n’est môme pas bien sûr qu’elle ne soit pas produite par une carie des vertèbres. Il y a loin, on en conviendra, de ces incertitudes à la connaissance d’une maladie parfaitement déterminée ; mais l nderwood n’en a pas moins dû contribuer puissamment a cette connaissance, en appelant l’attention sur des états paralytiques peu ou point connus avant lui (1).

Quelques faits rapportés par Schaw en 1822, par Badham en 1835 (2), ont été considérés aussi comme appartenant à la paralysie dite essentielle de l’enfance.

Mais il finit arriver à J. Heine (18fi0) pour trouver un commencement de la notion exacte de cette maladie, à l’étude et à la description de laquelle cet auteur a consacré deux monographies remarquables (3).

(1) Michael Undervood, Traité des maladies des enfants, traduit de l’anglais par Eusèbe de Salie, avec notes de Jadelot, 1823 (chap. iv, p. 674-677).

(2) Schaw, Nature and treatment of the distorsion to which the spinc and tue bones of the Chest are subject , 1822. — Badham, The London medical and sur g ica l Journal, 1835 ; et Gaz. médic. de Paris, 1825, p. 325.

(3) Jos. Heine, lieobachtungen vber Laehmungszustaende der untern Extraemdae * ten, etc. Stuttgart, 1840, avec 7 pl.; et Spinale Kinder laehmung, 1852.

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