APOPLEXIE NERVEUSE
essaya (le remplacer artificiellement les muscles inertes à l’aide de la lanière de cuir d’Amb. Paré (1), attachée à la partie moyenne et. latérale de la chaussure. Cette lanière montait sur la l'ace antérieure de la jambe, du genou et de la cuisse, pour venir se fixer à une sorte de baudrier qui passait sur l’épaule du côté opposé. Celte disposition de la courroie lui permettait de relever la pointe du pied, et de suppléer, jusqu’à un certain point, l’action des extenseurs de la jambe.
Aux membres supérieurs, les appareils de redressement et de prothèse auront plus rarement encore à intervenir, en raisou du peu de fréquence relative des déformations permanentes que l’on y rencontre. Ainsi que nous l’avons démontré, c’est le plus souvent à l’inertie totale et à l’espèce de dislocation du bras consécutive à la paralysie et à l’atrophie prédominantes du deltoïde que l’on aura affaire; nous avons indiqué une manœuvre à l’aide de laquelle il est permis de rétablir instantanément les mouvements partiels de l’avant-bras sur le bras, et nous nous occupons de faire construire un petit appareil destiné à réaliser cette manœuvre d’une façon permanente.
Quant à la prothèse des muscles paralysés de l’avant-bras, elle a été réalisée, il y a longtemps, et, pour la première fois, par Delacroix, dont l’appareil a été particulièrement construit en vue de la paralysie des extenseurs delà main ; cet appareil, pour la description duquel nous renvoyons au rapport du professeur Thillaye (2), a servi de modèle à la plupart de ceux qui ont été imaginés depuis, notamment aux gantelets de Duchenne (3). Le même mécanisme pourra d’ailleurs être approprié, selon les circonstances, à la paralysie d’autres muscles que les extenseurs.
Avons-nous besoin d’ajouter, en terminant, que le traitement médical dirigé contre les phénomènes de paralysie et d’atrophie ne devra pas être séparé du traitement orthopédique; ils sont destinés à s’entr’aider et à se compléter. (Laborde.)]