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K ÉV ROSES

(l’efficacité que dans des cas exceptionnels; et d’un autre côté, ainsi que le fait remarquer Georget, on sait que le nitrate d’argent a des inconvénients réels, dont le moindre, lorsqu’on l’a employé longtemps, est de produire une teinte ardoisée de la peau, qui est affreuse à voir, qui ne se dissipe qu'au bout d’un temps trèslong, ou même reste indélébile.

Le sulfate de cuivre ammoniacal est encore un médicament qui a joui d'une certaine vogue, et sur douze cas, Hcrpin a obtenu quatre cas de guérison par l’emploi de ce médicament; on l’a donné à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour.

Nous devons citer aussi l 'indigo, dont la dose est de 1 à 30 grammes;. Y acétate de plomb; Y hydrochlorate de baryte ; Y huile de térébenthine (1); Y armoise, administrée à la dose de h à 0 grammes (Burdach) ; la pivoine ; Y ellébore; Y huile de croton tiç/lium; le narcisse des prés; le gui de chêne; Yiodure de potassium (Magendie); la noix vomique (2), etc., etc.

Sa lier et Bullar (3) ont rapporté des cas d’épilepsie très-rebelle, dans lesquels l’emploi du cotylédon umbilicus a eu pour effet, soit une amélioration extrêmement marquée, soit la guérison complète. Cette substance se donne sous forme de suc, à la dose de quatre à six cuillerées par jour en deux ou trois fois, ou bien à la dose de 25 centigrammes, en pilules deux ou trois fois par jour.

IL AV. Evans (0) a employé avec succès, dans plusieurs cas qui avaient résisté à beaucoup d’autres moyens, la scutellaire géniculée, administrée comme il suit :

Scutellaire géniculée 8 gram. | Eau bouillante .... 250 grain.

Faites infuser. Dose : d’abord deux cuillerées à bouche toutes les huit heures, puis augmentez jusqu’à GO grammes par jour.

Ce médicament, pour produire de bons effets, doit être employé au moins pendant cinq ou six mois.

Le narcisse des prés a été mis en usage dans un cas par I’ichot (5). Ce médicament fut administré en poudre en un paquet de 3 décigrammes. On continua en augmentant de 3, puis de 6, enfin de 9 décigrammes de poudre. Après deux mois de traitement, il ne restait plus que quelques étourdissements passagers.

Aucun de ces .moyens, sauf l’oxyde de zinc, entre les mains de Ilerpin, ne se fait remarquer par des guérisons très-nombreuses, et presque tous les auteurs finissent par avouer que, dans le plus grand nombre des cas, l’épilepsie est incurable. Chez un malade dont les accès ne duraient pas moins de trois jours, Maxwell (6) en abrégea la durée en donnant au malade le bisulfate de quinine de la manière suivante :

Tp Bisulfate de quinine 1 gram.

Teinture aromatique 32 gram.

Eau chaude,

100 gram.

(1) Foville, Dictionnaire cle médecine eide chirurgie pratiques. Paris, 1831, art. ÉPiLEpsiE. t. VII, p. 415.

(2) Sidren, Dissertatio de nuce vomica.

(3) Salter et Bullar, Emploi du cotylédon umbilicus dans le traitement de l’épilepsie ( London med. Gazette, et Hul/ctin général de thérap., mai 1849).

(4) W. Evans, Épilepsie. Un mot sur son traitement par la scutellaire géniculée ( Britisli American Journal , et Bulletin gén. (le thérap., mars 1849).

(5) Pichot, L’Observation, février 1851.

(6) Maxwell, The Lancet, décembre 1851, et Bull. gén. de thérap., 29 février 1852.

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