‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 328 sur 369 · HYSTÉRIE. — DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

HYSTÉRIE. — DIAGNOSTIC

HYSTÉRIE

Union sexuelle le plus souvent favorable à la guérison.

Céphalalgie purement accidentelle.

Première invasion de la maladie, précédée souvent d’une surexcitation nerveuse spéciale.

Prodromes constants, plus ou moins éloignés.

Puissance de la volonté assez grande pour ralentir l’invasion de l'accès et pour permettre aux malades de choisir jusqu’à un certain point un endroit convenable pour le temps de l’accès.

Accès précédé ou accompagné de constriction à la gorge ou du globe hystérique.

Cris plaintifs , bizarres, comme articulés, plutôt à la fin de P attaque qu’au commencement ; pleurs, rires sans motifs.

Accès beaucoup plus fréquents le jour que la nuit.

Perte de connaissance incomplète en général ;jamais primitive lorsqu’elle est complète.

Sensibilité conservée en tout ou en partie, souvent augmentée, anéantie seulement dans le cas de complications, et jamais d’une manière immédiate.

Mouvements convulsifs, étendus , rapides, également faciles dans l’extension et dans la flexion, toujours égaux de chaque côté du corps, excepté lorsqu’il y a complication de catalepsie, d’épilepsie ou de paralysie.

Physionomie à peine altérée.

Salive écumeuse très-rare.

Les accès durent rarement moins d’une demi-heure, presque toujours plus longtemps.

En proportion à peu près égale, simples et composés.

L'accès terminé, l’ intelligence reprend son empire. Il y a quelquefois perversion, souvent exaltation, mais jamais collapsus des facultés intellectuelles.

Cette perversion et celte exaltation peuvent aller jusqu’à la manie, mais jamais jusqu’à la démence.

L’hystérie peut exister sans accès.

EPILEPSIE

Le plus souvent nuisible.

Habituelle.

Instantanée.

Nuis ou très-prochains.

Quels que soient le lieu ou les circonstances dans lesquels se trouvent les malades, ils

tombent subitement sans pouvoir retarder la crise d’une seconde.

Aucun phénomène qui puisse simuler ces sensations.

Cri unique de surprise au moment de l'attaque.

Aussi fréquents la nuit que le jour.

Toujours complète, profonde et immédiate.

Toujours complètement et immédiatement anéantie.

Peu étendus, roides, saccadés, toniques, tétaniques, toujours plus prononcés d'un côté du coips que de l’autre ; doigts rétractés, fléchis sur le pouce.

Face tuméfiée, violacée, toujours livide.

Bave écumeuse, constante, excepté dans les accès très- courts.

Les plus longs ne dépassent guère dix minutes (1).

Bien plus souvent simples que composés.

Après l’accès, état comateux, sommeil lourd et fatigant. Si la maladie se prolonge, la mémoire s’affaiblit, les facultés physiques et intellectuelles s’altèrent.

Celte altération va souvent jusqu'à la démence.

L’épilepsie n’existe pas sans accès.

Quelques-unes des propositions que contient ce tableau sont contestables ou peu précises. Il n’est pas parfaitement démontré que l’hystérie soit exclusive au sexe féminin. Ou ne peut pas dire que cette affection est très-souvent congénitale; l’influence des révolutions lunaires est une croyance sans fondement réel; les attaques d’épilepsie oui lieu plus souvent la nuit que le jour, ce qui rend le contraste plus frappant encore. Certains épileptiques sont saisis d’un délire violent et parfois furieux, ce qui les rend très-dangereux, ce qu’on n’observe pas dans l’hystérie.

(1) Sans doute on voit des accès hystériques durer moins d’une minute (nous en avons rapporté des exemples), et des accès épileptiques durer plusieurs heures ; mais ces cas font exception à la règle générale.

NÉVROSES

M<iis il est des cas où les choses ne se passent pas d une manière aussi simple, et tels sont ceux auxquels on a donné le nom h y stéro- épilepsie (1). Dans ces cas, on peut observer l’écume à la bouche, la flexion du pouce dans la paume de là main, la perte rapide de connaissance, l’anéantissement de la sensibilité. Alors le diagnostic devient un peu plus difficile; mais il est encore permis de le porter avec siu été si I on a égaid a 1 invasion de la maladie, aux convulsions cloniques de l’hystérie et toniques de l’épilepsie, et surtout à la sensation de la boule hystérique, au sentiment de strangulation qu’éprouvent les malades.

L éclampsie a des symptômes qui, ainsi qu’on a pu le voir dans la description que nous avons donnée plus haut, se rapprochent de ceux de l’hystérie. Voici les principaux signes qui distinguent ces deux affections :

HYSTÉRIE

Se montre chez les filles pubères , hors cle l'élut puerpéral.

Constriction marquée de la gorge; boule hystérique.

Cris plaintifs , bizarres , gémissements, soupirs.

Souvent perte de connaissance incomplète.

Convulsions désordonnées et tendance à la jactitation.

Mouvements involontaires et étendus du

tronc.

Sensibilité rarement abolie, et jamais au début de l’accès.

Face peu altérée.

Pouls ayant ses caractères normaux, un peu ralenti.

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