‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 42 sur 369 · MALADIES PESTIJ.KM IEU.ES · texte numérisé non relu

MALADIES PESTIJ.KM IEU.ES

Nous ne pousserons pas plus loin cette rouie des moyens opposés à la fièvre jaune; nous ne pourrions citer que de prétendus spécifiques ou des médicaments dont l’utilité n’est pas appuyée sur des preuves suffisantes. Il vaut mieux faire connaître le traitement qu’a proposé Louis, d’après une étude attentive des symptômes.

Traitement proposé par Louis. ■ — 1° Traitement dans les cris (/raves. — Au début, saignée générale de 300 à 500 grammes, suivant l’intensité de la fièvre; ne la répéter que si cette intensité est extraordinaire, et cela seulement dans les premières vingt-quatre heures; plus tard, elle serait nuisible, selon toutes les apparences.

Moissons fraîches, acidulées, ou simplement adoucissantes. En donner deux ou trois litres par jour, à moins qu’elles n’excitent le vomissement.

Lavements émollients deux ou trois fois dans les vingt-quatre heures; applications émollientes sur l’abdomen.

Dans les cas de vomissements fréquents et de douleurs épigastriques violentes, sangsues ou ventouses scarifiées à l’épigastre, si le mouvement fébrile reste intense; s’en abstenir dans le cas contraire.

Contre les vomissements noirs, astringents par la bouche et par l’anus, mais plus particulièrement de cette dernière manière (lavements astringents froids), à cause

de l’état d’intégrité de l’intestin.

Préparations opiacées à dose modérée.

Dans la première période, peut-être , les bains froids et les affusions froides; dans la seconde, les bains chauds, les bains de vapeur.

2° Traitement des cas légers. — « Quant aux cas légers, dit Louis, dans lesquels le mouvement fébrile est médiocre, la céphalalgie peu intense, la chaleur un peu supérieure seulement à ce qu’elle est dans l’état normal, les boissons rafraîchissantes et des lavements émollients me paraissent les seuls moyens qu’il soit nécessaire d’employer, l’affection, sous cette forme, tendant naturellement à une terminaison heureuse. Je n’apporterai pas à l’appui de cette proposition les faits que j’ai recueillis; je dirai seulement qu’ayant donné des soins à deux personnes d’une constitution plus faible que forte, dans la force de l’âge, dont les symptômes fébriles furent légers et ne persistèrent pas au delà de trois jours, je n’emplovai que les moyens qui viennent d’ètre indiqués, à part un bain au début, dans un cas, et un peu d’huile de ricin dans l’autre, au commencement de la convalescence, pour vaincre la constipation.

» Bien, comme il a été dit plus haut, que la convalescence n’exige pas de soins particuliers, n’offre pas d’indications spéciales à remplir, je rappellerai que l'inflammation de la membrane muqueuse de l’estomac, ordinairement peu grave chez les sujets qui succombent, l’est bien moins encore, à en juger par les symptômes, chez ceux qui guérissent; que cette gastrite est secondaire ; que j’en ai toujours vu les traces disparaître promptement ; de manière qu’il ne faut pas tenir les malades à une diète sévère trop longtemps. On pourrait même, à l’exemple des médecins espagnols dont j’ai parlé, si la faiblesse se prolongeait ou était considérable dans la convalescence, sans symptômes gastriques, donner de légers toniques, une infusion de quinquina, ou une potion gommeuse avec 20 ou 25 centigrammes d’extrait sec de ce médicament. »

Ce traitement n’a pas besoin d’ètre résumé.

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