VARIOLE. — SYMPTÔMES
nuées au siècle dernier, et que l’on a tenu registre de la période d’incubation dans si cas si favorables à ce genre d’observations. Or l’expérience a montré que la rée moyenne de l’incubation était de 8 a 11 jours.]
Invasion. Le premier symptôme qui se déclare est un frisson plus ou moins
pété; quelquefois, néanmoins, il n’y a qu’une sensibilité plus ou moins mariée au froid, et, dans quelques varioles très-bénignes, on voit le frisson manquer.
! Une chaleur ordinairement assez vive, avec tendance à la sueur, ou, au couaire, dans un certain nombre de cas, avec sécheresse de la peau, se déclare bicnt. Dans les premiers moments, elle peut alterner avec les frissons; mais au bout • peu de temps, elle devient continue. [Cette tendance à la sueur a été notée par nus les bons observateurs comme un signe pathognomonique; elle se manifeste n)ii pas seulement au début, mais pendant la première partie ou période ascendante »» la maladie, et quelquefois pendant toute la durée de celle-ci. Cette sueur a été iDiisidérée comme un signe favorable, comme une manifestation régulière et '-gitiine de la maladie, et l’on a noté qu’elle ne se montre pas dans la variole rave.]
Du côté des voies digestives, on observe un enduit blanchâtre de la langue, la )i)if, l’anorexie, et, dans quelques cas, des nausées et des vomissements. On a ceaucoup exagéré la fréquence de ces derniers symptômes.
La constipation est presque constante dans cette période ; les cas où il y a un ifu de diarrhée sont de véritables exceptions.
Une céphalalgie souvent fort vive, et occupant principalement le front, se montre ordinairement dès le premier jour, en même temps que se produit la chaeur, et se continue pendant presque toute cette période.
On note aussi chez un grand nombre de sujets, mais non chez tous, une douleur otnbaire, parfois très-incommode, dont les malades se plaignent souvent sans m’on leur en parle, et dont l’existence mérite d’èlre recherchée dans les cas i.ilïiciles.
Rilliet et Barthez (1) ont constaté chez un assez grand nombre de sujets l’cxisence d’une douleur abdominale ayant son siège principal à l’épigastre ou à l’omoilic, et se présentant parfois sous forme de coliques vives sans évacuations. Ces louleurs ne coïncidaient ordinairement pas avec la douleur lombaire.
Les forces sont presque toujours perdues dès le début ou ne tardent pas à l’être; •es malades éprouvent des lassitudes spontanées, du brisement, des douleurs conusives dans les membres.
On a constaté encore, dans un certain nombre de cas, une douleur plus ou moins oive dans le pharynx, douleur qu’il ne faut pas confondre avec celle dont nous parlerons plus loin, et des douleurs vagues dans la poitrine. [Les manifestanons douloureuses sous forme de névralgie sont variables quant à leur siège et quant à leur caractère. Sans doute, la douieur lombaire ou rachialgie et la céphalalgie sont des symptômes à peu près constants du début de la variole, mais il peut ne rei contrer d’autres douleurs névralgiques. Il n’est pas rare de voir une névralgie intercostale, une névralgie de la face quelquefois très-douloureuses , sc montrer dans la période d’invasion et donner le change sur la véritable nature de
(1) Rilliet et Barthez, loc. cit., t. I, p. 440.