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§ ru. — Gow pox.
fous décrirons d’après Trousseau (1) les signes de l’éruption ( cowpox chez la iûe).
L’éruption est constituée par des pustules siégeant sur le pis et les trayons de imal. Les pustules consistent d'abord en boutons dont la grosseur varie depuis c d’une lentille, jusqu’à celle d’une fève ronde ordinaire : ils s’élèvent de plus dus; le deuxième ou troisième jour de leur apparition, ils deviennent pustuleux, sont remplis de lymphe incolore, et leur centre commence à se déprimer. D’un kic livide vers leur centre, ces pustules, vers leur périphérie où l’aréole existe u, sont d’un blanc rougeâtre ou d’un blanc jaunâtre; c’est alors qu’elles ressemîtit à la pustule d’inoculation variolique. Dans d’autres cas, elles sont d’une cou- ■ argentée ou d’un rouge pâle, d’un jaune rougeâtre, d’un jaune clair. Les rrs suivants elles deviennent plus grandes et atteignent souvent la largeur d’une :ce de 50 centimes. Dans des cas rares, leur développement est encore plus ssidérable; le pis et les trayons présentent quelquefois huit, dix, quinze et vingt (itulcs qui arrivent au summum de leur développement le neuvième ou le dixième r; à cette époque aussi, l’aréole qui, dès la formation de la pustule, formait un i eau mince, gagne en étendue ; mais chez les vaches à pis brun ou noir, elle est c ?ine marquée. On constate alors une dureté, un gonflement, une augmentation chaleur et une sensibilité parfois très grande. En même temps augmentent les ipplômes généraux: manque d’appétit, agitation, mouvement fébrile; la sécrétion liait se modifie; elle perd de sa qualité, diminue de quantité et se tarit même 1 1 à fait. Après le neuvième jour, les croûtes se forment au centre, tandis qu’à périphérie la lymphe s’épaissit de plus en plus et se change en un pus caséeux, md elles ne sont pas arrachées, ces croûtes ne tombent que du dix-huitième au ^-quatrième jour et laissent à leur place des ulcérations qui, dans quelques cas, usent profondément les tissus, jusque-là que les trayons des vaches peuvent uber détachés par ces ulcérations qui les ont cernés. D’autres fois il survient des léguions de la mamelle, des abcès qui durent pendant trois et quatre mois. »
.a vaccination d’homme à homme parut pendant plusieurs années préférable 'inoculation du cowpox, en tout cas plus facile. On pensait que le cowpox était s-rare et ne survenait qu’accidentellement et dans certaines conditions qu’on pouvait déterminer. On avait presque renoncé à trouver des vaches atteintes de te précieuse maladie; cependant les revers de la vaccination, ou plutôt les mples de variole survenue chez des vaccinés, firent recourir de nouveau au cin type et l’on rechercha le cowpox. En 1812 à Berlin, en 1816 à Brunswick, 1826 et 1830 en 'Wurtemberg, on put en recueillir. En 1836 en France, une omission de l’Académie de médecine, composée de Bousquet, Gérardin et Emery, éla les expériences de vaccination directe de la vache sur l’homme (2) Depuis, essais se sont multipliés en tout pays. Aujourd’hui la vaccination par le cowpox rend faveur et devient l’objet de travaux importants.
1) Trousseau, Clinique médicale de l’Hàtel-Dieu, 2e édit., 1865, 1. 1. p. 48.
2) Bousquet, Sur le cowpox découvert à Paris ( Mémoires de l’Académie de médecine, is, 1836, t. Y, p. 600).
FIÈVRES ÉRUPTIVES
§ IV.— Développement du bouton vaccinal.
La marche de la vaccine n’est pas absolument la même chez l’enfant, chez l’adulte et chez un sujet revacciné. Chez l’enfant, voici ce qu’on observe. Du troisième au quatrième jour, on commence h voir une légère rougeur qui indique une vitalité plus grande ; au niveau de la piqûre, on sent une légère saillie. Au sixième jour, la papule prend la forme ombiliquée, blanchit et s’entoure d’une auréole rouge. Au septième jour le bouton s’agrandit et devient plus saillant et a pour base une auréole dure et d’un rouge vif; le centre ombiliqué apparaît plus nettement et les contours de la pustule blanchissent. C’est généralement vers le huitième jour que la pustule atteint son plus grand développement, rarement au neuvième ou au dixième. Une température froide, un enfant très-jeune et chétif, sont des conditions qui peuvent retarder l’évolution de la pustule vaccinale. Le neuvième et le dixième jour il y a œdème, tension de la peau et rougeur inflammatoire autour des pustules; quelquefois il y a une large plaque saillante comme érysipélateuse. A partir du dixième jour, la pustule se ternit; le liquide y est moins abondant; il y a flétrissure et affaissement, et le cercle inflammatoire prend une teinte jaune. Le douzième et le treizième jour, le bouton prend une teinte brune; il durcit; il se forme une croûte noire dont les bords se détachent peu à peu du derme, el qui tombe du dix-huitième au vingt-cinquième jour, laissant à sa surface une cicatrice enfoncée ronde, qui reste rouge pendant longtemps et blanchit ensuite. Cette cicatrice persiste toujours. Cependant clic peut s’effacer, surtout lorsque le sujet prend de l’embonpoint.
Les phénomènes fébriles sont peu intenses; ils sont à leur maximum vers Je huitième jour. Parfois il ne se produit aucun malaise appréciable.
Chez l’adulte, la vaccination produit une pustule plus rapide dans son développement et moins bien formée. Au contraire l’auréole est plus prononcée, plus rouge et prend plus facilement l’apparence érysipélateuse. Il y a plus souvent engorgement des ganglions axillaires et mouvement fébrile.
Chez les revaccinés les mêmes phénomènes se produisent, c’est-à-dire que le bouton vaccinal est développé plus tôt et que la fièvre vaccinale a lieu plus fréquemment.
g V. — Vaccination chez les adultes.
La plupart des vaccinateurs ont noté que la vaccination donnaitdc plus beaux résultats chez les enfants que chez les adultes. Suivant Rayer (1), le vaccin peut être inoculé à des individus de tout âge, mais son absorption a lieu plus facilement chei les enfants que chez les adultes. Bousquet, dans son Traite de la vaccine , constate que plus on s’éloigne de l’enfance plus l’insertion de la vaccine est difficile, de sorte qu’on est souvent obligé de pratiquer plusieurs fois cette opération avant d obtenu un résultat, chez un homme adulte. La pustule vaccinale serait moins ombiliquée chez l’homme adulte que chez l’enfant, et l’auréole en serait d’une coloratioi moins vive. Le docteur Zandyck a publié en 1858 (2) le résultat de ses observa-
it) Rayer, Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques en 15 vol., t. XV, article Vaccine, p. 511.
(2) Zandyck , Remarques pratiques sur tu vaccination chez les adultes , broch. in-s 23 pages. Paris, 1858.