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ROUGEOLE

Gruner (2) a démontré que la rougeole n’a pas été connue avant les Arabes, et les médecins modernes se sont rangés à cette manière de voir.

La rougeole a été convenablement distinguée de la scarlatine et de la variole par J. Hoffmann et Rosen, ainsi que par plusieurs autres auteurs de la même époque, et bien décrite par Sydenham et surtout par Borsieri (3).

Les recherches modernes ont notablement ajouté à nos connaissances sur ce point de pathologie. Boudin (A), Rufz (5), Rayer (6), [Troupeau (7), E. Chairou (de Rue il) (8)], nous ont fourni des documents très-importants pour l’histoire de cette affection.

Suivant les auteurs qui se sont occupés spécialement des maladies de la peau, l’exanthème serait le point capital de la maladie qui nous occupe; suivant d’autres, au contraire, il ne faut voir en elle qu’une fièvre particulière dont l’éruption n’est qu’une manifestation d’une importance beaucoup moins grande qu’on ne l’a cru généralement. Cette dernière manière de voir, qui s’appuie sur quelques particularités dont nous parlerons plus tard, n’est pas nouvelle; elle avait, dans le siècle dernier, fait donner à la maladie le nom de febris morbillosa. Aujourd’hui ou regarde la fièvre comme prédominant dans les exanthèmes dont nous nous occu-

(1) Lannois, Bulletin de l'Académie de médecine. Paris, janvier 1805, t. XXX, p. 241.

(2) Gruner, Variolarum antiquitates ab. Arab. sol. repetendœ. lena, 1773.

(3) Rorsieri, Instit. med. pract. Berolini, 1826.

(4) Boudin, Hcc/i. sur les cotnplic., etc., thèse. Paris, 1835.

(5) Rufz, Journ. desconn. méd.-chir., 1836.

(6) Rayer, Traité des maladies de la peau, etc. Paris, 1835, t. I, p. 171.

(7) Trousseau, Clinique médicale de T Hôtel-Dieu, 2e édition. Paris, 1865.

(8) Chairou , Relations d’une épidémie de rougeole et de suette miliaire observée a Rueil (Seine-el-Oise). Paris, 1863.

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