‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 89 sur 369 · ARTICLE IL FIÈVRES PERNICIEUSES · texte numérisé non relu

ARTICLE IL FIÈVRES PERNICIEUSES

§ I. — Définition, synonymie, fréquence.

On doit donner le nom de fièvre pernicieuse à tous les accès fébriles qui se compliquent d’accidents graves vers les principaux organes de l’économie, ou qui présentent une intensité exagérée des phénomènes de la fièvre intermittente; conditions fâcheuses et dans lesquelles les sujets, ainsi que nous l’a appris l’expérience, sont en danger de mort.

Morton (1) commença à attirer d’une, manière toute spéciale l’attention des praticiens sur ces affections si graves, et, après lui, les médecins qui observaient dans les pays marécageux en donnèrent des descriptions saisissantes. Il faut citer celles de Torti (2), qui sont consultées par tout le monde; Drouet, Nepple (3), Maillot (ù), sont ceux qui ont traité avec le plus d’étendue les questions qui se rattachent aux fièvres pernicieuses.

§ II. — Symptômes.

Si l’on voit chez un sujet, peu de temps auparavant bien portant, survenir des symptômes très-graves, quels qu’ils soient, on doit déjà redouter d’avoir affaire à une fièvre intermittente pernicieuse.

(1) Morton, Opéra medica. Lugduni, 1737.

(2) Torti, Therapcutice specialis ad febres periodicas perniciosas. Æodii, 1821.

(3) Nepple, Essai sur les fièvres rémittentes et intermittentes. Paris, 1828.

(é) Maillot, Traité des fièvres intermittentes . Paris, 183G.

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