CANCER DU FOIE. — TRAITEMENT
sistante dans le cancer : à ce dernier appartient presque toujours la surface inégale, dure , bosselée, reconnue à la palpation. V ascite, moins prompte à paraître dans le cancer, n’atteint pas non plus des proportions aussi considérables que dans la cirrhose. L 'ictère est plus rare dans celle-ci et prend, dans le cancer, une nuance particulière en se fondant avec la teinte spéciale de la cachexie cancéreuse, laquelle serait, d’ailleurs, elle-même un signe, si les autres manquaient. Enfin, la connaissance des antécédents du malade, de ses circonstances d'hérédité, i d'habitudes et de régime, les troubles gastriques et, en particulier, la nature des vomissements, quand le cancer de l’estomac est joint à celui du foie, sont autant tde moyens dont on devra s’entourer pour arriver à un degré satisfaisant de i certitude. ]
Le pronostic est aussi grave que possible. Ce qu’il importe de dire ici, c’est i que lorsque les digestions s’altèrent, que l’asciLe se déclare, et qu’il survient uno i complication du côté des poumons ou de la plèvre, la marche de la maladie est i ordinairement très-accélérce, et le pronostic devient beaucoup plus fâcheux.
§ VII. — Traitement.
Le traitement ne peut être que palliatif. Il consiste principalement dans l’emploi des fondants et des désobstruants, déjà indiqués à l’occasion de l’hépatite i chronique (voy. p. 173 et suiv.1.
Quelques médecins ont recommandé les applications fréquentes de sangsues .
Ces applications ne sont pas sans utilité, mais c’est lorsque des péritonites pari tielles sont produites et causent de vives douleurs. Les douleurs lancinantes peu- ' vent également être combattues par l’application de vésicatoires volants; c’est dans i ce but qu’il est bon d’avoir recours à ce moyen, ainsi qu’aux applications narco- , tiques sous forme de cataplasmes, de fomentations, de frictions, etc. , etc.
On prescrit généralement les eaux minérales, telles que les eaux de Vichy, de Néris, de Bussang, d'Ems, de Carlsbad, etc. Nous avons déjà vu maintes fois que ces eaux minérales étaient ordonnées dans les cas désignés sous le nom d’o^sfructions du foie, dont le cancer fait partie. Or quel est leur degré d’influence dans cette affection en particulier? C’est ce que nous ignorons complètement.
Les symptômes du côté des voies digestives doivent être combattus activement dès qu’ils se présentent. S’il y a constipation, on prescrira de légers purgatifs, comme la manne, Y huile de ricin, les sels neutres. S’il survient de la diarrhée, on cherchera à la modérer ou à l’arrêter à l’aide des lavements laudanisés, des fomentations narcotiques, de l’ingestion d’une petite quantité d'opium dans l’estomac, etc., etc. Quant aux symptômes produits par le cancer gastrique, nous avons indiqué dans un article précédent (1) quels moyens ondoitdiriger contre lui.
Le traitement des complications signalées plus haut sera livré à l’appréciation I ' du médecin.
Le régime doit être doux et léger, et semblable à celui qui a été indiqué à propos du cancer de l’estomac. Tenir le malade dans une grande tranquillité de corps et d’esprit, et, suivant le conseil de Heyfelder, éviter les exercices fatigants : aussi bien que les remèdes violents.
(t) Voy. art. Cancer de l’estomac, t. III.
MALADIES DES \WI\F.S DES VOIES DIGESTIVES
ARTICLE VIII