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NFLAMMATION PURULENTE DE LA VEINE PORTE, PYLÉPIILÉBITE

SUPPURATIVE.

§ I. — Causes.

L inflammation purulente de la veine porte est ordinairement consécutive, et » ne a la propagation du travail de suppuration siégeant dans un organe voisin, ^pendant elle peut être primitive, comme cela avait lieu dans un cas rapporté par e i octeur Lambron (1), où elle était d’origine traumatique. La plupart du temps sa cause première est une ulcération du canal intestinal ou de l’estomac; sur 25 cas ana yses par tieiichs (2), 9 avaient cette origine. La suppuration de la rate, celle du mesentere et de ses glandes, les abcès du foie et certaines affections des voies biliaires, telles que des calculs qui ulcèrent et enflamment ces conduits, enfin

mflammation de la capsule de Glisson, peuvent devenir le point de départ de la pylephlebite suppurative.

S H. Anatomie pathologique.

La veine est dilatée, elle reste béante après l’incision, ses parois sont épaissies, ramollies et imprégnées d’exsudat. Dans la gaîne du vaisseau on découvre une coloration rouge ou une infiltration séreuse, fibrineuse ou purulente. La tunique moyenne de la \eine a subi des modifications semblables; la tunique interne est ndée, assez souvent rompue et recouverte de couches de fibrine ou de pus liquide. Le caillot contenu dans la veine, ne tarde pas à se décomposer, il se ramollit au centre et se transforme en une pulpe d’un rouge gris sale, puis finit par se résoudre plus ou moins complètement en un liquide purulent. Il n’est pas rare de trouver en même temps quelques abcès métastatiques plus ou moins avancés, mais, en général, celle métastase ne dépasse pas le foie.

§ III. — Symptômes

Il est assez rare que les symptômes propres «à la pyléphlébite éclatent d’emblée; la plupart du temps ils sont précédés, pendant un temps plus ou moins long, par ceux qui caractérisent les états morbides que l’inflammation de la veine porte vient compliquer.

Le début de 1 affection est signalé par des douleurs qui, d’habitude, siègent à 1 épigastie ou dans 1 hypochondre droit. Le ventre est un peu tuméfié et sensible à la piession. Bientôt surviennent des frissons, suivis de chaleur et de sueurs profuses, sans type déterminé, se reproduisant avec une fréquence variable. La rate augmente de volume, et paifois ce gonflement, survenant avec rapidité, s’accompagne de douleui s dans le côté gauche. Dans plus de la moitié des cas, on observe un ictère d une intensité variable, et simultanément les urines sont chargées de matière colorante biliaire. Les fonctions de l’estomac et de l’intestin sont toujours gravement troublées; il y a parfois des vomissements, et bien plus souvent de la diarrhée qui peut aller jusqu à la dysenterie. Les malades maigrissent et perdent leurs forces,

(1) Lambron, Observation d’inflammation des veines du foie (Archives r/énérales de médecine, 1842, t. III.) v J

(2) Frerichs, Traité pratique des maladies du foie et des voies biliaires , traduit de l’allemand par Louis Duménil et Jules Pellagot, 2e édition. Paris, 18GG, p, 703.

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