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BILIAIRES

tomac ou de l’intestin au canal cholédoque par le duodénum; sur fil cas, F rendis a trouvé 34 fois les symptômes du catarrhe gastro-intestinal comme précurseurs. D’autres lois, elle a sa raison d’être dans les affections du foie qui s’accompagnent d’hvpérémie de la muqueuse des voies biliaires. ]

La cause la plus fréquente est la présence de calculs biliaires, ainsi qu’il résulte des observations de J. L. Petit (1), [ Frerichs, Monneret], et de celles qui ont été citées par Littré (2). [ Il faut y joindre les ascarides, les distomes dans les voies biliaires (Frerichs), le sang épanché dans la vésicule, comme Fauvel en a publié des exemples (3); les productions cancéreuses ou leur voisinage, l’altération de la bile, à laquelle Budd (fi) attache une grande valeur pathogénique.

Des observations importantes de Cruveilhier et Durand-Fardel (5), d’inflammation de la vésicule avec perforation de cet organe, sans lésion concomitante qui l’explique, tendent à faire admettre une cholécystite essentielle, spontanée. Andral et Dance ont relaté des cas analogues. Labbé en a rapporté un autre, dû à l’inanition (6). ]

La vésicule du liel peut s’enflammer dans le cours des maladies fébriles violentes, Louis (7) a trouvé trois cas d’inflammation de la vésicule biliaire dans le cours de la fièvre typhoïde, [Colin (8) un cas de perforation]. Louis n’a vu qu’un seul cas semblable chez un sujet mort d’une autre affection, et, dans ce dernier cas, il s’agissait d’une pneumonie , c’est-à-dire de la phlegmasie qui, par la violence du mouvement fébrile, se rapproche le plus de la fièvre typhoïde.

[ C’est la cholécystite exsudative de Frerichs. On la rencontre encore à la suite du typhus, du choléra, de la pyohémie. Rokitansky, Andral, en ont fourni des exemples ; G. Blanc en retrouva les lésions dans la fièvre de Walcheren , Dowler, dans la fièvre jaune, à la Nouvelle-Orléans (9).

§ VI. — Symptômes.

La cholécystite qui dérive uniquement du catarrhe gastro- intestinal a des allures bénignes; elle est précédée des signes de l’embarras gastrique, et se révèle surtout par des symptômes de la stase et de la résorption biliaires : ictère plus ou moins intense, selles décolorées, urines de couleur acajou (10). Le tégument n’est pas toujours très-foncé, et la teinte jaune peut ne se remarquer qu’aux sclérotiques. L’hypochondre droit est légèrement douloureux à la palpation ; le volume du foie augmenté, et, dans quelques cas qui doivent être fort rares, on a reconnu une tumeur pyriforme sur le bord de la glande, constituée par la vésicule biliaire.

La cholécystite spontanée, et celle cpii est suscitée par les calculs, revêtent des

(t) J. L. Pelit, Remarques siip les tumeurs formées par la laie ( Mèm . de l’Acad. fléchir., t. I, p. 117 et suiv.).

(2) Littré, Dictionnaire de médecine en 30 vol., t. V, art. Inflammation des voies biliaires.

(3) Fauvel, Bulletins de la Société anatomique, 1835.

(A) Budd, Diseases of the Liver, 3e édit. Londres, 1857.

(5) Durand-Fardel, Bulletins de la Société anatomique, 1838.

(G) Labbé, Bulletins de la Société anatomique, 1858.

(7) Louis, Recherches sur la fièvre typhoïde, 2e édit. Paris, 1841, t. 1, p. 281.

(8) Léon Colin, Études cliniques de médecine militaire. Paris, 1864, p. 198.

(9) Frerichs, Traité pratique des maladies du foie et des voies biliaires. Paris, 18GG.

(10) Voyez, plus loin, lesmoyensde déceler la bile dans l’urine, d’après Lionel, S. Beale : De l'urine, de s dépôts urinaires et des calculs , trad. Ollivier et Rergeron. Paris, 1865.

MALADIES DES ANNEXES DES VOTES DIGESTIVES

apparences plus graves, parmi lesquelles on retrouve des traits de la colique* hépatique, comme on pourra s’en convaincre par la description suivante due à Littré (1).]

'< Lorsque la maladie commence subitement, ou s’ajoute à une affection déjà existante du foie, le malade est pris d’une douleur très-vive au niveau du rebord des fausses côtes droites, augmentée par la pression, la respiration, le décubitus sur le dos. il peut à peine s’étendre, et le plus souvent il se couche sur le côté gauche en repliant les membres inférieurs. Le paroxysme de la douleur dure pendant plusieurs heures, puis il diminue, et ordinairement, à mesure qu’il diminue, V ictère se manifeste. fin môme temps, il y a des vomituritions ou des vomissements qui n’amènent que des matières aqueuses et verdâtres. Les vomissements suivent la douleur et diminuent avec elle ; la fièvre se joint à ces accidents, et lorsque la première acuité des symptômes est tombée, les auteurs signalent une fièvre accompagnée d’un pouls petit et serré, d’une soif vive, mais où il n’y a ni frisson ni chaleur remarquables. La constipation existe et l’urine a les caractères de l’urine des ictériques.

» Si la maladie tend à la guérison, la douleur et l’ictère s’évanouissent peu à peu, les selles deviennent régulières ; sinon les souffrances se réveillent par intervalles, l’ictère s’accroît, la peau devient sèche, et la mort survient, soit par l’effet de l’inflammation seule de la vésicule, soit par la perforation de cette poche, accident que l’on reconnaît à l’apparition subite des symptômes d’une péritonite suraiguë. »

S’il faut en croire J. L. Petit, il est d’autres symptômes qui appartiennent à l’inflammation de la vésicule du fiel : ce sont, lorsque la suppuration s’est faite, la diminution de la douleur et de la fièvre, le caractère pulsatif de la douleur , X abattement qui persiste après; des frissons irréguliers et d’assez longue durée, la chaleur et la moiteur qui les suivent. Lorsque l’abcès est établi, on observe des phénomènes particuliers.

[ Monneret signale, en outre, l’analogie fréquente des accès de fièvre de la cholécystite avec ceux de la fièvre intermittente ; la tendance aux hémorrhagies chez les malades; le prurit partiel ou généralisé et l’insomnie opiniâtre. ]

Jenner (2) a rapporté un cas d 'ulcérations de la vésicule biliaire. Les symptômes consistaient principalement dans des troubles de la digestion, de vives don leurs hépatiques dans les derniers jours, et une tumeur circonscrite au niveau du point occupé par la vésicule.

[Andral, Budd, cités par Frerichs, ont observé des cas semblables; Trousseau (3) en rapporte d’autres, dans lesquels il était, en général, difficile d’affirmer pendant la vie l’existence d’ulcérations de la vésicule.

La cholécystite exsudative des maladies générales graves, fièvre typhoïde, typhus, etc., se reconnaît difficilement à cause de la prédominance de l’appareil morbide primitif. Elle ne se révèle, assez souvent, que par les conséquences des perforations qu’elle entraîne, .et qui sont des accidents de péritonite rapidement mortelle. ]

i i,ct‘s de la vésicule du fiel. — Lorsque l’abcès formé par suite de I iuflam-

(1) Littré, toc. cit., p. 236.

(2) Jenner, London medical Gazette, février 1847.

(3) Trousseau, Clinique médicale de /’ Hôtel- Dieu, 2P édition.

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