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COLIQUE HÉPATIQUE. — SYMPTÔMES

La cause prochaine de ces accès survenant à des intervalles variables et constituant les attaques se trouve, ou bien dans le passage successif de plusieurs calculs à travers les canaux biliaires, ou, ce qui est infiniment plus fréquent, dans la marche d’un seul calcul qui se fait, pour ainsi dire, par saccades. Dans ce dernier cas, après son entrée dans le canal, le calcul ayant pris, pour ainsi dire, droit de domicile, et le conduit s’étant habitué à la dilatation, la pierre s’avance de nouveau, poussée par la bile; alors surviennent de nouveaux accidents qui se terminent de même, et ainsi de suite jusqu’à ce que le calcul ait atteint le duodénum.

La terminaison de l'attaque a lieu ordinairement par la cessation plus ou moins rapide de la douleur, parla disparition de l’anxiété, de la chaleur épigastrique, etc., sans autre phénomènes appréciables; et ce n’est qu’au bout de deux ou tiois jours qu’il survient des selles dans la matière desquelles on trouve un ou plusieurs calculs biliuires. Quelquefois cependant une, selle bilieuse, abondante, dans laquelle se trouvent les calculs, est le signal de la disparition de tous les symptômes,' et l’attaque est terminée. S’il existait un ictère, on le voit disparaître rapidement, et si cet ictère n’était que commençant, la peau reprend sa coloration ordinaire en peu d’heures.

Lorsque l’attaque n’a pas été très-violente ou de longue durée, les malades peuvent, au bout de quelques jours, reprendre leurs occupations; mais ordinairement ils sont, à des époques très- variables, repris de nouvelles attaques qui donnent lieu aux mêmes symptômes.

Dans les cas où les attaques sont extrêmement violentes, elles peuvent laisser après elle un état de langueur et de faiblesse qui dure assez longtemps. C’est surtout lorsqu’elles ont une longue durée que l’économie éprouve les altérations les plus profondes. On voit survenir alors un dérangement continuel des fonctions digestives, consistant dans l’anorexie, des digestions laborieuses, des nausées, des vomissements, une constipation opiniâtre. Ces symptômes s’accompagnent d’un dépérissement marqué ; il y a de V insomnie, de Y agitation la nuit ; le caractère devient morose, et parfois les malades tombent dans l’hypoehondrie.

Chez quelques sujets, après avoir produit un plus ou moins grand nombre des accidents déjà décrits, le calcul reste engagé dans le canal, et cependant les accès ne se reproduisent pas. Parfois ils sont remplacés par une douleur sourde et continue, et parfois aussi il n’existe plus aucun symptôme. La bije parvient à se frayer un passage, soit entre le calcul et les parois du canal, soit entre les interstices de plusieurs calculs, ce qui a été démontré par plusieurs autopsies.

Dans d’autres cas, heureusement rares, on a vu les malades succomber au milieu d’une syncope produite par l’excès de la douleur.

[Les accidents que l’on peut appeler secondaires de la colique hépatique sont des plus intéressants : ils ont trait aux inflammations consécutives et à la migration

des calculs.

Les inflammations consécutives portent tout d’abord sur les voies biliaires ellesmêmes, isolément ou dans leur ensemble ; ce qui pourrait légitimer la création d’une forme particulière, Yangiocholéite calculeuse. Les détails dans lesquels nous sommes entré précédemment, nous permettent de 11e pas la décrire à part. Le foie 11e subit pas toujours impunément le voisinage des troubles qui se passent dans les canaux excréteurs, et, d’ordinaire, il présente, chez les malades qui ont

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