ENTÉRITE. — HISTORIQUE
dirons-nous que quelques mots. On a mis en usage de petites saignées générales; ce moyen ne doit être employé que dans les cas où l’hémorrhagie est peu abon dante. Les baissons acides froides [6 grammes d’eau de Rabel pour un litre de tisane, l’eau de goudron]; les lavements astringents * avec h à 8 grammes de ratanhia , 40 ou 50 gouttes à' acétate de plomb ; des applications froides sur le ■ ventre, et en particulier, la glace enfermée dans une vessie ; les lavements froids avec l’eau à* la glace, tels sont les moyens principalement employés. 11 faut en même temps avoir soin de tenir le ventre libre, de manière que le malade ne soit pas forcé de faire des efforts de défécation. [C’est surtout ici le cas d’administrer le perchlorure de fer à la dose de 1 à 2 grammes dans une potion ; les eaux hémostatiques de Brocchieri, de Léchclle, de Tisserand, de Pagliari, qui sont préparées avec les substances résineuses, sont moins actives que le perchlorure de fer.
• On fera prendre toutes les heures une des pilules suivantes :
Tannin 2 grarn.
Extrait mou de ratanhia 4 gram.
F. s. a. quarante pilules.]
On a encore préconisé 1 opium donné principalement en lavement, et Y essence de térébenthine, qui est surtout recommandée par Copland. Dans les cas où l’héi morrhagie est très-abondante, on conseille de recourir aux ligatures des membres - [les ventouses sèches, les sinapismes sur les cotés de la poitrine, aux bras, dans le dos]. Enfin, dans ces derniers temps, on a cherché à remettre en honneur le suc d ortie , fréquemment employé par les médecins anciens. C’est Ginestet (1) qui a
' SUI t0ul vantt: ce m°yen comme hémostatique. Nous reviendrons sur l’emploi de celle substance dans la description de la métrorrhagie .
Il sera facile d’appliquer à l entérorrhagie ce qui a été dit à propos des autres (hémorrhagies déjà décrites.
ARTICLE II