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ENTOZO AIRES DANS LES VOIES BILIAIRES

Kanlel (1) a, il y a quelques années, publié sur ce sujet des recherches auxquelles il i convient de donne)- ici une mention.

lieiichs (2) utilise, dans son livre, les travaux de plusieurs auteurs sur le même point, et 1 on trouve dans les recueils périodiques quelques observations i qui établissent la réalité des affections cancéreuses primitives de la vésicule et des •conduits biliaires; nous citerons celles d’Icery (3) et de Bourreau (U).

fl n’est pas rare de voir le cancer de la vésicule biliaire exister sans donner lieu à des symptômes très-notables. Des troubles plus ou moins marqués du côté des voies digestives , la gêne, le malaise que détermine la présence delà tumeur cancéreuse dans l' hypockondre, sont les seuls signes de ce cancer, et l’on voit combien ils sont vagues. Ce qu’il y a de plus important à noter, c’est une tumeur au-dessous du rebord des fausses côtes, dure et circonscrite, souvent globuleuse et inégale, ipailois un peu douloureuse au toucher. L 'ictère n’est pas un symptôme essentiel (du cancer de la vésicule. Dans la troisième observation de Üurand-Fardel, il a ; manqué complètement. En pareil cas, la peau présente ordinairement la coloration jaunâtre du cancer, ou grisâtre des maladies chroniques.

Les lésions anatomiques consistent dans le développement d’une tumeur squirirheuse ou encéphaloïde, occupant soit la vésicule, soit les conduits biliaires, soit tous ces points à la fois. Heschl et Klob, cités par Frerichs, ont vu sur la vésicule ile cancer villeux ou en choux-fleurs de Rokitansky. Les voies biliaires atteintes coni tractent des adhérences avec les organes voisins et la vésicule tout particulièrement avec le côlon transverse, fait qui a frappé Durand-Fardel. La vésicule cancéreuse ' subit l’épaississement de scs parois, lesquelles s’imbibent de suc cancéreux. Il est ordinaire de rencontrer d’autres cancers, soit du foie, soit des intestins, soit d’un

organe plus éloigné ; cette coïncidence est encore plus remarquable que dans le ca> de cancer du foie.

Pour le diagnostic , on a les mêmes signes qui ont été indiqués à l’occasion di. c cancer du parenchyme hépatique; mais quand il s’agit de reconnaître si le cancer ' occupe la vésicule plutôt que le tissu du foie, on n’a aucun moyen sûr. Les obscr •valions de Durand-Fardel n’ont pu éclairer ce point. Quant au pronostic , il est aussi grave que celui du cancer du foie lui-même, et peut même l’être davantage a cause de 1 oblitération possible des voies biliaires.

Le traitement ne diffère en rien de celui du cancer du foie.

ARTICLE VI

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