KYSTES HYDATIQUES DE LA RATE
rémissions des symptômes, des circonstances qui lui ont fait penser que, dans quelques cas du moins, on pouvait espérer d’obtenir la guérison.
§ VI. — Traitement.
1° On arrêtera l’hémorrhagie et l’on facilitera la coagulation du sang; on pré- 1 viendra le retour de l’hémorrhagie; 2° on calmera la douleur.
Nous conseillerons, pour le premier chef, 1 ummobilitc absolue dans un lit sans i rideaux, peu couvert, formé de matelas de crin; l’application d’une vessie remplie d'eau à la glace sur l'hypochondre gauche; une saignée copieuse, si la quantité (de sang épanché dans l’abdomen était peu considérable; 1 usage intérieur, en petite (quantité toutefois, de limonades minérales et d 'extraits astringents [ratanhia, i cachou, poudre de Colombo) ; le silence le plus complet, et 1 application, de la part (du malade, à retenir ou à modérer ses cris, ses plaintes et tous les actes respirat toi res provoqués par la douleur, qui exercent une influence sur la circulation 'veineuse.
Si l’hémorrhagie avait été assez abondante pour provoquer des faiblesses, la syn- ( cope même, il faudrait être circonspect dans l’emploi des moyens plus ou moins (excitants, nécessaires pour faire cesser un pareil état, et s’occuper autant de moidérer la réaction qui suit ordinairement, que de rappeler les forces.
Pour la seconde indication, l 'opium à doses élevées nous paraîtrait d’autant plus . convenable, que, loin de contrarier l’action des moyens précédents, il la secondei rait, et dans le cas de doute entre une rupture de la rate et celle d’une portion du canal digestif, s’appliquerait mieux encore à la seconde qu’à la première. (Vigla.)
L’opium à hautes doses a été recommandé déjà par Graves et Stokes dans la péri- I tonite par perforation (1).
ARTICLE IV