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KYSTES HYDATIQUES DE LA RATE

Les kystes hydatiques de la rate constituent une affection extrêmement rare ; (Cruveilhier en a rapporté plusieurs exemples (2). [ Andral en a observé un, et i remarqué qu’il avait les parois plus minces que ceux du foie (3). JDuplay en a pré- • senté à la Société de biologie un fait remarquable qui avait divisé la rate en deux i moitiés ; dans ces deux circonstances, le parenchyme splénique était sain. ]

Legroux ( h ) a eu l’occasion d’en constater un cas dans son service, chez un 1 homme de vingt-quatre ans, qui accusait des douleurs dans l’hypochondre gauche, (datant de trois semaines, et survenues sans causes connues; cependant le malade avait reçu en ce point, trois mois auparavant, un coup de timon de voiture qui m’avait déterminé qu’une douleur passagère. L’hypochondre gauche était occupé I par une tumeur dont le volume pouvait égaler la tête d’un enfant à terme; elle était

(1) Graves, Leçons de clinique médicale , traduit par Jaccoud, 2e édition. Paris, 1863.

(2) J. Cruveilhier, Anatomie pathologique du corps humain, avec planches coloriées.

(3) Andral, Clinique médicale, t. IV, liv. II, obs. xun. — Davaine, Traité des entozoaircs et des maladies vermineuses de Thommeet des animaux domestiques. Paris, 1860, p. 487.

(4) Leerroux, Kyste hydatique de la rate, ouverture par ponction après cautérisation de la I ) partie correspondante de la paroi abdominale ; vive inflammation du sac ; mort par infection

i purulente ( Union médicale, 20 août 1850).

310 MALADIES DES ANNEXES DES VOTES DTGESTÏVES

élastique, indolente à la pression, offrait une fluctuation obscure; pas de change ment de couleur à la peau. Legroux constata une sorte de crépitation analogue à celle que produit la neige qu’on écrase sous le pied; l’auscultation montra également un bruit de frottement granuleux, perçu parle malade lui-même, semblable à celui du cuir neuf, occupant tout rhypochondre en avant de la tumeur, et produit par tous les mouvements imprimés à la paroi abdominale. L’état général de la santé n’avait subi aucune altération.

On appliqua au centre de la tumeur de la potasse caustique, de manière à produire une eschare de la largeur d’une pièce de 5 francs; on continua ces applications jusqu’à ce que le plan musculaire fût traversé ; après dix jours, pensant que les adhérences étaient formées, on ouvrit la tumeur avec le bistouri, mais le malade succomba à une infection purulente.

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