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PÉRITONITE CHRONIQUE. 35 S

des frictions avec l’onguent mercuriel, [l’application du froid humide et surtout de la glace], dans la péritonite puerpérale, et l’administration de l’opium à haute dose dans la péiitonite par pei foration, sont, de tous les moyens thérapeutiques qui ont été passés en revue, ceux dont l’expérience nous a fait reconnaître l’efficacité de la nianieic la plus précise. Dans les autres espèces, c’est aux émissions sanguines, aux émollients et aux adoucissants que l’on doit avoir principalement recours.

/r0 Ordonnance. — Péritonite générale aiguë chez un sujet vigoureux, et sans

cause organique apparente.

1° Pour boisson, solution de sirop de gomme, infusion de guimauve, etc.

- Saignée généiale, îenouvclee une ou plusieurs fois, suivant la résistance du pouls; application de trente, quarante et même cinquante sangsues disséminées sur le ventre; réitérer cette application au besoin.

3° Fomentations émollientes sur le ventre.

h° Matin et soir, de 3 à 5 centigrammes d’extrait gommeux d’opium ; deux i quarts de lavement d’eau de guimauve, avec addition de huit à douze gouttes de laudanum.

5° Diète absolue ; éviter autant que possible tous les mouvements.

Chez les enfants, on supprimera la saignée générale; le nombre des sangsues 'variera de quatre à dix ou douze, suivant l’âge ; la dose de l’opium à l’intérieur •sera de 1 à 5 centigrammes par jour, et celle du laudanum de deux à quatre ou (cinq gouttes.

JP Ordonnance. — Péritonite par perforation.

1 S il s agit d une pei foration du tube intestinal, supprimer les boissons, rafraîchir seulement la bouche avec de petits fragments de glace ou quelques ’ gouttes d’un liquide acidulé. Dans les perforations des autres organes, donner les boissons 1 précédentes ou les boissons acidulés.

2> Toutes les heures, deux ou trois gouttes de teinture d’opium, ou bien, toutes 1 les deux heures, de 2 à 3 centigrammes d’extrait thébaïque. Deux ou trois fois par j jour, un quart de lavement contenant de douze à vingt gouttes de laudanum, sauf 'dans le cas où la perforation occupe la partie inférieure du gros intestin.

•>" Autant que possible, immobilité absolue.

Résumé. — Finissions sanguines, émollients, narcotiques, révulsifs.

Dans la péritonite par extension de l’inflammation : traitement propre à la «maladie primitive. 1

Dans la péritonite puerpérale : frictions mercurielles à haute dose, ipécacuanha, légers purgatifs, essence de térébenthine, carbonate de potasse, [froid huiinude] ; moyens divers.

Dans la péritonite par pér foration : opium à hautes doses; abstinence de boisssons, s jI y a perloralion du canal intestinal; immobilité.

ARTICLE II

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