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MALADIES DES REINS

Nous voyons déjà Hippocrate (9) diviser les affections des reins en quatre espèces, parmi lesquelles lagravelle, les calculs rénaux et la pyélite purulente se font remarquer par la manière précise dont elles sont indiquées. Puis viennent les écrits de Rufus(lO), de Galien, d’Arétée (3), et d’une longue -série d’auteurs qui, comme Hippocrate, se sont bornés à donner des descriptions rapides des calculs et des douleurs rénales, fébriles ou non, jusqu’à ce qu’enfin, l’étude méthodique des altérations des organes et des urines ait permis d’entrer dans les détails les plus circonstanciés, ce qui a été fait en particulier par Rayer, pour toutes les maladies des reins.

Nous étudierons les affections de la substance propre du rein, et puis nous passerons à celles des conduits urinaires, ce qui nous conduira naturellement aux maladies de la vessie. Les maladies du parenchyme des reins, dont il s’agit ici, sont les suivantes : apoplexie rénale ; néphrite simple aiguë , néphrite simple chronique,

(I) Imbert-Gourbeyre, De l’albuminurie puerpérale et de ses rapports avec l'éclampsie (Mémoires de l’Académie impériale de médecine , 1856).

(2j Becquerel, Sémiotique des urines, ou Traité des altérations de l'urine dans les maladies.

(3) Lorain, De T albuminurie, thèse pour l’agrégation, 1860.

(A) Beale, De l'urine , des dépôts urinaires et des calculs, traduction par Ollivier et Bergeron. Paris, 1865.

(5) Jaccoud, thèse inaugurale, 1860, et article Albuminurie du Nouveau Dictionnaire de médecine et chirurgie pratiques. Paris, 186A, t. I.

(6) Gubler, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Paris, 1865.

(7) Roberts, Urinary and Rénal Diseuses. London, 1865.

(8) Leroy (d’ÉtioIles), Delà gravelle et des calculs urinaires, 186A-1866.

(9) Hippocrate, Œuvres complètes d’ Hippocrate, traduites par Littré. Paris, 1850, t. VII : Des affections internes.

(10) Rufus, De vesicœ renumque affect.

(II) Arétée, De causis etsign. diuturn. morb. : De rcn. affect.

apoplexie rénale.

néphrite rhumatismale et goutteuse (nous admettons la néphrite rhumatismale, parce que les recherches anatomiques ont fait voir qu’elle donnait lieu à une production morbide particulière) , albuminurie, maladie de Bright ou néphrite albumineuse; cancer , tubercules des reins, acép/wlocystes, kystes osseux, vers rénaux. Nous ne plaçons dans cette première partie ni la colique néphrétique , parce qu’elle fajt partie de l’histoire des calculs rénaux qui ont leur siège dans les conduits urinaires; ni le diabète, dont le siège est encore incertain, et qui a trouvé plus naturellement sa place dans les maladies générales (tome Ier, page 588), comme affection duc à une altération de la sécrétion urinaire résultant elle-même d’autres

altérations fonctionnelles.

ARTICLE PREMIER

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