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MALADIE DE BRIGHT. — TRAITEMENT

homme de quarante-huit ans. guérir sous l'influence du tartre stibié pris h la dose de 5 centigrammes tous les jours, pendant huit jours. La guérison aura-t-elle été

définitive? .

Acide nitrique. — Haussen (1) rapporte que sur dix-huit cas d albuminurie,

il n’a perdu .que deux malades en employant le moyen suivant :

if Potion gommeuse.. 150 à 250 gram. | Acide nitrique 4 à 15 gram.

A prendre dans les vingt-quatre heures.

Il serait important de savoir si, dans tous les cas où les urines étaient albumineuses, il y avait une maladie de Bright.

Forget (2) a traité deux sujets de la même manière ; l’un d’eux a guéri, l’autre

a succombé. t

Labut (3) a cité un cas de guérison d’une albuminurie par l’usage de 1 acide

nitrique à la dose de A grammes dans 750 grammes d’eau, avec sirop de gomme et mucilage. Il y avait chez le malade des vomissements opiniâtres et un dépérissement marqué. L’usage de l’acide nitrique fut continué pendant plus d’un mois. Y avait-il réellement une maladie de Bright?

Moyens divers. — Viennent ensuite un certain nombre d’autres moyens plus ou moins préconisés : ce sont les mercuriaux, mis en usage principalement en Angleterre; les frictions excitantes sur la peau, les cautères, les sétons, les moxas appliqués à la région des lombes; en un mot, les divers moyens capables de faire cesser la faiblesse considérable des malades, de combattre l’état séreux du sang, d’exciter la peau, en même temps que, par les médicaments donnés à l’intérieur, on cherche à déterminer une transpiration abondante, ou bien on ouvre des fonticules qui déterminent une révulsion puissante et continue.

Catchart Lees (A), qui a employé les ferrugineux dès le début, a cité cinq cas de guérison à l’appui de cette médication.

Osborne (5) a cité vingt-sept guérisons sur trente-six cas obtenus par une médication composée qui consiste dans l’emploi simultané ou successif des saignées, des ventouses, des purgatifs, des sudorifiques, de vésicatoires, et de quelques autres moyens par lesquels il cherche à déterminer la diaphorèse. Ce résultat serait on ne peut plus satisfaisant si, comme le fait remarquer Rayer, on ne trouvait, dans les faits cités par Osborne, un nombre considérable de cas appartenant à 1 albuminurie temporaire dans laquelle on obtient presque toujours la guérison.

Montanier (6) a vu la guérison arriver rapidement chez un enfant de onze ans, chez lequel il avait fait appliquer plusieurs vésicatoires volants sur la région rénale.

Régime, soins hygiéniques. — Le plus souvent le médecin doit prescrire une nourriture assez solide et assez abondante : on n’hésitera pas, chez les individus qui, pendant longtemps, ont eu une nourriture malsaine et insuffisante, ii conseiller des viandes rôties, un peu de vin pur, en un mot, un régime analeptique qui viendra en aide aux médicaments toniques prescrits en pareil cas. Toutefois, lors-

(1) Haussen, Gazette des hôpitaux, février 1846.

(2) Forget, Bulletin général de thérapeutique, janvier 1847, t. XXXII, p. 5 ctsuiv.

(3) Labut, Gazzetta medica di Milano , 1846.

(4) Catchart Lees, Bulletin général de thérapeutique, 30 août 1852.

(5) Osborne, London medical Gazette , février 1847.

(6) Montanier, Gazette médicale de Paris, septembre 1852, et Bulletin général de thérapeutique, 15 septembre 1852.

qu'il survient des exacerbations, eu doit, comme dans la forme aigus, persister pendant quelque temps dans une diète assez sévère.

Le malade doit avoir une chambre sèche et maintenue à une température un peu élevée ; d do.t se couvrir le corps de flanelle , se faire pratiquer des frictions 'cies> '“n 1,11 ,not» éviter, par tous les moyens possibles, le froid humide qui

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ltesumé, ordonnances. - Les moyens qui, d’après les données que nous posions, paraissent avoir la plus grande valeur, sont, dans la forme aiguë, les diap 101 étiques et les purgatifs, et dans la forme chronique, les diurétiques les diaphoniques, les toniques, le régime et les soins hygiéniques.

/rC 0rdonn^ce. —Maladie de Bright à forme aiguë, chez un adulte assez

vigoureux.

1° Pour tisane, infusion de bourrache ou de sureau.

2° Une saignée de 200 ou 300 grammes, répétée si le cas i’exige, mais avec prudence ; ventouses scarifiées on sangsues sur la région lombaire.

3° Une demi-bouteille d’eau deSedlitz,ou seulement un verre tous les matins. Dans les cas où ce purgatif ne suffirait pas, prescrire l’huile de ricin, d’épurge, ou bien le jalap, la gomme-gutte (voy. page 483).

4° Un bain simple tous les soirs ; dans la journée une fumigation de baies de genièvre (voy. page 483).

5° Si la transpiration ne se rétablit pas, un bain de vapeur tous les deux jours, ou même tous les jours, si les forces le permettent.

6° Se couvrir le corps de flanelle ; diète sévère tant que dure l’état fébrile ; donner ensuite promptement au malade des aliments substantiels.

// Ordonnance. — Maladie de Bright à forme chronique sans complication.

1° Pour tisane, infusion d 'uva ursi (voy. page 484).

2° Quelques sangsues aux lombes ou à l’anus, dans les paroxysmes. (Ce moyen ne doit être employé qu’avec beaucoup de prudence.)

3° Diurétiques : oxymel scillilique, digitale, cantharides, etc.

4° Diaphoniques : poudre de Dower, de James, etc.; fumigations, bains de vapeur, etc.

5° Toniques ; ferrugineux.

6° Régime analeptique, sauf dans les cas de complication et dans les moments de paroxysme; se couvrir la peau de flanelle, etc.

Si la maladie se complique, en effet, de diverses phlegmasies des organes thoraciques ou abdominaux, ou bien de maladies chroniques, comme les tubercules, les affections du cœur et du foie, on dirigera contre ces affections le traitement ordinaire, en le modérant suivant l’état des forces du malade.

Résumé. — 1° État aigu. — Émissions sanguines; diurétiques, purgatifs, diaphorétiques, bains ; régime, soins hygiéniques.

2° Forme chronique. — Émissions sanguines ; diurétiques, térébenthine, baumes de Tolu, de copahu, etc. , cantharides, diaphoniques; purgatifs, vomitifs,

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