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DIARRHÉE

quelles nous n’avons également que des renseignements très-peu précis , et dont 10 u s dirons un mot à l’occasion de l’entérorrhée.

Diarrhée intermittente. — Millet (1) a rapporté un cas de diarrhée séreuse retenant toutes les nuits à deux heures, et coupée au bout de six accès par le sulfate

l( SMes'seiles, dans la diarrhée idiopathique, étaient très-nombreuses, et si l’affection se prolongeait, il suffirait, pour faire cesser les symptômes, de prescrire l 'eau cle riz ou Veau albumineuse , quelques astringents, et d’administrer un ou deux lavements laudanisés.

Berlin (2) a porté la dose du tannin jusqu’à 50 et 75 centigrammes et meme un .gramme, répétés deux fois par jour, sans aucun inconvénient. Il cite douze cas de t diarrhée rebelle qui ont cédé complètement à ce moyen. Dans deux cas compliqués

Ide diarrhée, celle-ci a également très-bien guéri.

Levrat-Perroton (3) cite trois cas de diarrhée rebelle aux opiacés et aux érnol-

lilients, guéris par la décoction de renouée ( Polygonum aviculare ).

Lavirotte (ù) recommande V huile de naphte. Suivant lui, on peut employer celle ide nos pharmacies, bien qu’elle soit d’une qualité inférieure. Ce médicament est nregardé presque comme un spécifique par les médecins russes du Caucase.

La potentille était autrefois recommandée comme antidiarrhéique. Bonnard (5) a de nouveau appelé l’attention des médecins sur cette plante indigène, et a cité , un cas dans lequel une diarrhée intense fut arrêtée en quarante-huit heures par ce moyen prescrit comme il suit :

if Potentille ansérine . de 8 à 15 gram. | Eau * 1000 gram.

Faites bouillir pendant dix minutes. A prendre dans la journée.

C’est aux praticiens à expérimenter cette substance.

Rayer conseille contre la diarrhée chronique le mélange suivant :

if Sous-nitrate de bismuth. .

Charbon végétal pulvérise

aa parties égales.

A prendre à la dose de 20, 30, 40 centigrammes par jour, divisés en plusieurs paquets.

C’est à l’expérience ultérieure à nous apprendre

quelle est l’efficacité réelle de

ce moyen.

Nevins (6) emploie la noix vomique à la dose de 75 milligrammes par jour, dans la diarrhée chronique. Mais comme il l’associe a d autres médicaments actifs, et u notamment à l’opium et au carbonate de fer, on ne peut rien conclure des laits i qu’il rapporte.

Boisseuil (7) cite un cas où Veau de chaux donnée a la dose d un tiers de lasse

(1) Millet, Journal des connaissances médico-chirurgicales, août 1844, p. 02.

(2) Bertin, Giornale dette Soc. med. di Torino, cité dans la Gazette médicale de Montpellier. avril 1846.

(3) Levrat-Perroton, Journal de médecine de Lyon , 1843.

(4) Lavirotte, Gazette des hôpitaux , 1849.

(5) Bonnard, Union médicale, août 1849.

(6) Nevins, London medical Gazette, 1848.

(7) Boisseuil, Journal de médecine de Bordeaux, juillet 1846.

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Diarrhée cholériforme des jeunes enfants. —Dans la diarrhée cholériforme des jeunes enfants lorsque les symptômes sont, très-graves et menacent lavic, Trousseau conseille les bains de moutarde , qu’il fait prendre de la manière suivante. On met dans une serviette 500 grammes de farine de moutarde, que l’on délave dans l’eau froide ; puis on noue la serviette de manière que la farine soit lâche, et enfin on lu tord et on la presse jusqu’à ce que l’eau devienne jaune. On doit délaver la larme dans de l’eau froide, parce qu’alors l’huile essentielle de moutarde se développe en plus grande quantité. L’enfant, soutenu par la nourrice, ou tonte autre personne, est placé dans le bain ; bientôt il commence à sentir l’action irritante de la moutarde, que la personne sent aussi ; quand la cuisson est devenue insupportable pour la personne qui le tient, il faut retirer l’enfant, le placer dans une couverture de laine, et lui donner à l’intérieur du sirop d’éther par petites cuillerées à café.

ARTICLE V

dysenterie.

La dysenterie est une affection connue dès la plus haute antiquité. Hippocrate en parle en plusieurs endroits de ses ouvrages (1), et après lui un nombre infini d auteurs en ont fait le sujet de leurs études. Les noms des auteurs et les titres de leurs ouvrages tiennent plus de trente pages dans le traité de Jos. Frank. Parmi ces innombrables recherches, signalons comme les plus célèbres celles de Sydenham de Zimmermann (2), Stoll (3), Pringle (4), et, dans ces dernières années, les relations d’épidémies de Trousseau et Parmentier (5), de Thomas, de Tours (6), de Masselot et Follet (7), [de Delioux de Savignac (8), de Dutroulau (9) J, et les recherches d’anatomie pathologique de Gély (10). Colin (U) a donné une bonne description d’une épidémie de dysenterie qui a régné à la fin de 1846 à l’Hôtel- Dieu, dans le service de Louis.

Malgré ces recherches si nombreuses, il est plusieurs points de l'histoire delà dysenterie qui sont encore enveloppés de doute et d’obscurité. On n’est d’accord ni sur la nature de la maladie, ni sur les lésions anatomiques qui la caractérisent, cl les études attentives auxquelles les progrès de l’anatomie pathologique ont permis de se livrer récemment n’ont pas encore levé toutes ces difficultés.

On a divisé la dysenterie en plusieurs espèces qui, dans l’opinion des auteurs, ont une giande impôt tance mais la plupart des divisions qu’on en a données sont

(1) Hippocrate, Œuvres d'Hippocrate , trad. par Littré : De l'air, des eaux et des lieux ■ Des épidémies ; Du réf/ime .

(2) Zimmermann, Traité de la dysenterie. Paris, 1787, in-12

(3) Stoll, Ratio medendi, t. III, p. 247.

(4) Pringle, Maladies des armées, dans les camps et les garnisons. Paris, 1793, in-12.

(5) Trousseau et Parmentier, Archives génér. de médecine, lrc série, t. XIII et XIV ((j) Thomas (de Tours), ibid., 2e série, t. VII, VIII et IX.

(7) Masselot et Follet, ibid., 4e série, 1843, t. I, p. 434 ; t. II, p. 51 et 147.

(8) Delioux de Savignac, Traité de la Dysenterie. Paris, 1802.

(9) Dutroulau, Maladies des Européens dans les pays chauds. Paris, 1861.

(10) Gély, Journal de médecine de la Loire-Inférieure, 1838.

(11) Colin, Archives génér. -de médecine, 1848, t. XVI, p. 422.

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