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RÉTENTION DE L’URINE DANS LES CAVITÉS RÉNALES. — TRAITEMENT

deux autres, la position de la tumeur, et surtout la détermination de son point fixe, serviront, avec les symptômes propres aux affections dont l’ovaire ou l’utérus -sont le siège, à fixer le diagnostic.

[Dans un cas rapporté par Touren(l), un kyste hémorrhagique du rein droit, qque l’autopsie démontra être adhérent au foie, avait été pris, pendant la vie, pour tu» kyste hydatique du foie et ponctionné comme tel. En pareil cas, à cause des aadhérences, il est impossible que l’examen des mouvements respiratoires mène à Ida vérité, puisque ces mouvements entraînent, tout d’une pièce, le foie, le rein et Ida tumeur qui réunit accidentellement ces deux glandes.

Roberts donne encore ici, comme pour d’autres' tumeurs du rein, le signe qui consiste à reconnaître le côlon passant en avant, de la tumeur.

Les kystes hydatiques seront caractérisés par la présence de débris d’acéphalocystes dans l’urine. Si ces vestiges manquent, le diagnostic n’est guère possible; on ssera réduit à des inductions tirées des anamnesthiques. C’est encore ce qui aura lilieu dans les cas de kystes séreux.]

Pronostic. — Le pronostic de cette affection, lorsqu’elle n’a son siège que d’un sseul côté, est loin d’être actuellement grave; ce qu’il y a à redouter, c’est que la ecause qui a déterminé l’obstruction complète du conduit urinaire n’agisse tôt ou (tard sur le côté opposé, car l’hydronéphrose double et permanente est une maladdie mortelle . Lorsque le rein affecté s’enflamme, l’état devient très-grave et souvvent mortel.

§ VII. — Traitement.

Il varie selon la cause de l’obstruction; si cette obstruction paraît due à un calccul, et que, par l’examen de Kiinhe et à l’aide d’autres renseignements , on parvienne à connaître la nature (2) du calcul , on cherchera à le ramollir ou à. en c opérer la dissolution. On éloignera, autant que possible, toutes les causes qui ppourraient enflammer la poche rénale et augmenter la sécrétion de l’humeur du îbbassinet et des calices.

Si la tumeur, développée sans avoir été précédée de symptômes propres aux ccoliques néphrétiques et par l’occlusion de l’uretère, peut être attribuée à un vice dde conformation , on essayera de faciliter le cours de l’urine à l’aide de légères I frictions , d’une douce compression sur la tumeur , en faisant prendre au malade diverses attitudes, en pratiquant même, avec prudence, la malaxation.

Ponctions , incision. — Kœnig a conseillé de pratiquer une ponction à ces tumeurs hydrorénales, à l’aide d’un trocart, toutes les fois qu’elles s’élèvent sensiblemient et qu’elles présentent évidemment de la fluctuation, ainsique cela se fait pour JC hydropigie de l’ovaire. Un tel conseil ne doit pas être suivi tout d’abord, quel que *>oit le volume de l’hydronéphrose d’un des reins; car cette maladie est compatible nvec l’exercice régulier des principales fonctions ; et, d’un autre côté , après la I ponction on a vu la poche rénale s’enflammer, wne péritonite survenir, et les malades succomber. Mais si , tant que la poche rénale n’est pas douloureuse, on doit se ‘ dispenser de recourir, soit à la ponction, soit à V incision de la tumeur, lorsque les

(1) T oure n. Kystes du rein, thèse de Paris, 1865, n° 162.

(2) Voyez, à ce sujet, ce que nous avons dit dans le passage consacré au traitement chimique les concrétions urinaires (p. 569 et suiv.).

Valleix, 5 édit.

MALADIES DES VOIES ( i ÉlN ITO-U R l N A I R ES.

parois de la poche s’enflamment, et paraissent se ramollir ou se perforer, on emploiera les saignées locales et générales , les bains et les cataplasmes émollients , et en même temps on fera évacuer par des lavements et des purgatifs les matières amassées dans le gros intestin. Si les accidents persistent, s’il survient des frissons, si la douleur lombaire est plus vive ou plus continue, il devient nécessaire alors de frayer au dehors une voie au pas ou à l’humeur séreuse et purulente accumulée dans le bassinet et les calices (Rayer),

Le procédé opératoire sera, évidemment , le même que celui qui a été décrit pour le traitement de la pyélite (p. 5ù7).

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