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DIAGNOSTIC, PRONOSTIC

matière albumineuse infiltrée (le sérosité rougeâtre , qui établit des adhérences i molles entre les surfaces opposées de la membrane ; la séreuse est vascularisée. Le (volume de la glande est peu augmenté; souvent il ne l’est pas du tout, le gonfle i ment portant sur l’épididyme seul ; le testicule est un peu rouge, congestionné. lL’épididyme est doublé, triplé de volume : sa tuméfaction est due à l’exsudation id’un dépôt brunâtre dans le tissu cellulaire qui entoure les circonvolutions de son (conduit, particulièrement celles qui forment la queue; les tuniques du canal déféi rent sont épaissies, injectées. Gosselin a retrouvé, avec Marcé, cette substance j jaune, plastique, pénétrant l’épididyme. Charles Robin y a vu, au microscope, des .granulations graisseuses, des corpuscules d’inflammation et quelques globules de [pus. L’orcbite parotidienne est toujours testiculaire; l’orchite varioleuse est plutôt lune vaginali/e (Hardy).

Quand l’orchite a suppuré, le pus est infiltré et désorganise la glande, ou bien il ^s’enkyste et forme un abcès séparé. Dans l’un et l’autre cas, ses éléments liquides [peuvent être résorbés, et le reste se concrétant, donne plus tard, à l’autopsie, l’il- Uusion de tubercule. L’épididyme peut être atteint de suppuration comme le testi- (cule lui-même; mais cette terminaison est très-rare dans l’épididymite secondaire.

L’atrophie h un certain degré et la diminution du nombre des canaux sémini- 1 fè res sont encore la conséquence possible de l’inflammation.

§ VI. — Diagnostic, pronostic.

Diagnostic. — Les signes directs sont la tuméfaction, la douleur, la rougeur •scrotale, la réaction fébrile et, parmi les anamnestiques, l’existence d’une bleni norrhagie à une époque déjà assez avancée de son décours, celle d’une variole, i d’une atteinte d'oreillons épidémiques.

On ne confondra pas l’orchite avec la hernie étranglée , même lorsqu’il v a dans le premier cas constipation, météorisme, vomissements, et que la propagation de l’inflammation an cordon détermine un certain soulèvement de la région inguinale. Dans l’orchite, il est difficile de reconnaître une ligne de démarcation entre le testicule et la tumeur inflammatoire, ce qui est possible dans la hernie : le ventre est moins tendu dans la première ; sa sensibilité est plus généralisée dans la seconde. Si la hernie est congénitale, la connaissance de cet antécédent lèvera tous les doutes. Lorsque l’on est en présence d’une orchite inguinale , l’hésitation est permise; mais elle cessera quand on se sera assuré de l’absence du testicule dans ce côté du scrotum. On reconnaît encore assez facilement l’inflammation qui siège à l’épididyme de celle de la glande elle-même aux signes que nous avons donnés et qui sont perçus par la palpation : le canal déférent est généralement pris avec l’épididyme, presque jamais avec le testicule, seul. La douleur de l’orchite vraie est encore plus prompte à se faire sentir et atteint un plus haut degré que celle de l’épididymite.

L’acuité des symptômes ne permet pas de confondre cette affection avec sa forme chronique.

Pronostic. — L’orchite aiguë est une affection essentiellement bénigne; quelques médecins la traitent à peine dans les cas ordinaires. Les conséquences les plus fâcheuses sont l’infécondité, au moins temporaire, qui peut résulter de l’épididymite double, et, lorsqu’il y a suppuration du testicule lui-même, l’atteinte portée à l’intégrité organique et fonctionnelle de cette glande. Les complications graves qui pourraient rendre mortelle cette affection se présentent extrêmement rarement.

§ VII. — Traitement.

Antiphlogistiques. — Ils doivent être proportionnés à l’intensité de l’inflammation et à la vigueur des malades ; la soignée générale est, toutefois, rarement nécessaire, et l’on se contente d’appliquer dix à douze sangsues, une ou deux fois en vingt-quatre heures, autant que possible sur le trajet du cordon et non pas sur le scrotum, où les piqûres de sangsues produiraient quelques accidents d’inflammation cutanée.

Evacuants. — Au commencement de l’affection, l’administration d’un purgatif, «ans juguler la maladie, prévient l’intensité des phénomènes fébriles et celle de la fluxion locale; plus tard, et quand l’inflammation est établie, les purgatifs doux doivent être employés, lorsqu’il y a tendance à la constipation.

Il est une méthode de traitement qui consiste dans l’administration du tartre stihié ii doses nauséeuses; Curling associe l’émétique au sulfate de magnésie à petites doses et à la teinture de jusquiame. On donne encore, le soir, le calomel à la dose de 10 h 15 centigrammes, associé à 30 ou û0 centigrammes de poudre de Dower; quelques-uns continuent le mercure jusqu’à la salivation commençante.

Médication topique. — La meilleure application locale, suivant Curling, serait la charpie imbibée cl' eau chaude ou d infusion de têtes de pavot. Dans les orchites traumatiques, on se trouve bien de l’application du froid humide et de la glace.

D’autres chirurgiens préfèrent les frictions résolutives, par exemple celles que l’on fait avec l’onguent mercuriel belladoné, selon cette formule :

ïfi Onguent mercuriel 30 | Extrait de belladone 16 gram.

Ou bien avec la pommade à l’iodure de potassium, ou même avec la teinture d’iode pure. Nous verrons tout à l’heure des moyens employés pour faire la compression, et qui peuvent avoir aussi une action médicamenteuse locale.

Position. — Il est recommandé, et a juste titre, de soutenir le testicule affecté, lors même que le malade garde la position horizontale. L’usage d’un suspcnsoir garni d’ouate à l’intérieur remplit plus ou moins bien cette indication. Mais il faut encore placer la tumeur de telle façon que les vaisseaux se dégorgent d’euxmêmes, et par conséquent, le mieux est de soutenir le testicule plus élevé que la région de l’anneau inguinal; on obtient assez bien ce résultat en faisant reposer les bourses sur une planchette échancrée, suffisamment garnie d’ouate et de compresses, et dont les extrémités portent sur les cuisses du malade, l’échancrure embrassant la racine des bourses.

Compression. — Elle s’obtient au moyen de bandelettes de diachglon méthodiquement placées sur la tumeur après qu’on en a dégorgé les vaisseaux le mieux possible en la tenant quelque temps relevée. Quelquefois on se sert de diachglon revêtu d’emplâtre de ViQo, surtout lorsque l’on traite une orchite dont les phénomènes aigus sont calmés. Pour appliquer ce procédé, il faut préalablement raser les parties et avoir des bandelettes de 2 centimètres de largeur sur 15 ou 20 de longueur. On recouvre entièrement la tumeur quand onsescrtdc diachvlon médicamenteux. L’introduction de la méthode des bandelettes compressives est due à Fricke, de Hambourg (1). En France, on a essayé la compression à l’aide d’une

(1) Fricke, Zeitschrift füet die gesammtc Medicin, et Gazette médicale de Paris, 1846.

ORCHITE CHRONIQUE. — SYMPTÔMES.

concile de collodion appliquée dès le début, ou avec du collodion ri ciné, moins irritant pour la peau du scrotum.

Moyens chirurgicaux. — La ponction de la tunique vaginale , recommandée et pratiquée par Velpeau, calme la douleur sans hâter la guérison (Gosselin). Le débridement de la tunique albuginée, que A. Vidal (1) dit avoir pratiqué quatre cents fois, est le plus souvent inutile et dangereux ; si ces dangers ne se. sont point manifestés à l’auteur du procédé, c’est, d’après Gosselin, que Vidal s’est fait illusion à lui-même lorsqu’il a cru ponctionner la coque testiculaire, tandis qu’il ne faisait qu’inciser la séreuse.

Nous ne pensons pas que le conseil donné par Broomfield de rappeler l’écoulement blennorrhagique à tout prix, doive être considéré comme un moyen de traitement sérieux.

3° ORCHITE CHRONIQUE.

Infiniment moins fréquente que l’orchite aiguë, l’orchite chronique a peut-être une importance pathologique plus grande, en raison des conséquences graves qu’elle entraîne, attendu qu’elle siège d’ordinaire, non plus sur l’épididymc, mais sur le testicule lui-même, dont elle tend à supprimer la fonction, soit par ellemême, soit en déterminant la maladie connue sous le nom de fongus du testicule.

§ I. — Causes.

A. Cooper a posé en principe que la cause prédisposante habituelle de l’orchite chronique est une constitution affaiblie et une santé générale altérée. Les manifestations scrofuleuses dans la jeunesse, l’intempérance, la débilité produite par l’abus du mercure, l'insuffisance de l’alimentation, l’habitation dans des lieux froids et humides, sont les conditions qui développent cet état fâcheux de toute l’économie. Les enfants sont quelquefois atteints d’orchite chronique.

Pour Gosselin, les orchites chroniques qui ne sont point syphilitiques, cancéreuses ou tubei'culeuses, seraient prodigieusement rares.

Les causes occasionnelles les plus fréquentes sont les maladies de l’ urèthre, une contusion légère, des excès de coït, ou bien elle survient peu de temps après la cessation de la période d’acuité d’une orchite aiguë. Elle peut encore se montrer pendant une attaque de goutte et chez des rhumatisants.

§ II. — Symptômes.

Au début, le testicule est légèrement sensible ; peu de temps après, le malade remarque une légère augmentation de volume et une induration irrégulière sur quelque point de l’organe, et particulièrement h la partie inférieure de l’épididyme. Le corps de la glande et l’épididyme sont bientôt confondus en une seule tumeur unie, ferme, non élastique, formant un ovale un peu aplati. La tumeur devient le siège d’une douleur sourde et d’une sensation de pesanteur qui s’étend jusqu’aux reins. La pression l’exagère peu, et même, à une certaine époque, il y a indolence parfaite. Un épanchement vaginal peu considérable s’adjoint quelquefois à ces manifestations.

(!) Aug. Vidal (de Cassis), Traité des maladies vénériennes, 3e édit.

Le plus souvent, un seul testicule est pris; quand les deux se prennent, c’est rarement en même temps.

Telle est, d’après Curling, la description de cette maladie d’observation peu commune en France.

§ m. — Marche, durée, terminaison.

L’orchite chronique peut rester longtemps stationnaire, et le malade s’étant muni d’un suspensoir, ne s’en préoccupe pas autrement. A un moment donné, et à l’occasion d’une contusion légère ou d’un excès, les symptômes se réveillent, s’aggravent, et l’on voit survenir des altérations notables à la peau du scrotum: cette membrane rougit, s’amincit et finit par s’ulcérer en un point. C’est dans ce cas que se produit la hernie du testicule, ou fongus bénin.

Fongus bénin du testicule. — Depuis le travail de Lawrence (1), le fongus du testicule a été l’objet d’intéressantes recherches de la part de Jarjavay (2), Deville (3), et d’une thèse récente de Ilennequin (A). Il y aurait, selon ce dernier auteur, deux sortes de fongus : la première, reconnue par tous les auteurs, consiste dans l’issue, à travers les enveloppes scrotales, du testicule lui-même dont la tunique fibro-séreuse (albuginée) se recouvre de granulations qui ont fait donner à cette tumeur le nom de fongus ou celui de granular swelling e mployé par A. Coopcr (5); la seconde comporterait, de plus, l’émergence, à travers un point fistuleux de la tunique albuginée, de la substance canaliculaire de la glande, substance qui se mortifierait, portions par portions, au fur et à mesure de son arrivée h l’extérieur. Ce serait là le vrai fongus, peu bénin, il est vrai, par rapport à l’intégrité de l’organe, et la première forme ne serait qu’une hernie du testicule.

Cette tumeur est indolente, mais révèle souvent, à la pression, la sensibilité particulière du testicule; elle verse au dehors de la sanie et des détritus qui l’usent peu à peu et finissent par vider le scrotum. A ce moment, toute douleur

Il est fort rare que l’orchite chronique se termine par résolution. La destruction spontanée du fongus est quelquefois un mode naturel de guérison; d’autres fois, cette destruction n’est que partielle ; la tumeur rentre d’elle-même, reste réduite, et la cicatrisation de l’ouverture ulcéreuse a lieu.

L’orchite chronique se termine encore par suppuration. Dans ce cas, ou bien l’abcès s’ouvre à l’extérieur par une fistule spermatique qui verse au dehors un pus mêlé quelquefois à de la liqueur séminale : Gosselin, toutefois, n’y a jamais trouvé d’animalcules, et pense que l’oblitération des vaisseaux séminifères autour de l’abcès empêche absolument leur présence dans le liquide purulent; ou bien l’abcès s’enkyste, comme A. Cooper, A. Nélaton (6) et Denonvilliers l’ont

observé. . . .

Enfin, les produits d’exsudation inflammatoire peuvent encore persister simple-

Lawrence, Edinb. mrd. andsurg. Journal , 1808, vol. IV, p. 257 .

(2) Jarjavay, Fongus du testicule ( Archives générales de médecine, 4e sérié, t.

/o\ npville Moniteur des hôpitaux, 1853.

(4 Ilennequin, Du fongus bénin du testicule, thèse de Paris 1865 n° lS9

cooper Observations on lhe structure and diseuses of the Testis, 1880.

(G) A. Nélaton, Abcès chronique ou kyste suppuré clu testicule ( Moniteur des hôpitaux , 1855, p. 156).

ORCHITE CHRONIQUE. — TRAITEMENT. 673

ment et augmenter, pour une durée indéfinie , le volume et la consistance du testicule.

§ IV. — Lésions anatomiques.

(‘ cs^ Curling (J) qui a établi le caractère anatomique le plus constant dans l’étal du testicule affecté d’inflammation chronique. Cette lésion consiste dans l’exsudation, dans le parenchyme du testicule ou de l’épididyme, d’une matière plastique, jaune et homogène, molle d’abord, qui se solidifie ensuite et adhère fortement au tissu propre de l’organe. Cette substance se dépose en petites masses isolées, qui se réunissent en grossissant et peuvent finir par pénétrer tout le testicule en le fondant en une masse d’un blanc jaunâtre uniforme. Il y a souvent un épanchement de 60 à 80 grammes dans la tunique vaginale (hydro-sarcocèle).

La substance jaune est fibrillaire , sans éléments microscopiques déterminés : elle se dépose d’abord dans le tissu cellulaire intertubulaire; quelquefois on le leliome dans les tubes séminifères ; mais alors elle se rapprocherait des produits tuberculeux. Curling regarde cette exsudation jaune comme une des causes mécaniques de la hernie du testicule, ou fongus bénin. Le fongus, dans le sens que lui donne Hennequin, aurait plutôt pour cause une inflammation parenchymateuse aiguë du testicule. Dans l’un et l’autre cas, la partie granuleuse de ces tumeurs ressemble à celle des bourgeons charnus, en général, et le corps de la tumeur est constitué par des tubes séminifères. A une époque avancée, on constate l’atrophie

ou la disparition de la glande, ou la présence d’un corps fibreux qui a pris sa place.

Dans l’observation d’orchite suppurée de A. Nélaton, la tunique albuginée persistait avec quelques traces du tissu propre du testicule ; la poche était énorme et avait des parois aussi épaisses que le cœur gauche.

§ V.— Diagnostic, pronostic.

Diagnostic. — L’orchite chronique se caractérise par la présence d’une tumeur peu volumineuse, peu douloureuse, et par ses allures lentes.

Elle se distingue del 'hématocele, en ce que celle-ci survient rapidement et forme une tumeur molle très-considérable, qui ne détermine pas la hernie du testicule. encephaloide a une surface plus irrégulière, bosselée, d’un volume considérable

avec engorgement du cordon et des ganglions inguinaux ; il débute plus volontiers par 1 epididyme.

Le fongus bénin du testicule a été assez souvent confondu, sous le nom de sarcoceie, avec les dégénérescences cancéreuse et tuberculeuse du même organe. l\ous nous réservons d’établir plus loin ce diagnostic (vov. p. 676 et 677) °

Pronostic. - Il est en général favorable, en ce qui concerne l’existence du sujet, mais grave, quant à ce qui regarde l’intégrité de la fonction génératrice.

§ VI. — Traitement.

Antiphlogistiques. Ils sont rarement indiqués ; on fait quelquefois une application de sangsues dans les phases d’exacerbation de la maladie.

Moyens intei nés. Le mercure et \xodure de potassium jouent , en Angle-

Ci) Curling, toc. cil., p. 318.

Yalleix, 5e édit.

terre, un grand rôle dans le traitement de cette affection; ce qui fait croire à Gosselin que l’on prend quelquefois pour le sarcocèle bénin, dans ce pays, le sarcocèle syphilitique (voy. tome I, p. 460), dont la guérison est si facilement obtenue, en général, à l’aide de l’iodure de potassium ; à moins que ce médicament n’ait aussi des propriétés thérapeutiques pour la dissolution des engorgements non syphilitiques, supposition qui n’est pas à rejeter.

On donne le mercure jusqu’à salivation, sous forme de pilules bleues, et I on aide le traitement par des frictions ou des emplâtres hydrargyriques.

L’iodure de potassium est administré à hautes doses, depuis 1 jusqu’à 4 et 5 centigrammes, continués pendant un mois et davantage.

Moyens externes. — On pratiquait autrefois, volontiers, la cautérisation ou l’excision du fongus bénin, procédés chirurgicaux que nous ne saurions décrire. De nos jours, connaissant la possibilité de réduction spontanée de la tumeur, les chirurgiens cherchent à obtenir et à favoriser ce résultat , en cautérisant superficiellement la partie granuleuse et en pratiquant une compression méthodique pour réduire la glande. Syme (1) incise même la tunique albuginée, et ramène les lèvres de l’incision sur le fongus, où il les fixe par des points de suture.

La castration est, dans quelques cas, la dernière et seule ressource que I on puisse employer. Aug. Nélaton l’a pratiquée chez le sujet de l’observation citée

précédemment.

4» dégénérescences du testicule.

10 Tumeurs fibreuses. — Nous ne ferons que mentionner les tumeurs fibreuses, sur lesquelles Poisson (2) a spécialement .appelé l’attention; tumeurs bénignes, se développant sur la séreuse pariétale ou sur la séreuse testiculaire, formées uniquement de tissu fibreux (Robin), s’accompagnant quelquefois de petits kystes et d’hydrocèle, et qui, sans altérer la texture du testicule, peuvent y déterminer un certain degré d’atrophie. Selon Curling, ces corps fibreux se développent encore sur les prolongements celluleux de l albugmée, entre les tubes semimfeies, et seraient une conséquence de l’inflammation; pour Gosselin , ils résultent quelquefois de l 'anémie testiculaire. .

2° Maladie «ystique. — C’est encore une rareté pathologique bien plus intéressante au point de vue des lésions qu’à celui des symptômes, lesquels sont peu caractérisés. Le sarcome kystique se développe lentement et sans douleui ; il forme une tumeur ovale, élastique, à surface ordinairement lisse, quelquefois 11 régulière On y constate un peu de fluctuation, quand il y a, en même temps, épanchement vaginal. Lorsque la tumeur s’est accrue, elle gêne par son volume et sa îiesanteur Le diagnostic direct ne peut guère être assuré que par une ponction exploratrice : la tumeur kystique n’a pas l’apparence p.nforme, 111 la transparence 1 !i’ hudroc'ele • on 11’y retrouve nulle part la sensibilité spéciale du testicule. Ce dernier signe la distingue encore de l’hématocèle qui, d’ailleurs, survient brusque- ..pnt 1 e cancer encéphaloïde lui ressemble beaucoup extérieurement, et cc d a gnostic est assez difficile; nous en donnerons les principaux éléments un peu

plus loin.

M\ svme, London and Edinb. monthly Journal, 1845 .

(2) Poisson, Des tumeurs fibreuses pérididtjmaires, thèse de Pans,

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