COMPLICATIONS I)E LA RLENNORRHAG IE. — TRAITEMENT
«St sec au haut de deux ou trois jours, ou en applique un deuxième. Il existe nuelquefois un certain degré d’épanchement dans Ja tunique vaginale chez ceux mi ont eu une vaginalite assez intense. Un séton filiforme en fera justice.
Si l’orchite se terminait par suppuration, il faudrait ouvrir les abcès de bonne ii cure; tenir compte de L’état de santé des malades ; et recourir aux moyens généaaux reconstituants s’il y a lieu.
Les préparations iodées à l’intérieur serviront à éviter certains engorgements Chroniques dans l’épididyme.
Baumès ( loc . cit .) conseillait, dans ces cas, les pilules de 5 centigrammes de aalomel et 5 centigrammes d’extrait de ciguë.
Lors même qu’il y a orchite, les injections de la fin du traitement peuvent être mtreprises, si l’inflammation de la glande est en voie de résolution.
Résumé général du traitement de la blennorrhagie génitale de l'homme. — Uaiano- préputiale. — Traitement prophylactique. — Condom.
Traitement abortif. — Seulement applicable si le gland est découvert ou peut ('être ; lavage : on essuie avec des bourdonnets de charpie, cautérisation au nitrate 'l’argent solide. Deuxième lavage. On essuie et l’on rabat la muqueuse du prépuce inr le gland. Isolement des surfaces. Repos.
Traitement ordinaire. — Tas de moyens internes. Traitement local. Si le gland set découvert ou peut l’être, isolement des surfaces, cautérisation avec la solution de iiitrate d’argent 60 centigrammes sur 120 grammes d’eau. Isolement des surfaces.
Si le gland ne peut ‘être découvert, lavage déux fois par jour avec l’eau simple in moyen d’une sonde de petit calibre, puis injection de nitrate d’argent entre le L and et le prépuce par le même moyen. Ensuite injections légèrement astringentes, bains entiers simples, bains locaux astringents; éviter les cataplasmes.
S’il y a phimosis et menace de gangrène, débridement ; si la gangrène arrive, jausement avec poudre de quina et charbon ; si elle s’arrête, régulariser la plaie, iil y a lien.
S’il y a paraphimosis, réduction. Si cela est impossible, dégorgement par les iiqùres d’aiguille, ou la lancette; sinon, lever l’étranglement avec le bistouri.
S’il y a lymphite, la verge doit être tenue relevée. Enveloppement de compresses fésolutives.
S’il y a complication de chancre simple, gland découvert, cautérisation avec un issque de pâte de Canquoin, qu’on laisse de vingt minutes h une heure. Si c’est me lésion syphilitique, traitement spécifique.
Blennorrhagie uréthrale. — Traitement prophylactique. — Condom.
Traitement abortif. — Doit toujours être tenté avant les symptômes inflamma- 'i ires. On a d’autant plus de chances de réussir qu’on se rapproche davantage du iCiOmentde la contagion. Ne doit jamais être tenté à la période aiguë; fortes doses ii utiles, se contenter de 30 centigrammes de nitrate d’argent sur 30 grammes d’eau.
Traitement usuel. — Régime antiphlogistique. Bains, repos; si le sujet est sannin, l’état très-aigu, les érections très-doulouseuses, 15 à 20 sangsues au périme. Tisanes délayantes. Contre les érections, camphre, opium, lupulin, bromure p; potassium.
La période aiguë est passée ; tisanes délayantes, balsamiques : copahu, 8 grammes w jour en moyenne; cnhèbe, dose doublé; mélange, opiat. Si l’estomac no le
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supportait pas, lavement au ropaliu, puis essence de santal, k grammes par jour (ni dix capsules de AO centigrammes chacune. Commencer par des doses plus fortes et aller en diminuant.
T/écoulement, après quelques jours, est réduit à peu de chose. Alors injections deux fois par jour, puis une fois, avec 5 centigrammes de nitrate d’argent sur 100 grammes d’eau, dose ordinaire, ne pas la dépasser. Les injections précédentes doivent aller en diminuant la dose; les remplacer par les injections astringentes. Continuer les balsamiques huit jours après la disparition totale de l’écoulement. Pas le moindre écart de régime pendant le traitement et quinze jours après l’avoir cessé.
Résumé du traitement de la blennorrhagie chronique de l'homme. — Balanopréputiale. — Isolement prolongé par couches d’ouate et lotions astringentes. Soins de propreté minutieux (Alfred Fournier).
Blennorrhagie uréthrale. — Renoncer aux tisanes délayantes, an copahu et au cubèbe. Prendre: tisane et sirop de bourgeons de sapin, matico, térébenthine, perchlorure de fer h l’intérieur. Puis injections astringentes, toniques, absorbantes. Vésicatoires volants sur le périnée, cautère, bains de rivière, bains de mer et bains de vapeur térébenthinée. Hydrothérapie.
Résumé du traitement des complications spéciales à l'homme. — Phimosis — Compresses mouillées dans les liquides résolutifs.
Parnphimosls. — Se hâter de débrider, si l’on ne peut parvenir à réduire.
Lymphlte. — Envelopper la verge avec des compresses résolutives, dont l’ear de Goulard, l’alun, le sulfate de zinc, le sulfate de fer formeront la base.
phlegmons et ahcés péri-uréthraux. — Les ouvrir do bonne heure pom éviter des fistules.
Folliculite uréthrale. — Enlever tout ou partie des kystes gros comme des poi; qui se forment quelquefois dans celte circonstance et laisser suppurer.
Coxvpérite hicnnorrhagiquc. — Au début, antiphlogistiques locaux eue! giques. Aussitôt qu’on soupçonne la présence du pus, lui ouvrir une voie.
Prostatite hiennorrhagique. — Repos au lit. Traitement antiphlogistique. Suppositoires belladonés. Quart de lavements laudanisés, tisanes mucilagineuses. S l’abcès proémine , ouvrir. Pas de sonde à demeure; mieux vaut le cathétérisme, s’il est nécessaire (voy. p. 653 et G5A).
Orchite hiennorrhagique. — Traitement prophylactique. Suspensoii biei fait et bien appliqué, ni trop lâche ni trop serré.
Traitement abortif. — Par la glace, to re de remouleur, etc. , ne doit pas êtr< tenté, parce qu’il échoue le plus souvent et allonge le traitement.
Traitement curatif. — Période aiguë. Antiphlogistiques. Repos, sjluatioi horizontale; 15 à 20 sangsues sur le trajet du cordon au point d’émergence du cana inguinal, testicules relevés, planchette,’ cataplasmes, compresses d’eau de sureai sur les bourses. — Période de déclin. Repos au lit, légers laxatifs. Pas d’excitation! génésiques. Mouchetures de Velpeau, si la tumeur est considérable. Séton filiforme contre l’engorgement de la tunique vaginale. Dans le cas d’orchite parenchymateuse, débridement de l’albuginée. Opium, particulièrement utile. — Etat chronique. Compression de Fricke (de Hambourg).
Si le cordon est engorgé, vésicatoire volant, on rasera préalablement la région, comme pour toutes les applications sur cette partie.
BLENNORRHAGIE VULV A I RK.
S’il y a suppuration do l'organe, ouverture de bonne heure. Iode à l’intérieur;
■ calomel et ciguë.