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VÉGÉTATIONS. — TRAITEMENT

variété, les divers lobules, d’abord séparés, peuvent se réunir. Leur aspect est facile à reconnaître, les complications inflammatoires peuvent leur faire perdre leur tournure ordinaire.

Si ces masses végétantes sont protégées par le prépuce, elles deviennent rouges, elles saignent facilement; si, au contraire, elles ne sont point protégées, elles deviennent dures, comme cornées, et couvertes d’un point brunâtre qui amène la suppuration.

Sous certaines influences, elles peuvent s’enflammer, la gangrène survenir et certaines portions être éliminées ; l’odeur en est fétide.

Sous la pression produite par l’accroissement des niasses végétantes sous le prépuce, celui-ci peut se perforer; dans ce cas, la maladie, dans son ensemble, n’est pas sans présenter certaines analogies apparentes avec le cancer.

A l’anus, les végétations sont douloureuses et peuvent occasionner des hémorrhagies pendant la défécation.

Dans le vagin, si le volume en est considérable, les végétations peuvent gêner les rapports sexuels et la parturition.

Dans le canal de l’urèthre, les végétations gênent considérablement la miction dans certains cas.

Au périnée et à la face interne des cuisses, elles peuvent gêner la marche et sont exposées à être enflammées. Le gland peut même quelquefois être atrophié dans une certaine mesure, le prépuce céder sous la pression et être perforé. L’adénite se voit quelquefois, lorsque les végétations s’enflamment ; elle est sympathique.

§ IV. — Diagnostic, pronostic.

Au début, le diagnostic est délicat, et il faut une grande habitude pour se pro noncer avec certitude; lorsque les granulations tiennent aux végétations, on voit de petites saillies arrondies et luisantes reposant sur une base épaissie et vascularisée. Ces saillies paraissent privées d’épithélium. On devra s’aider de la loupe.

Mais si le diagnostic est douteux, dès lors il cesse de l’être à la période d’état, lorsque le tissu n’a subi aucune altération.

Lorsque la maladie est ancienne, le doute n’est plus permis ; il faut agir, et agir tout de suite. C’est surtout dans les cas où il y a des masses fongueuses ayant perforé le prépuce et ressemblant au cancer.

En cas d’incertitude, couper les végétations; si c’est le cancer, la surface excisée ne tardera pas à en prendre les caractères, sinon la plaie sera guérie.

Les commémoratifs seront d’un grand secours.

Les plaques muqueuses se mettent quelquefois à végéter; les commémoratifs n’altèrent pas le virus, mais surtout le traitement. Dans les cas de végétations du canal de l’urèthre, le cathétérisme, l’écartement des lèvres du méat, et la curette de Leroy, d’Étiolles (fig. 138), serviront à établir le diagnostic.

§ V. — Traitement.

A une affection locale, pas de traitement général, mais des moyens locaux.

Le traitement peut être divisé en prophylactique, palliatif et curatif. Les moyens prophylactiques consistent à éviter les causes que nous avons vues plus haut, à empêcher la suppuration de séjourner dans les parties où les végétations se

développent d habitude. Le malade aura des soins de propreté minutieux. Lorsque les végétations seront très-petites, on pratiquera des lotions avec des solutions astringentes.

On pratiquera la circoncision chez les individus qui décalottent difficilement et qui auraient un commencement de maladie.

Lu cas de chancres, les pansements seront faits fréquemment.

Palliatifs. — La poudra de sabine est un moyen qui ne manque pas d’efficac.ité dans quelques circonstances, et de tous les palliatifs c’est le seul efficace. Les parties atteintes en seront fortement saupoudrées. On peut voir quelquefois les végétations tomber comme desséchées sous cette influence.

Le traitement curatif comprend l’excision et la cautérisation.

Excision. — C’est le moyen qui s’offre comme le plus naturel. On coupe la végétation à sa base, ras la peau; on coupera tout, même une portion de muqueuse adhérente, pour être bien sûr de tout emporter. Ce sont là des cas simples; mais s’il y a des masses énormes qui aient défiguré les parties ou les cachent, on sera quelquefois obligé de sculpter les organes cachés sous les masses végétantes, notamment lorsque le gland renfermé est caché par la production nouvelle.

Chez les femmes enceintes, on attendra, puisque l’expérience apprend (pie l’accouchement suffit pour mettre un terme à la maladie.

Cautérisation. — On peut cautériser directement les végétations et s’en tenir là lorsqu’on peut tout atteindre. Le nitrate d’argent fondu est indiqué pour les végétations naissantes. On a préconisé l’acide acétique, le nitrate acide de mercure, l’acide chromique, qui peut avoir des dangers pour une maladie si bénigne, enfin la pâte carbo-sulfurique. Le plus souvent on se sert concurremment du bistouri et des caustiques.

Dans les cas simples, on cautérise avec le nitrate d’argent, immédiatement après l’excision.

Si la plaie est. large, il vaut mieux attendre qu’elle suppure. On pourrait même, pour cela, attendre que la muqueuse se recouvrît de nouvelles productions végétales.

S’il y a phimosis, ulcéré ou non, on fendra le prépuce.

Pour les végétations de l’intérieur du canal de l’urèthre, cathétérisme avec une sonde enduite de pommades astringentes. Si la compression ainsi faite ne suffisait pas, recourir à la curette de Leroy, d’Eliolles (fig. 1158). ne. tas. Résumé du traitement des complications communes aux deux sexes. Ourdie île — Adénite. — Repos , antiphlogistiques légers. Compression. Pomfi|ioües)f * mades résolutives. Moyens généraux réclamés par la constitution lymphatique ou scrofuleuse.

Cystite. — Période tr'es-aigm: Les antiphlogistiques peuvent être tentés; mais les balsamiques sont préférables. La potion de Chopart, remède spécifique, deux à quatre cuillerées par jour.

Au moment de la résolution, tisane de bourgeons de sapin, térébenthine, eau de goudron, baume du Pérou, etc.

Révulsifs. — Vésicatoires; cautères au périnée; essence de santal. Itbnmattsmc biennorrhagii|«e. — D’une manière générale, pas d’antiphloT

BLENNORRHAGIE ANALE. — SYMPTÔMES

gisliques généraux; saignées locales indiquées ; médicaments diurétiques contreindiqués. Cas chroniques : Iodure de potassium ; bains de vapeur térébenlhinés ; vésicatoires volants. Pour les constitutions affaiblies, moyens généraux appropriés. Compression indiquée dans les cas d’articulations engorgées.

iritis üiennoirhagiquc. — Collyre à la belladone; frictions autour de l’orbite avec l’onguent mercuriel belladoné. A l’intérieur, calomel à doses fractionnées.

Blennorrhagie conjonctivale. — Traitement prophylactique. Que le malade évite par tous les moyens imaginables et h tout prix de porter la main souillée aux yeux. Précautions extrêmes de propreté des mains.

Traitement abortif. Seul efficace. Lavage fréquent de l’œil, douches oculaires (Cbassaignac), puis cautérisation énergique de la muqueuse conjonctivale dans tous ses points en évitant soigneusement de toucher à la cornée. Pour ce motif, pros • cription des collyres. Attouchements directs avec le crayon de nitrate d’argent, neutraliser l’excès du sel d’argent, séance tenante et sans laisser retomber les paupières, en promenant sur la surface cautérisée, moins la cornée, un pinceau trempé dans l’eau salée ou dans un verre d’eau additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydrique. Une seule cautérisation bien faite suflit.

S’il y a chémosis, excisions (Ricord), scarifications (Desmarres).

Avant d’agir, commencer par mettre à l’abri de la contagion l’œil sain au moyen d’un pansement méthodique par occlusion.

Végétations. — Traitement toujours local.

Traitement prophylactique : Soins de propreté ; éviter le séjour du pus sur les parties exposées à cette complication. Si les végétations sont petites, lotions avec solutions astringentes ; enfin circoncision ; poudre de Sabine, efficace dans quelques cas.

Traitement curatif : Excision complète et cautérisation consécutive.

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