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ÉTRANGLEMENT INTERNE. — TRAITEMENT

douches ascendantes, de lavements faits avec un liquide très-gras, la décoction de graine de lin, de racine de guimauve, d’huile d’olive; on réveillera les contractions intestinales par des révulsifs, des frictions, le massage, l’électricité, le marteau de Mayor ; puis on emploiera la curette ou le doigt pour débarrasser le rectum ; les purgatifs viendront ensuite, mais ils seront plus nuisibles qu’utiles s’il existe des vomissements. On a encore employé les lavements de tabac, de belladone à l’intérieur; on a cité des succès par l’ingestion du mercure cru. Nous devons rappeler que les douches ascendantes sont le meilleur moyen, mais quelles sont contre-indiquées si l’intestin est altéré, car elles pourraient déterminer une rupture. Corlieu a réussi dans un cas de ce genre par l’emploi du chloroforme en potion, en frictions, et des douches ascendantes faites à l’aide d’une forte seringue et d’une sonde œsophagienne. On se servira de préférence de l’irrigateur Eguisier ou bien d’une seringue de cheval.

En général, pour les corps étrangers, on emploiera les douches ascendantes et le massage; l’usage des purgatifs est subordonné à l’état de l’intestin et au degré d’obstruction. — • Les vers intestinaux doivent être tués avant d’être expulsés; on emploiera donc la santonine, le semcn-contra, le calomel (yoy. Vers intestinaux).

Si l’on a diagnostiqué des diverticules, des brides, on aura à combattre des symptômes inflammatoires; on emploiera alors les antiphlogistiques, les sangsues, la glace et les purgatifs qui, quelquefois ont donné lieu à de bons résultats.

Si l’étranglement est produit par la présence d’organes hypertrophiés dans le petit bassin, par des tumeurs, on pourra intervenir activement par le traitement direct de la maladie qui a amené l’hypertrophie, ou bien par le déplacement de la tumeur, ce qu’on obtiendra par le repos au lit ou l’emploi de ceintures ou de moyens mécaniques appropriés.]

Homolle (1) a rapporté trois cas de succès obtenus à l’aide de la strychnine administrée de la manière suivante :

Ofi Strychnine pure Sucre blanc. . . .

2 centigram.

1 gram.

Magnésie calcinée

Mêlez exactement, divisez en vingt prises. A prendre d’heure en heure.

h grain .

Mais y avait-il étranglement ou simple engouement? La même réflexion s’applique aux faits suivants, que nous nous bornons à mentionner.

Belladone. Hanius obtint la guérison dans quatre cas d’iléus en prescrivant un lavement avec k (/ranimes de racine de belladone dans suffisante quantité d’infusion de camomille. Ces observations, rapportées sans détail par Chrestien (2), engagèrent lauflieb (3) a employer ce médicament dans les mêmes cas; mais des accidents terribles de narcotisme, et qui lui firent perdre un malade, le forcèrent à diminuer la quantité du médicament dont il vante les bons effets à la dose de 75 centigrammes à 1 gramme, sauf à la répéter à d’assez longs intervalles.

(1) Homolle, Gazette des hôpitaux : Compte rendu de la Société médicale du Temple,

(2) Chrestien, Emploi extérieur de la belladone contre T étranglement des hernies abdominales [Journal des connaissances médico-chirurgicales, 1er mars 1850, p. 93).

(3) Taullieb, Dangers de V emploi de la belladone en lavements ( ibid 15 avril 1850,

Giraud a employé avec succès dans deux cas ce médicament à haute dose à l’extérieur et à l’intérieur de la manière suivante :

1° if Eau de fleur d’oranger. 375 gram. Extrait de belladone... 10 centigrammes.

Sirop de pavot blanc 60 gram.

Une cuillerée à bouche chaque quart d’heure.

2° Frictions sur le ventre toutes les demi-heures avec de la flanelle imbibée de la solution suivante :

if Huile de morphine 30 gram. | Extrait de belladone é gram.

Hervieux cite un cas d’étranglement interne, dans lequel tous les remèdes employés ayant échoué, il ht quatre applications successives du marteau de Mayer sur la surface cutanée abdominale, ce qui amena une guérison pour ainsi dire immédiate.

Rien ne prouve que dans les cas précédents il y eût une des espèces d étranglement que nous avons admises dans cet article.

Entérotomie. — Maisonneuve (1) a pratiqué, il y a quelques années, l’entérotomie pour un cas d’oblitération de l’intestin grêle, et, enhardi par ce succès, il a proposé d’appliquer cette opération aux diverses espèces d étranglements ou d obstructions signalées plus haut. Quant aux diverses méthodes qu on peut suivre dans l’opération, Maisonneuve les a parfaitement exposées dans son mémoire (2). (Voyez page 78 le traitement dans l’iNVAGlNATION.)

ARTICLE XI

INVAGINATION DE L’ INTESTIN.

§ I. — Définition, synonymie, fréquence.

L 'invagination est la pénétration d’une plus ou moins grande partie de 1 intestin dans l’intérieur d’une autre partie du même organe. Cette maladie a reçu particulièrement le nom de volvulus , d ' intussusception, de passio iliaca, etc. Sa fréquence est considérable, puisque Duchaussoy (3) en a réuni 135 observations.

[Nous étudierons séparément l’invagination de l’intestin pour ne pas changei le plan adopté par Valleix; il serait plus logique de traiter cette question à propos de l’étranglement interne. ]

§ II. — Causes.

Causes prédisposantes. — Nous n’avons de renseignements que sut \âgc et le sexe, et encore sont-ils très-insuffisants. On a trouvé l’invagination à tous les âges, et l’on a avancé qu’elle était surtout fréquente chez les enfants.

(1) Maisonneuve, Observation d’entérotomie pratiquée avec succès dans un cas d et

g le ment interne de l’intestin grêle (. Archives générales de médecine, décembre , »

t. VI, p. 174 : Séances de l’Académie des sciences , 16 septembre 1844). , , .

(2) Maisonneuve, Mémoire sur l’entérotomie de l’intestin grêle dans les cas d oblitération

de cet organe (Arch. gén. de méd., avril 1845, 4e série, t. VII, p. )• 107-185).

(3) Duchaussoy, Mérn. cit. ( Mémoires de l’Acad. de méd., l aris, t. XXIV, p.

INVAGINATION DE L’iNTESTIN. — SYMPTÔMES.

Rilliet (1), qui a recueilli quatorze cas d’invagination chez les enfants, a noté que c’est surtout dans la première année qu’elle se rencontre le plus fréquemment. [Duchaussoy en a rassemblé trente-sept, dont trente et un au-dessous de quatre ans. ]

Markwick (2) a vu une invagination considérable du gros intestin chez un enfant de quatre mois. Le principal symptôme, dans ce cas, fut une hémorrhagie intestinale considérable. A la fin, les matières rendues avaient une odeur gangréneuse. La portion invaginée était complètement gangrenée.

Taylor (3) a observé une invagination considérable de l’intestin grêle chez un enfant de vingt mois. Nous avons nous-même (U) donné la description d’une portion d’intestin éliminée par l’anus, avec deux diverticules qui rendaient trèsremarquable ce cas observé chez un enfant de treize mois par Marage.

Sexe. — • Thompson (5) a, sur trente-quatre cas, trouvé vingt malades du sexe masculin et quatorze du sexe féminin. [Sur soixante-trois adultes, Duchaussoy a trouvé quarante-neuf hommes et quatorze femmes.] Rilliet est arrivé à des résultats plus remarquables encore chez les enfants; car, sur vingt-cinq malades, il compte vingt-deux garçons et trois lilles. La principale cause occasionnelle serait, d’après Dance, l’inflammation intestinale; mais il est souvent bien difficile de dire si cette inflammation a précédé ou suivi l’invagination. D’ailleurs, on a observé des cas où la maladie s’est produite subitement. De violents efforts, les cris, les chiites, ont, dans quelques cas, été immédiatement suivis des premiers symptômes de l’invagination; c’est ce qui est arrivé également, au rapport de Burford (6), après l’administration d’un purgatif drastique. Enfin Cloquet a vu une partie de l’intestin entraînée dans la portion inférieure par un polype, et c’est ce qui a été constaté par d’autres observateurs.

Ogier, Wardet Hewett (Prescott) (7) ont cité chacun un cas semblable.

§ III. — Symptômes.

Rappelons ici cette opinion de Dance, que l’invagination de l’intestin grêle est beaucoup moins grave que celle du gros intestin, et que fréquemment elle ne donne lieu à aucun symptôme. Cette opinion a été combattue par Cruveilhier (8), comme beaucoup trop absolue, et cependant, dans la grande majorité des cas où les symptômes ont été très-violents et ont causé la mort, nous avons constaté une invagination du gros intestin.

Les symptômes de l’invagination intestinale ont une grande ressemblance avec ceux de Y étranglement interne. Il est rare que les sujets n’aient pas éprouvé déjà,

(1) Rilliet, Mémoire sur l’invagination chez les enfants. Paris, 1852. (Extrait de la Gaz. des hôpitaux.)

(2) Markwick, The Lancet, juillet 1846.

(3) Taylord, ibid., décembre 1843.

(4) Valleix, Note sur un cas d’ expulsion par l’anus d’une portion de l’intestin, accompagnée de deux diverticules qui lui étaient unis ( Union médicale, 2 février 1850).

(5) Thompson, Abst. of cases, etc. ( The Edinburgli med. and sur g. Journ., 1855).

(6) Burford, The Lancet, 1840.

(7) Hewett (Prescott), London med. Gazette, novembre 1846.

(8) Cruveilhier, Anatomie pathologique du corps humain, avec planches, t. II, livraisons 21e et 22e.

à une époque plus ou moins éloignée, des accidents du côté du tube digestif : ce sont des douleurs ayant un siège varié ; des alternatives de diarrhée et de constipation, et un trouble plus ou moins notable des digestions. Sous ce rapport, la ressemblance avec l’étranglement interne est complète. Il est des cas où les accidents de l’invagination surviennent tout à coup; mais nous avons vu que l’étranglement interne résultant du passage de l’intestin dans une ouverture trop étroite donnait également lieu à des symptômes subits. Ainsi, dans les premiers phénomènes, rien qui soit propre à l’invagination.

Lorsque l’invagination intestinale a acquis un assez haut degré, on observe des nausées , des vomissements bilieux ; puis des coliques souvent très-violentes, une sensibilité à la pression , occupant une plus ou moins grande étendue du ventre, mais plus forte dans un point où, par la palpation , on découvre une tumeur oblongue, souvent d’un volume très-considérable, et donnant un son mat à la percussion. Parfois les selles ne sont pas interrompues ; elles sont liquides, brunâtres, souvent fétides et teintes d’une plus ou moins grande quantité de sang. Quelquefois, au contraire, il y a une constipation opiniâtre; mais ce symptôme s’observe moins constamment que dans l’étranglement. Dans la majorité des cas, il y a des alternatives de constipation et de diarrhée.

Dans les premiers temps de la maladie, la face est médiocrement altérée ; il n’v a pas de fièvre , et, sauf la douleur, le trouble des digestions et la constipation, on n’observe rien de remarquable. Mais, à une époque avancée, la fièvre s’allume, les malades éprouvent souvent une soif intense; ils ont des éructations , des régurgitations, des vomissements fréquents, et un hoquet souvent très-fatigant. La face s'altère, Y amaigrissement fait des progrès notables, et il y a une anxiété plus ou moins grande.

Dans les derniers temps, le ventre devient volumineux, extrêmement sensible, ce qui tient parfois au développement d’une péritonite autour de l’invagination. Les symptômes du côté de Y estomac persistent ou augmentent; les selles sont brunâtres et restent liquides ; parfois elles sont très-fréquentes et donnent lieu a des épreintes; d’autres fois elles sont complètement supprimées. La face devient grippée, le pouls est petit, très-fréquent, presque insensible ; il peut y avoir un refroidissement glacial, et le malade succombe.

Quelquefois cependant des symptômes tout aussi violents que ceux que nous venons de décrire se terminent par la guérison. Si alors on examine les selles, on observe une circonstance remarquable qui a été surtout étudiée par E. Gaultier de Claubry (1), c’est Y expulsion par les selles d’une partie souvent considérable de l’intestin. Les cas de ce genre sont généralement connus; on a vu jusqu’à 1 mètre d’intestin être rejeté ainsi. C’est l’intestin grêle qui subit les pertes de substance les plus considérables ; car il n’y a guère d’exemples de l’expulsion d’une partie du gros intestin dépassant un tiers de mètre : cela s’explique sans doute par la plus grande gravité de l’affection dans ces derniers cas, et par la mort trop prompte pour permettre l’élimination.

L’expulsion de ces parties d’intestin est précédée ordinairement de selles mu-

(1) Gaultier de Claubry, Sur la terminaison de quelques cas de volmdus ( Journ . univ. hebclom. de médecine, 1833).

INVAGINATION DE I.’lNTESTIN. — MARCHE.

qucuses, sanicuscs, sanglantes. Dans quelques cas pourtant, les matières rendues sont simplement fécales. Après l’expulsion, il y a, suivant la remarque de Gaultier de Claubry, une hémorrhagie intestinale presque constante, mais qui varie beaucoup dans son abondance. , .

Après cette élimination, plusieurs malades marchent rapidement vers la guérison, et n’éprouvent plus que quelques douleurs abdominales et de la diarrhée. Chez d’autres, ces accidents sont portés à un plus haut point, sans que toutefois la terminaison de la maladie soit plus funeste : il y a des troubles prolongés de la digestion ; parfois les malades 11e peuvent redresser le tronc sans éprouver des tiraillements douloureux dans l’abdomen; mais, après un temps assez long, tout rentre dans l’ordre, et il 11e reste plus rien de la maladie.

Dans d’autres cas enfin, les symptômes persistent et s’aggravent, les selles restent sanglantes, la diarrhée est considérable, les douleurs sont de plus en plus vives, et les malades succombent épuisés. A propos de la terminaison , nous indiquerons quelles sont parfois les conséquences fâcheuses de 1 invagination, même après l’élimination de la partie invaginée.

Symptômes chez les enfants ( 1). — • Elle se présente sous deux formes, 1 une latente, l’autre apparente : la première espèce, beaucoup plus fréquente que l’autre, prend naissance pendant l’agonie et siège dans l’intestin grêle ; la seconde constitue une maladie bien caractérisée et occupe presque toujours le gros intestin dans la première enfance; tantôt cet organe, tantôt l’intestin grêle, dans la seconde enfance. Le lieu d’élection de l’invagination de la première enfance trouve son explication dans des conditions physiologiques et anatomiques spéciales a cet âge.

L’invagination du gros intestin dans la première enfance est caractérisée par des vomissements incessants, très-rarement stercoraux, de petites selles muqueuses, striées de sang, ou une véritable entérorrhagie ; le ventre conserve sa forme, ou bien à une période en général peu avancée, oii/perçoit une tumeur dans 1 un des flancs ou à l’hypogastre. La soif est peu vive, le pouls fréquent, sans chaleur à la peau; l’anxiété, l’angoisse, les cris existent fréquemment; l’assoupissement ou le coma, l’éclampsie sont plus rares. Le faciès est altéré, les forces sont déprimées ; mais l’amaigrissement est peu marqué.

Dans la seconde enfance, les vomissements existent et souvent sont stercoraux ; le ballonnement du ventre est plus marqué, la tumeur rare, la constipation habituelle; les douleurs abdominales sont vives, la fièvre est intense. L’apparence de la maladie est péritonéale. (Rillietet Barthez.)

§ IV. — Marche, durée, terminaison de la maladie.

La marche de la maladie est très-différente suivant les cas; tantôt il y a, avant que la dernière atteinte du mal ait lieu, des alternatives plus ou moins fréquentes, et de plus ou moins longue durée, de calme et de souffrance; tantôt, au contraire, - l’atteinte mortelle survient tout d’abord et marche d’une manière continue vers la terminaison funeste ; tantôt enfin l’invagination, se manifestant tout à coup, fait des progrès rapides. Aussi la durée est-elle très-variable. En quelques jours, en effet, les malades peuvent succomber, tandis que* dans certains cas, la maladie se

(1) Rilliet et Barthez, Med. des enfants , 2e édit., 2e tirage. Paris, 1861, t. I, p. 832.

Ih

prolonge pendant plusieurs mois; on l’a même vue avoir une durée de deux ans et plus. Les accidents qui suivent l’élimination de l’intestin invaginé rendent aussi cette durée très-variable.

La maladie dans la première enfance ne dépasse pas, en général, le cinquième jour, et se termine quelquefois le troisième dans les cas malheureux ; elle peut se terminer en trente-six heures ou en cinq jours dans les cas favorables. Dans la seconde enfance la durée est plus longue (1).

Quant à la terminaison , elle est assez fréquemment favorable, mais c’est surtout lorsqu’il y a invagination de l’intestin grêle. Le fait est démontré par les cas d’élimination dont nous avons déjà parlé. Sur trente-deux, dans lesquels Thomson a pu constater quelle était la portion du canal intestinal éliminée, il a trouvé que vingt-deux fois elle appartenait exclusivement à l’intestin grêle. Or, si nous rapprochons de ce fait cette considération que, dans l’invagination intestinale, l’élimination est, sans contredit, la chance la plus favorable, sinon la seule favorable, nous devons en conclure que l’invagination de l’intestin grêle est la moins fâcheuse.

Dayton (2) a cité un cas dans lequel il y eut élimination d’une portion d’intestin appartenant à l’intostin grêle, et ayant la longueur de douze pouces. Ce cas a été observé chez un homme malade depuis longtemps et sujet à de vives coliques. Après l’expulsion de l’intestin séparé, le malade est entré promptement en convalescence. Il ne lui est resté que de la douleur dans le côté droit du ventre, douleur augmentée par la position assise. Luizi Cittadini, d’Arezzo (3), a vu, chez un homme d’une cinquantaine d’années environ, l’expulsion par l’anus d’une portion d’intestin grêle dont la longueur a été évaluée à une brassée environ, être suivie de guérison complète.

La terminaison n’est pas la même dans la première enfance et dans la seconde : dans la première , la guérison, quand elle a lieu, résulte du dégagement de la portion invaginée ; tandis que, clans la seconde , c’est à l’élimination de la portion invaginée qu’est due cette terminaison favorable, commune chez l’adulte (Rilliet).

Ce qui peut rendre la terminaison funeste, ce sont les conséquences de l’élimination. Si, au moment de la séparation de la partie intestinale évacuée, les adhérences ne sont pas suffisantes, il y a ouverture de l’intestin dans le péritoine, et de là péritonite mortelle. D’un autre côté, la cicatrisation peut se faire d’une manière vicieuse, d’où résulte un rétrécissement qui plus tard occasionnera la mort.

§ V. — Lésions anatomiques.

Quelque intéressantes qu’elles soient, les lésions anatomiques n’ont 'qu’une importance secondaire. Presque toujours l’invagination de l’intestin se fait de haut en bas, c’est-à-dire qu’une portion de cet organe pénètre dans une autre portion plus rapprochée de l’ouverture inférieure. Cependant on a cité des cas où le contraire avait lieu, et de là la division en intussusçeption descendante et intussusception ascendante ou rétrograde. J. Cruveilhier a voulu attribuer exclusivement cette

(1) Rilliet et Barthez, Traité des maladies des enfants, 2e édit., t. I.

(2) Dayton, The New-York Journal, 1845.

(3) Luizi Cittadini, d’Arezzo, Raccoglitore medico, 1846.

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