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HÉPATITE CHRONIQUE. ■ — TRAITEMENT

Pronostic. — Le pronostic est nécessairement très-grave. On a affirmé qu’à 'aide des médicaments fondants on avait obtenu la résolution de foies très-volumimeux; mais les faits ne sont pas suffisamment précis. Le principal espoir est donc Hans l’ouverture des abcès à l’extérieur, soit directement, soit par l’intermédiaire ri’organes creux, comme l’intestin et les bronches.

§ VII. — Traitement.

On a prescrit les antiphlogistiques , et en particulier la saignée , soit du bras,

. soit du pied ; les sangsues à l’anus et les ventouses scarifiées sur l’hypochondre Qlroit; mais on a souvent, sous le nom d'hépatite chronique , traité de simples contestions, qui, en effet, cèdent facilement à leur emploi.

Les mercuriaux ont été fréquemment mis en usage, et l’on a vanté en particuli ior les pilules de Plummer , ainsi composées :

If Soufre doré d’antimoine. . ) . „ Résine de gaïae 8 gram.

Calomel } 3 ' Sirop de gomme q. s.

Faites des pilules de 30 grammes Dose : de deux à quatre par jour.

Sœmmering (1) recommande les frictions mercurielles sur la plante des pieds.

On a eu encore, recours, pour faire fondre les engorgements du foie, dont on ppeut rapporter quelques cas à l’hépatite chronique, aux bains de mer et àl 'eau de mer prise àl’intérieur; mais l’expérience ne nous a pas appris ce qu’il faut penser idc cette médication.

La poudre, l’extrait de quinquina , les ferrugineux, en un mot la médication t'onique est également vantée; mais nous n’avons pas de faits qui déposent en i faveur de son efficacité. Il en est de même du galvanisme, préconisé par la BBeaume (2).

Quelques médecins, parmi lesquels il faut citer Cheyne (3) et Schlcsinger (à), ont nsisté sur l’efficacité des pédiluves nitro-muriatiques. Voici celui que prescrit ce lernier auteur :

Acide hydrochlorique 90 gram. | Eau pure 120 gram.

Acide nitrique.. 60 gram.

Mêlez. Prenez le tiers de ce mélange, et versez-le dans :

Eau 5550 gram.

Le malade prendra le bain de pieds le soir, ayant l’eau jusqu’aux genoux. Il y i « estera vingt minutes.

On a encore préconisé le chlore (5), la chélidoine (6), la gomme ammoniaque , a mousse d'Islande, etc. Mais, dans l’état actuel de la science, ces moyens ne nnéritent qu’une simple mention.

Il ne faut pas oublier dans cette énumération leseawx minérales alcalines, telles

(1) Sœmmering, De morbis vasorum absorb. Francfort-sur-le-Mein, 1795.

(2) La Beaume, Du galvanisme appliqué à la médecine, trad. de Fabré Palaprat. Paris,

(3) Cheyne, Essgs on ihe diseuses of childrcn, vnth Cases and dissections. Edinburgh, 1802.

(1) Schlesinger, Hufeland's Journal.

(5) Wallace, Researches respect, the rned. power of chlor. Dublin, 1823.

(6) Benedix, Rus fs Magazin, 1823.

MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES

que l’eau de Vichy (1), de Saint-Nectaire, de Carlsbad, du Mont-Dore, de Néris, de Plombières, etc. (2). On a cité un assez grand nombre de cas dans lesquels ces eaux, dont la base principale est le carbonate de soude, ont produit de bons effets dans les affections chroniques du foie. C’est pourquoi nous n’en parlerons pas ici. Mais quelle est leur action dans l’hépatite chronique en particulier? C’est ce qu’il impossible de dire.

Hydrothérapie. — Scoutetten (3) rapporte un fait assez curieux. Il s’agit d’un malade qui, depuis quarante ans, souffrait de l’hypochondre droit, et qui, à l’époque où il se soumit au traitement par l'eau froide , avait le foie assez volumineux pour occuper une grande partie de l’abdomen. Deux saisons de trois ou quatre mois suffirent pour amener une très-grande amélioration, et au bout de deux ans le foie avait cessé de faire saillie au-dessous des fausses côtes. Existait-il, en pareil cas, une hépatite chronique? C’est ce qu’on ne saurait dire. Nous nous bornerons à mentionner le fait sans en tirer aucune conséquence rigoureuse pour le traitement de la maladie dont il s’agit ici.

A l 'extérieur, on applique ordinairement soit des cautères , soit des rnoxas , que l’on entretient pendant un temps fort long. Le séton est également mis en usage : on provoque une suppuration abondante, dans le but de favoriser la résolution de l'inflammation chronique.

Un régime assez sévère sans être trop débilitant, la limonade tartrique , ou mieux, suivant quelques-uns, la limonade hydrochlorique , complètent ce traitement. Voici comment on compose cette limonade :

"if Eau 1000 gram. | Acide hydrochlorique jusqu’à agréable

Sirop de sucre 60 gram. | acidité.

Mêlez avec soin. A prendre par demi-verres, dans la journée.

3° CIRRHOSE.

§ I. — Définition, synonymie, fréquence.

On chercherait en vain des descriptions de la cirrhose dans les anciens ouvrages. Morgagni (4) l’avait entrevue, mais Lacnnec (5), le premier, reconnut que, dans certains cas d’ascite, le foie présentait une altération toute particulière qu’il crut devoir regarder comme le résultat d’une production morbide. Boullaud reprit la question sous le point de vue de l’anatomie pathologique, et plus tard Becquerel, Gubler (6) [et Frerichs] en ont fait le sujet de recherches étendues.

On a dit que la cirrhose était caractérisée par un état particulier du foie qui donne aux tissus de cet organe l’aspect de la cire. Becquerel définit la cirrhose

O) Voy. Petit, Du mode d'action des eaux minérales de Viclnj, etc. Paris, 1850.

(2) Dictionnaire général des eaux minérales et d’hydrologie médicale. Paris, 1860, t. I, p. 676 et suiv.

(3) Scoutetten, De l’eau sous le rapport hygiénique et médical, ou de l’ hydrothérapie. Paris, 1843.

(4) Morgagni, De sedibus et causis morborum , epist. xxxvm.

»5) lïoulland, Considérations sur un jmint d’anatomie pathologique du foie ( Mém . de la Soc. cl'émul., 1826, t. IX).

(6) Gubler, thèse d’agrégation. Paris, 1853.

CIRRHOSE. — CAUSES.

une affection caractérisée anatomiquement par l’hypertrophie de la substance jaune du foie, ou, en d’autres termes, des granulations, coïncidant, à une époque avancée delà maladie, avec une diminution générale du volume de cet organe. PourGubler, la cirrhose est une maladie caractérisée essentiellement par la transformation de la substance acineuse du foie en grains séparés, plus ou moins volumineux, ordinairement jaunes, avec disparition de l’élément vasculaire, développement considérable i de la trame cellulo-fibreuse et altération de la forme ainsi que du volume de l’or- : gane. On a encore désigné cette affection sous le nom d'état granuleux du foie, et I les Allemands lui donnent celui de Muscatnussleber.

La fréquence de la maladie n’est point rigoureusement déterminée.

§ H. — Causes.

L’étiologie de la cirrhose n’est pas aussi difficile qu’elle le paraît au premier abord (Becquerel) (l). Voyons quelles sont les circonstances dans lesquelles elle s’est développée, d’après le petit nombre d’observations que nous avons pu rassembler.

1° Causes prédisposantes. — Sexe. — Becquerel a trouvé, relativement au sexe , que sur soixante-trois cas, il y avait quarante hommes et dix-sept femmes il en conclut que les hommes sont plus disposés h la cirrhose. Cependant on peut regarder ces chiffres comme étant encore insuffisants. Nous trouvons, dans cinq cas que nous avons réunis, trois femmes et deux hommes. [Frerichs a trouvé vingt hommes et seize femmes sur trente-six cas de cirrhose. ]

L 'âge est très-variable : dans les observations rapportées par Becquerel, la maladie a été plus fréquente entre trente et quarante ans; dans celles dont nousvenons de parler, l’àge a varié entre trente-trois et quarante-neuf. Les enfants peuvent aussi être affectés de cirrhose. Baron et Gherard en ont cité chacun un exemple. [Sur trente-six individus atteints de cirrhose, dont Frerichs a rapporté l’histoire, il y en avait un entre dix et vingt ans, deux entre vingt et trente ans, douze entre trente et cinquante ans, vingt entre cinquante et soixante-dix ans; enfin, une femme était âgée de quatre-vingt-un ans. ]

Constitution. — Chez les sujets dont nous avons rassemblé les observations, la constitution était généralement médiocre. Une nourriture mauvaise et des excès de toute espèce ont été mis au nombre des causes de cette maladie; mais l’insuffisance des chiffres ne permet pas de regarder cette assertion comme positive, surtout quand il s’agit d’individus observés dans les hôpitaux, et chez lesquels ces conditions hygiéniques sont si fréquentes.

[Cependant tous les auteurs s’accordent pour regarder l’abus des spiritueux comme une des causes qui prédisposent le plus efficacement à la cirrhose; aussi les Anglais ont-ils nommé cette affection gin drinlcer’s liver. Les observations de Frerichs qui, sur trente-six individus atteints de cette maladie, en a trouvé seize s’adonnant notoirement aux excès alcooliques, viennent encore confirmer cette manière de voir.]

L 'habitation d’un lieu bas, mal aéré, humide, a été notée.

(1) A. Becquerel, Recherches anatomiques et pathologiques sur la cirrhose du foie{Arcli. gin. de méd., mai et juin 1850).

MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES

2° Causes occasionnelles. — Parmi les causes déterminantes, Becquerel a cité les affections du cœur , et il a expliqué la production de la cirrhose comme une suite des nombreuses congestions qui surviennent dans le cours de ces affections. La moitié des sujets qu’il a observés présentaient une affection du cœur antérieure à la cirrhose. Dans les cinq observations déjà citées, on n’a noté qu’une seule fois un rétrécissement de l’orifice auriculo-ventriculaire, et ce rétrécissement n’était pas assez considérable pour occasionner une stase notable de sang dans le foie.

\f emphysème pulmonaire ; il n’a d’autre influence que de provoquer le développement de la maladie du cœur.

Les tubercules n’ont pu être considérés comme donnant lieu à la cirrhose que dans six cas observés par Becquerel. Dans ceux que nous avons cités, on trouvait seulement une trentaine de petits tubercules chez un sujet, et un seul chez un autre.

L’influence des maladies dont il vient d’être question ne paraît pas définitivement démontrée. Il est rare que la cirrhose survienne chez un individu qui n’est pas affecté d’une maladie étrangère au foie.

Les affections morales vives, qu’on aurait pu aussi étudier dans les causes prédisposantes, méritent une mention à cause de leur action bien connue dans la production de l’ictère. Chez deux des sujets dont nous avons l’observation sous les yeux, des chagrins très-vifs ont été suivis immédiatement du début de la maladie. Cette cause ne s’est reproduite que chez deux des malades dont parle Becquerel, en sorte qu’en somme la proportion est minime.

[Aux maladies qui précèdent, Frericbs ajoute encore la syphilis qu’il a observée six fois, sur trente-six cas, concurremment avec la cirrhose, et la fièvre intermittente, qui, trois fois, avait précédé cette dernière affection. Cependant, d’après le même auteur, il n’y aurait probablement pour la fièvre intermittente qu’une simple coïncidence, l’induration granulée du foie existant rarement chez les sujets qui ont succombé à la cachexie paludéenne. ]

Nous indiquerons seulement les grandes fatigues corporelles et les affections du tube digestif. Les premières n’ont existé que très -rarement, et les secondes se sont montrées presque toujours après le début de la maladie du foie.

§ III. — Symptômes.

Début. — Le début n’est ordinairement annoncé que par un peu de malaise ; quelquefois il est marqué par un sentiment de gêne plutôt que de douleur dans la région hépatique, et assez fréquemment les malades n’en ont aucune conscience ; de telle sorte qu’ils ne commencent à s’apercevoir de leur état de maladie que lorsque l’ascite apparaissant, leurs vêtements deviennent trop serrés. Quelques troubles digestifs, et principalement une diminution plus ou moins notable de l’appétit, peuvent aussi coïncider avec l’apparition de l’affection hépatique.

Symptômes. — Lorsque la maladie est confirmée, on observe les symptômes suivants : Une douleur , qui est loin d’être fréquente, est ressentie par quelques individus, soit dans la région du foie, soit dans les lombes, soit, ce qui est plus rare dans une partie de l’abdomen rapprochée de l’ombilic. Ce symptôme n’a existé que deux fois dans les cas que nous avons rassemblés, et dans une proportion moindre

CIRRHOSE. — SYMPTÔMES.

encore dans ceux dont Becquerel a donné l’analyse. La douleur s’est toujours montrée faible et sourde; la pression n’en a jamais réveillé aucune dans la région i du foie, à moins de complication.

Le foie peut être augmenté de volume à une époque peu éloignée du début (Becquerel). Dans les cas que nous avons rassemblés, cet organe présentait un ’ volume notablement au-dessous de l’état normal, sans doute parce que la maladie était arrivée à une période avancée. Au reste, cette augmentation passagère du volume n’est jamais très-considérable; elle ne saurait en imposer pour une des i affections chroniques dont nous parlerons plus loin, et dans lesquelles le foie devient énorme. 11 peut y avoir des exceptions à celle règle. Requin (1) a, en effet cité deux cas dans lesquels le volume du foie, au lieu d’être diminué, était au con-

1 traire augmenté d’une manière notable, bien que la maladie fût arrivée à une I période avancée.

La palpation ne fournit ordinairement que des caractères négatifs. De quelque nmanière, en effet, qu’on la pratique, lorsque l’affection a une certaine durée, et qquand même l’ascite ne s’opposerait pas, dans plusieurs cas, h ce quelle fut exercée i convenablement, on ne sent sous les fausses côtes ni résistance ni tumeur.

A l’aide de la percussion , on peut parfois constater la diminution du volume du ftfoie. C est ainsi que, dans un cas qui nous a été commmuniqué par Cossv la matité déterminée par cet organe ne s’élevait que jusqu’à la neuvième côte.

1, ictère est très-rare dans la cirrhose; il existe fréquemment une coloration .particulière de la peau, plus caractérisée à la face et au cou que dans les autres ; parties et constituée par une teinte jaunâtre légèrement terreuse, qui, à peine sensible et d’une nuance légère dans quelques cas, peut, dans d’autres au contraire, acquérir un haut degré d’intensité, et donner, à la face surtout, une teinte légèrement cuivreuse, qui se rapproche de l’ictère, auquel on peut, jusqu’à un iLcrtam point, 1 attribuer, puisque le fond des conjonctives est un peu jaune Mkcquerel n a pas indiqué la proportion exacte des cas où se produit cette coloration. Frcnchs a observé dans 7 cas sur 36 une véritable coloration ictérique; dans deux te ces cas, elle était assez prononcée pour constituer un ictère véritable.! Dans ceux lue nous avons rassemblés, elle s’est montrée deux fois; dans les deux autres elle i complètement manqué, et chez le cinquième sujet, il existait un véritable ictère ' aune verdâtre assez intense, occupant les sclérotiques aussi bien que toutes les utres parties du corps. La coloration particulière décrite par Becquerel ne nous

'îara,t etre autre chose ^tère très-léger, et qu’on doit rechercher très-atten Rivement.

L asc‘te. al <les P^oomènes les plus remarquables qu’on observe dans le ours de a cirrhose; elle est en même lemps un des plus constants, puisque

’ enchs 1 * "oto 2,1 f0,s SUI' 38 “]• Elle ne se produit que lorsque FalTmiou est arvenue a une époque assez avancée (Becquerel), mais à cette époque elle est '■(instante. C est ce qui a été noté dans les observations que nous avons sous les eux, et ou la cirrhose présentait toujours la forme chronique. Lorsque l’ascite est «ne uniquement à I altération du foie, elle est remarquable en ce qu’elle se produit vaut I œiemedes membres inférieurs; c’est ce qui a été noté dans les cas que

’S S SimCaS *C"'me «■■**»* **, P- Marne, Yalleix, 5* 6dit. lÿ ^

MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES

nous avons rassemblés. En outre, ce n’est qu’au bout d’un temps quelquefois assez long que les jambes commencent à s’œdématier. Leur infiltration peut rester peu considérable, et n’ètre nullement en rapport avec l’abondance de l’épanchement dans la cavité péritonéale, [c’est ce que Frerichs a observé 17 fois sur 36 cas]. Lorsqu’il existe d’autres lésions qui donnent lieu à l’anasarque, comme les affections du cœur ou des reins, les choses peuvent se passer différemment; mais alors on trouve dans les symptômes propres à ces maladies la raison de cette anomalie apparente. L’ascite ne présente, du reste, rien de spécial dans ces cas que nous rappellerons a 1 article 1 1 VDROPISIE.

La présence sur l’abdomen des veines dilatées et sinueuses extrêmement apparentes a été notée dans trois des cinq cas que nous avons déjà indiqués, et dans les deux autres on a peut-être oublié de les rechercher. Nous insistons sur ce point, parce que, dans le diagnostic de Y ascite, nous aurons à rappeler ces faits. Chez un sujet, la dilatation veineuse se montrait dans toute l’étendue de l’abdomen, y compris l’épigastre.

[Enfui, on a observé des hémorrhagies du poumon, du cerveau, par 1 intestin, par l’estomac et sous le péritoine. Expliquées d’abord par l’obstacle a la circulation dans le foie, elles ont reçu récemment une autre interprétation : Monneret les attribue à l’altération du sang déterminée par la non-élimination de certains matériaux de là bile qui restent dans le sang et lui donnent une fluidité redoutable. Gubler, s’appuyant sur des recherches récentes de physiologie et reconnaissant au foie la propriété de transformer la fibrine ébauchée, demi-fluide de la veine porte, en fibrine parfaite et résistante, trouve dans cette considération le moyen d’expliquer les hémorrhagies. En effet, si le foie est profondément altéré dans sa texture, le san* de la digestion traversant la glande hépatique sans y subir les modifications ordinaires, versera sans cesse dans le torrent circulatoire de la fibrine déliquescente 1

Dans les premiers temps, la face peut rester naturelle. A une époque plus avancée, outre la coloration dont il a été question plus haut, elle offre un amaigrissement notable, elle est ridée et grippée. Les membres supérieurs participent a F amaigrissement général; et comme ils n’offrent pas d’infiltration, il existe une disproportion frappante entre leur volume, celui de l’abdomen et celui des membres

Dans les premiers temps, Y appétit ne subit qu une diminution peu considérable, ou même est conservé. A une époque avancée, il est notablement diminué, ou même il existe une anorexie complète. Des vomissements muqueux ou bilieux, des éructations gazeuses, se montrent dans un certain nombre des cas; [et, presque constamment, la digestion intestinale s’accompagne d’un météorisme d’autant plus néniblc que la cavité abdominale est plus diminuée par l’ascite. D après Frerichs, l„ développement exagéré de ces gaz serait dû à la diminution de la sécrétion bilian e

t 'a l’altération éprouvée par le système musculaire de l’intestin]. La soif est toujours modérée ; la bouche reste naturelle, si ce n’est vers les derniers jours et lorsque l’agonie commence; car alors la langue devient souvent rouge et sechc, ou couverte d’un enduit épais. La constipation est rare, d’après Becquerel; mais ce] svmotômc n’a pas été étudié d’une manière assez précise dans son mémoire. Il arrive sans doute assez souvent qu’un dévoiement léger survient, soit par suite

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