ENGRENAGES DES MOULINS
lira» PROPOSITION. Si une force est appliquée latéralement à un levier ou à une poutre , V effort en un point quelconque est directement comme la forcect sa distance de cet endroit (i).
IIIme Proposition. Ladenture étant la même % l’effort est en raison inverse de la vitesse (a). .
«Par exemple, si les cercles primitifs d’une paire de roues1 se meuvent avec la vitesse de im,839 ( 6 fl.) par seconde, et que la vitesse de ceux d’une autre paire de roues placées dans les mêmes circonstances à tous autres égards, soit de o,n,gi4 ( 3 ft. ), seulement par seconde , l’effort sur les dents des ber* nières roues est double de celui qui a- lieu sur les dents des premières. » . i
Sur la manière de combiner les engrenages.
» Dans une machine, la vitesse des points qui reçoivent l’iifipulsion du moteur doit être à celle des points qui effectuent le travail, dans le rapport qui convient^ l’effet maximum de la puissance motrice d’une part, et de l’autre au meilleur effet dés pièces ouvrières. Toute autre combinaison de mouvemens relatifs des parties de la machine sera nécessairement suivie, soit d'une perte de puissance , soit d’une mauvaise exécution de l’ouvrage. Mais quandjme fois on connaît la meilleure vitesse à donner aux pièces ouvrières, ainsi que celle qui met le premier moteur en état de produire le maximum’ d’effet , la détermination du nombre de dents convenable aux roue^et aux- pignons est une opération très - simple. Avant d’aller plus loiiJPdl est bon d’avertir, les jeunes mécaniciens de quelques points essentiels. , .
i" Quand-des roues font mouvoir ou mènent des pigiions, le nombre de dents de chacun de ceux-ci ne doit pas être de
(i) Voyez Emerson, prop. Gr.
(j) Voyez Emerson, prop. 1 19, rèole 8. :
moins de 8, mais bien, plutôt u ou 12 si cela peut se faire commodémeht. Pour la forme de dents qui sera décrite, ce nombre ne doit pas être moindre de dix, mais il sera bien mieux de le porter à i3 ou x 4-
2e Quand les pignons mènent les roues , le nombre de leurs dents peut être moindre ; mais dans aucun cas on ne doit pas mettre moins de 6 dents sur un pignon , et il faut lui en donner de préférence 8 ou g quand on peut le faire.
3e Le nombre de dents d’une roue doit être premier relativement au. nombre de dents du pignon , c’est-à-dire que le nombre de. dents de la roue ne doit pas ponvoir être divisé par celui des dents du pignon , sans donner un reste. Mais comme les nombres de dents des pignons sont Ordinairement choisis , il Sera avantageux de prendre pour chacun d’eux un- nombre premier tel que 7, 11, i3, 17, 19, 23, etc.,parceque ces nombres sont moins souvent facteurs que les autres.
'Quand on est conduit à donner un nombre premier de dents à la roue , tout nombre entier qui approche le plus d’être avec lui dans le^ rapport voulu peut être pris pour celui des dents du pignon ; car une exactitude minutieuse n’est pas ce à-quoi il faut s’attacher. On préfère garnir la roue de dents en nombre premier ou qui ne soit pas divisible par le nombre de dents du pignon , parce qu’alors les mêmes dents se rencontrant plus rarement , elles s’usent ainsi plus uniformément. ‘ . • ■
4e Si l’on désire qu’un accroissement ou qu’un décroissement de vitesse soit communiqué avec le moins possible de rouagdp, on a démontré que le nombre de dents de chaque pignon doit être au nombre de deqts de sa roue, comme 1 est à 3 , 5g (1); mais tant à cause de l’espace occupé par plusieurs roues que par la dépense qu-’ellesoccasionent, il sera souvent nécessaire de leur donner 5 ou 6 fois autant de dents qu’aux pignons. Cependant le rapport de 1 à 6 ne devrait ja-
(1) Voyez U physique du docteur Young, a' voL, art. 366.