‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 118 sur 166 · MODELES DES ROLES · texte numérisé non relu

MODELES DES ROLES

mais être dépassé , à moins qu’il n’y ait pour cela des raisons importantes.

Observations pratiques sur la manière de faire les modèles pour les

, roues en fer coulé. ' J

« Ayant déterminé la denture assez robuste pour l’usage auquel elle doit être appliquée , 4’épaisseur de la dent sert à régler les proportions des autres parties de la roue. . "

» Un constructeur très-estimé m’a dit avoir adopté depuis long - temps la règle suivante , pour déterminer la longueur ou saillie des dents des roues, .et en avoir été toujoars satisfait.

» RÈGLE. La saillie des dents doit être égale a la denlune diminuée du jeu de l’engrenage. On entend par jeu de l’engrenage l’intervalle compris entre les bouts des dents d’une des roues, et le cercle sur lequel sont placées les racines des dents de l’autre , lorsque les roues engrènent bien, c’est-à-dire lorsque leurs cercles primitifs se touchent. . • ’ .

» Par exemple, pour la denture de 0"*,o5* (a in.), il donne on>,o46( i ,3/ c in.) de saillie à la dent, en admettant om,oo5 (3/ c in. ) pour le jeu de l’engrenage.

» Un autre constructeur très-expérimenté, surtout dâns les moulins mus par des chevaux , donne depuis long-temps pour saillie aux dents de ses roues la moitié de la denture seulement , et les fait travailler aussi engrenées que possible , sans toutefois que les extrémités des unes buttent contre les fonds des intervalles des autres. Avant d’adopter cette proportion , les dents étaient très-sujettes à être cassées , lorsque les chevaux donnaient des saccades. ,

» En y réfléchissant , on trouvera qu’il n’est pas nécessaire de donner à l’engrenage plus de jeu qu’il n’en faut pour que les bouts des dents d’une roue puissent passer sans toucher le cercle intérieur de l’autre ; en admettre ([avantage ne servirait qu’à affaiblir les dents. Ce mode d’engrener est plus né -

ccssaire dans les moulins mus par des chevaux, que lorsque la puissance motrice est régulière 'et constanté.

« HuUon , dans son ouvrage sifir l’horlogerie, recommande de tenir la distance des bouts des dents au cercle primitif égale aufc trois quarts de l'épaisseur de la dent; ainsi , en supposant celle règle appliquée à une denture de om,o5i (a in.), et que l’épaisseur ‘des dents est exactement égale aux intervalles qui les séparent ; alors les dents sailleraient de om,oig (o, in.) an dehors du cercle primitif, et leur racine devrait être assez loin dans l’intérieur pour laisser pâsser librement les- dents de la roue coujuguée , que l’on doit supposer en tout pareilles. Alors chaque dent aurait o”,o38 ( 1., 5 in.) de longueur sans compter le jeu de l’engrenage, qui, en le supposant de om,oo5 ( 3/iG in.) comme ci-dessus exige qiie la dent ait une saillie totale de om, 04.3 ( 1 "/o in.).

» Mais en faisant le modèle pour une roue de fer coulé , le constructeur, de moulins doit faire attention, à une circonstance qui tient à la nature de cette matière. Toutes les parties du modèle ne doivent pas être seulement d’une dimension suffisamment forte , il faut encore proportionner ces parties de manière à ce que lorsque le métal fluidé est coulé dans le moule il puisse s’y refroidir partout en même temps.

. » Qüand on ne porte pas toute l’attention nécessaire à cette circonstance, le métal se refroidit inégalement, il se contracte plus vite dans un endroit que dans l’autre , et la pièce coulée-se casse quelquefois inopinément comme un verre'quel’on chauffe ou refroidit partiellement Dans les modèlespour le fer coulé , on doit ajouter à toutes les dimensions 1 pour 96 ( 1V8 in. pour 1 fl. ), pour fournir à la contraction ou retrait que le métal éprouve en se refroidissant.

» On doit aussi amincir les diverses parties du modèle du dedans au dehors, ou leur donner, comme on dit» delà dépouille, afin que le mouleur puisse facilement retirer ce modèle hors du sable sans endommager le moult'. Quelques observations sur les opérations d’une fonderie de fer en apprendront plus

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