‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 12 sur 166 · JB GUIDE DU „\1EU M KH · texte numérisé non relu

JB GUIDE DU „\1EU M KH

passera en e au dehors de la base!'/ des roues, conséquemment

la voiture sera renversée. .

Ceci montre combien sont dans l'erreur les personnes qui

se lèvent précipitamment debout idans une voiture qui verse, ou dans un bateau qui submerge; il est clair en effet qd’ elles ■ augmentent le danger en élevant le centre de gravité , et en le portant hors d’à-plomb de la base. o > I

§ l5. DES MACHINES SIMl’LtS. , * -j

Ayant prévu et expliqué tout ce qui est nécessaire pour bien comprendre les madones simples , appelées anciennement puissances mécaniques , U nous reste maintenant aies étudier toutes les six, savoir: le levier, la poulie, le treuil ,\r plan incliné,, le cqin et la vis.

On appelait autrefois ces machines simples puissances mécaniques , parce qu’elles paraissent augmenter nos forces en nous donnant la facilité d’élever ou de mouvoir des corps lourds, que ■sans elles nous ne pourrions point remuer. Quoiqu’elles soient au^n ombre de six , elles. ne sont soumises qu’à des principes communs que j’appellerai :

Lois générales des macfdries simples.

irc loi. Cette loi peut être énoncée ainsi : les momenlums de la , puissance et du poids sont toujours égaux, quand la machine est en équilibre. Momentnm signifie ici les produits de la puissance et du poids du corps multipliés par les espaces parcourus. Ainsi la puissance multipliée par l’espace qft’ elle parcourt , ou per sa distance au centre du mouvement , ou par sa vitesse , donne un produit égal à celui que l’on obtient en multipliant le poids par l’espace qu'il parcourt, ou par sa distance au centre de mouvement, ou par sa vitesse ; autrement, la puissance multipliée par sa descente verticale est égale au poids ou résistance multiplié par son ascension verticale.

loi. D’après cetle loi, la résistance ou le poids que la machine, simple sert à mouvoir et la vitesse de ce poids f sont

toujours en proporlioniinvcrse l’un Je l’autre ; c’est-à-dire que plus la vitesse du poids à mouvoir devra être grande , moins il pourra peser ; et que pins la vitesse devra être petite, plus le poids pourra être lourd. Cette loi est sans exception.

3e loi. Celte loi apprend que l’on perd toujours une portion de la puissance primitive pour vaincre le frul/eménl , l'îoerlie , etc.» cl qu'il est impossible d’ augmente* une Jarre ou puissance à l'aide d’une machine quelcompie , lorsque le temps est pris en considération dans le calcul de l’effet de cette machine.

Dans l’exposition de la théorie de la mécanique, nous supposons que tous les plans sont parfaitement unis , que leS'lc-* viers n’ont pas de poids, que les cordes sont très-souples et que les corps n’engendrent pas de frottement. En un mot, toutes les imperfections ou résistances ducs à la nature des matériaux’ dont on construit les machines , seront d’abord négligées ; nous ferons ensuite aux résultats de la théorie les modifications nécessaires pour en tenir compte.

• § l6. Du LEVIER. . , • ,

On appelle levier une barre de fer, de bois ou de touté autre matière inflexible, dont un point est soutenu par un appui ou support, tandis que les autres points peuvent pivoter autour de çcl appui, comme .centre de mouvement. Quand le levier s’étend de chaque côté de l’appui , on nomme bras ces extensions. La vitesse ou le mouvement de tous les points de ces bras sont proportionnels à leurs distances au point d’appui , selon la troisième loi . du mouvement circulaire.

Les lois suivantes sont observées quand le levier est en équilibre : . '

ire loi. La puissance et le poids ou résistance sont en raison

inverse de leurs distances au point d’appui (1).

(t) C’est-à-dirc, la puissance P,Jig. tO, qui est 5 multipliée par sa distance B C => 1 2 , au centre, est égale au poids W «=■ 60 multiplié par A B'zr t ; chaque produit devant èuv)60.

- a' fai. La puissance est au poids comme l’espace que ce poids parcourt, est à l’espace parcouru par la puissance (i).

3e fai. La paissance est au poids comme l’ascension deeelui-ci. est à la descente verticale de la puissance (a). . , .

4e loi. Leurs vitesses sont comme leurs distances art point «l’appui. Voyez là troisième loi du mouvement circulaire.

Çes lois s’appliquent généralement à toutes les machines simples. Ainsi, il est facile de calculer, d’après; les principes' précédens, le rapport de la puissance >à la résistance dans toutes les machines simples ou composées ; il suffit de trouver pour cela combien de fois la puissance se meut plus vite que le poids , ou combien de fois' son mouvement est plus étendu dans le môme temps ; car c’est dans ce rapport même que l’effet de la puissance paraît être augmenté par le secours de la machine ; mais 'il ne faut pas oublier que le temps durant lequel pn veut produire un effet quelconque , se trouve aussi augmente dans le même rapport.

§ 17, Règle générale pour calculer la résistance

QUI PEUT ÊTRE VAINCUE , A L’AIDE D’üNE MACHINE

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