DES MOTEURS. SIS
chose, confias par le moteur à une machine quelconque durant un temps donné, ne peuvent dans aucun cas être transmis par elle, sans diminution. La portion qu’elle en rend et que l’on appelle/vodu/f ou effet utile est d'autant plus grande que la machine a plus de perfection , soit sous le rapport de sa composition particulière, soit sous celui de la précision avec laquelle les pièces en sont exécutées.
8g. Les points qui opposent à la résistance l’effet utile de la machine parcourant un certain espace «dans un temps donné t, et éprouvent une certaine résistance p à se mouvoir; donc l’cfj fet utile de la machine pourrait être représenté par l’élévation du poids p mesurant cette résistance, à une hauteur e , dans le temps t; la mesure de cet effet sera donc ept, car il doit être évidemment proportionnel à p , à e et à /.
De même le moteur éprouve, de la part des points d’application de sa force sur la machine /une certaine résistance que l’on peut également représenter par un poids P; en soçte que si E est l’espace que parcourent, dans un temps conqu T, les points considérés, EPT sera la mesure du moteur." •*
Une machine sera d’autant plus parfaite que la valeur du produit ept approchera davantage de celle de EPT; et tout ce que l’on peut raisonnablement espérer par la construction d’une machine , c’est de transformer le produit EPT , dépendantdu moteur dont on dispose, en un autre ept qui en diffère plus ou moins et dont les facteurs e,p, ou t aient des valeurs convenables à l’objet que l’on se propose.
go. Par exemple, quand un maçon veut mettre en place une des pierres d’un mur d’appareil , déposée sur l’assise , il fait abstraction du temps dans les produits désignés , parce qu’il doit régler lui-même la position de la pierre et qu’il doit agir pendant tout le temps nécessaire à son entierplaceraent. Alors on a T=l et il reste à transformer le produit EP en un autre ep , dans lequel p représente le poids de la pierre , et tel que le maçon puisse mouvoir cette dernière; la machine dont il se
sert pour opérer cette transformation est fort simple, <’est une - pince ou lévier.
SJ je voulais lancer une balle avec une très-grande vitesse et d’une manière presque irfstantanée, je ne pourrais plus faire abstraction du temps, parce que dans un temps très-court je ne puis développer qu’une très-petite vitesse , et fournir que peu d’action mécanique; j’emploie donc une machine capable d’emmagasiner l’action mécanique que je dépenserai pendant un temps plus ou moins long , et de la dépenser dans un temps très-court ; cette machine est le fusil à vent. L’air , étant refoulé dans le réservoir situé da.«3 la crosse du fusil , à l’aide d’une pompe que je mets en activité pendant quelques minutes, exerce contre les parois une pression considérable, de sorte qu’en favorisant sa sortie par le canon de l’arme , le grand degré d’élasticité que cet air possède le fait se dilater subitement et chasser la balle avec rapidité, en épuisant à la fois toute la quantité d’action mécanique que j’avais moi-même dépensée pour le comprimer.
L’horloger qui doit assurer pendant plusieurs jours le mouvement de l’horloge qu’il veut construire ne peut pas non plus faire abstraction du temps ; il doit composer sa machine de manière que l’action mécanique qu’il lui aura livrée pendant quelques minutes soit dépensée durant un temps beaucoup plus considérable. Ayant donc choisi les valeurs des deux facteurs Tri minute cl t= i5 jours = 21600 minutes, par exemple, il doit chercher à rendre le produite^, 21600 fois plus petit que celui EP; et c’est à quoi il parvient soit en bandant un ressort principal, soit eu élevant un poids convenable, combinés ou avec un pendule comme dans les horloges , ou avec tin autre ressort bien plus faible comme dans les montres.
gt. Ces exemples, ah si que tous ceux que l’on pourrait prendre, montrent que, dans les produits généraux EPT, ept, le temps ne peut être modifié qu’au moyen de poids ou de ressorts de diverse nature. Lorsque des poids ou des res-