UES COL RS D’EAU
sorts n’entreront pas dans la composition de la machine , on aura toujours T = t>, et par suite EP — ep , alors on^ne * pourra faire varier que les deux facteurs e et p, de manière à remplir certaines conditions voulues. La même chose a lieu lorsque les machines renferment des poids ou des ressorts comme auxiliaires des pièces qui opèrent un travail soit uniforme et continu , soit composé d’une série plus ou moins variée et non interrompue d’opérations différentes. C’est dans ces dernières machines, surtout, que l’emploi d’un volant est utile lorsque les diverses opérations de la série présentent des résistances très-différentes; ce volant emmagasine en effet la partie de la force motrice qui peut être inutile à quelques-unes de ces opérations , pour la restituer lorsque les opérations plus résistantes doivent être effectuées ; de cette manière le moteur peut agir avec un effort et une vitesse à trèspeu près constante.
Des cours d’eau. • •
g2 .Depuis un temps immémo rial l’industrie utilise la force des cours d'eau, en établissant à ceux de leurspoints où ils jouissent d’une grande vitesse, des récepteurs hydrauliques , lesquels s’emparent d’une plus ou moins grande partie de la force motrice du courant qui les a sollicités , pour la transmettre au moyen d’engrenages intermédiaires, lorsque cela est indispensable aux diverses machines qui doivent, dans les usines et les mantifaclurej, effectuer le travail que l’industrie s’est proposé. Ce travail amène souvent la prospérité sur les bords d’un ruisseau long-temps ignoré, et les liabitans du voisinage admirent, dans cette métamorphose opérée par l’industrie, un trésor que sans elle ils n’auraient jamais connu.
Les cours d’eau ont sur les machines à vapeur un avantage pour le pays, eu ce qu’ils sont une richesse inhérente au sol; qu’ils déterminent l’industrie à étendre le cercle de ses travaux jusque sur les hameaux les plus éloignés des grands centres de
population; et qu’ils font rentrer enfin dans ce pays desvaleurs toujours supérieures aux dommages que les pluies alimentaires font éprouver au sol qui leur sert de bassin , par la formation des ravines, etc. Je conseillerai donc l’utilisation des cours d’eau, de préférence à l’établissement des machines à vapeur pour les travaux ordinaires de l’industrie , tant qu’il existera sur le sol de la patrie un ruisseau qu’une main habile pourra utiliser, et lui faire payer en quelque sorteie juste tribut de son passage.
De même que le premier venu ne peut pas construire une machine à vapeur, et que parmi tous les systèmes de machines à vapeur existans il en est nécessairement un de préférable à tous les autres dans chaque localité, de même parmi tous les récepteurs hydrauliques que l’on peut établir sur un cours d’eau il en est un qui est le meilleur, et il faut s’être livré à des études spéciales pour savoir du premier coup construire ce meilleur récepteur. •
g3. La force des cours d’eau peut être recueillie de plusieurs manières différentes à l'aide de roues hydrauliques ; car celles-ci peuvent être mises en mouvement par suite, soit de la pression de l’eau, soit de l’ impulsion ou choc de ce liquide, soit enfin par une combinaison de ces deux modes d’action. Les première et troisième espèces de rodes s’établissent là où la ryitesse des cours d’eau et les localités permettent de réaliser une chute; les roues de la seconde espèce conviennent aux localités dans lesquelles les cours d’eau ont peu de vitesse, et à celles qui s’opposent au ménagement d’une chute quelconque.
Lorsqu’un cours d’eau tombe réellement d’une hauteur verticale quelconque //, la quantité d’action mécanique qu’il dépense dans un temps donné est évidemment égale au poids M qui s’en est écoulé , multiplié par la hauteur de la chute , c’est-à-dire à MH métrolitres (i). .
( i ) J'appelle métrotitre U quantité d'action mécanique représentée par l’élévation d’tm litre d’eau , ou , ce qui est la même chose , d’un kilogramme de matière , a un mètre de hauteur. Voyei page xv.