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MOUVEMENT DES EAUX COURANTES

étant connu , ainsi que le nombre de révolutions qu’il effectue dans un temps donné , il est très-facile d’en déduire la vitesse qui l’anime. Pour rendre ces observations indépendantes de la résistance de l’air et des frottemjns, on peut agir comme Smeaton l’a fait dans ses expériences sur les roues hydrauliques, voyez pour cela la page i4-i.

108. Pilot parvenait à la vitesse des rivières, en leur présentant l’onverture d’un tube recourbé d’équerre , dans la branche verticale duquel l’eau s’élevait à une hauteur égale à celle dont elle aurait dû tomber pour acquérir sa vitesse actuelle , qu’il en déduisait par le calcul de la formule du n° 1 5 ; cette hau- . leur est celle que j’ai appelée chute immédiate. Dubuat a perfectionné le tube de pitot en bouchant l’ouverture présentée au choc de l’eau, avec une plaque percée d’un petit trou, par lequel l’action du courant se communique dans l’intérieur du tube ; et en faisant la branche verticale d’un diamètre assez grand pour pouvoir y placer un (loueur, dont la tige, en sortant au-dessus du tube, indique à quelle hauteur l’eaùde la rivière s’y élève. Ce tube étant plongé à diverses profondeurs, on peut s’en servir encore pour étudier la manière doflt les vitesses varient depuis la surface des rivières jusqu’à leur fonds.

iog. Voici , d’après M. de Prony, les formules qui lient les divers élémens des canaux et des tuyaux avec les vitesses moyennes de l’eau qui les parcourt ,

soit ü = la vitesse moyenne de l’eau dans le canal ou dans le tuyau.

/ = la longueur du canal ou du tuyau.

ç = la différence de niveau entre les deux points extrêmes.

u = l’aire de la section transversale du canal.

■/ = le périmètre de cette section.

D — le diamètre du tuyau.

Ii' = la hauteur de la charge d’eau sur l’orifice supérieur

II" ~ la hauteur de la charge d’eau sur l’orifice inférieur, hauteur qui est nulle si le tuyau dégorge dans l’airatmosphérique.

Pour les canaux on a la relation

6,oooo444499^ -h °>00°3o93ï4- U'= - ^

qui servira à calculer qpe quelconque des cinq quantités qu’elle renferme, lorsque les quatre autrés seront donuées.

C’est des règles qui découlent de cette formule que l’on devra faire usage, et nop de celles indiquées par Eoans , § 64 et §65, dont l’approximation est insuffisante.

Si la section du canal est un trapèze à bases horizontales dont le rapport de la base du talus à la hauteur est connu, ainsi que la profondeur h de l’eau , on a les valeurs particulières

61 = (i-4-nA)n et = 1 -h a A \/(i -f- n*)

11 o. Pour les tuyaux , la relation correspondante à celle du numéro précédent est

0,00001 ÿ33 14 U o,ooo348a5g U *

- Si, en conservant la notation admise, on suppose en outre que •

Q = la dépense du tuyau durant une seconde , en convenant de faire

Z= H — H'-t-ï et J= -

on a l’équation »

JD5 — 0,000088268 QD‘ — -0,00225830 Q* — o

qui, jointe à la précédente, servira à résoudre les diverses questions proposées sur l’emploi des tuyaux de conduite.

Des roues hydrauliques.

Roues en-dessus ou ù-augets.

ni. De tous les récepteurs hydrauliques, les roues en-dessus mues par le poids seul de l’eau sont théoriquement et expérimentalement les plus avantageux. Les expériences de Smea-

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