‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 152 sur 166 · MOULINS A CYLINDRES · texte numérisé non relu

MOULINS A CYLINDRES

Au moyen de la vis de règlement et de pression T, servant à rapprocher ou à éloigner l’un de l’autre les cylindres A-, du poids D pour augmenter ou diminuer la pression de la base B contre les mêmes cylindres; de la suppression de la base B, comme aussi du blutoir G ; d’un changement de blutoir plus ou moins fin , avec ou sans brosses ; comme aussi des cylindres A d’une canclure ou d’un piqué plus ou moins nombreux : on obtient à tous les degrés désirés la mouture, le broiement, la pulvérisation et le concassementde toutes les substances qui en sont susceptibles, et.qui cxigentcesdifférentes préparations.

Le mouvement du blutoir à brosse s’obtient facilement par une communication avec la roue motrice L, et dans ce cas on supprime le battoir II.

ijo.y oici l’extraild’unc notice queM. Co//«rfitlithographier dans le temps, au sujet de scs moulins à bras ; s’il ne s’est pas occupé davantage de leur construction , c’est qu’il en a été distrait par l’établissement d’autres machines auxquelles il a supposé plus d’importance.

« On construit les moulins dans toutes les dimensions , depuis la force d’un homme jusqu’à celle d’un cheval.

»Un moulin de la force d’un homme produit 100 livres de farine par journée de travail.

» 13 n rimulin de la force d’un cheval produit 700 livres de farine dans le même espace de temps.

•1 On fait diverses repasses avec des blutoirs difFérens , afin d’obtenir plusieurs qualités de fariné.

» Ces moulins peuvent s'employer également à broyer l’orge pour les brasseries : elle est assez concassée à la première passe.

» Pour les distilferies , il faut passer le grain deux fois.

>> On se sert également de ces meules pour presser l’avoine destinée à la nourriture des chevaux; alors on supprime la base de bois et le levier.

» Il est prouvé qu’on a un tiers d’économie en nourrissant

les chevaux avec du grain dont la pellicule est entr’ouverte , parce qu’il est plus facile à digérer.

» Le prix d’un moulin de la force d’un homme est de 200 francs. » »

1 7 1 . Dans ces derniers temps on a construit des moulins à cylindres sur le principe du brevet de M. John Collier , auxquels on a adapté le système d’alimentation de la toile sans fin. Quoique ce système soit depuis long temps en usage dans un grand nombre de machines employées aux travaux manufacturiers , cette nouvelle application n’en est pas moins pour cela fort ingénieuse;elle réussit parfaitement bien. Les cylindresde ces moulins sont de fer coulé ; ils ont de 4o à 4i centimètres de diamètre et de 4b à 5o centimètres de longueur environ ; les cannelures en ligne droite dont ils sont sillonnés sont très-fines. L’un de ces cylindres effectue 60 révolutions parminuté, tandis que l’autre n’en fait que 20. Comme dans le moulin à bras de M. Collier , le moteur agit d’abord sur, un des deux cylindres, celui qui opère 60 révolutions ; mais ici , vu la différence de vitesse qui doit animer ces cylindres , il faut les garnir de roues d’ergrenage inégales et dans le rapport inverse de 60 à 20 ou de 3 à 1. Le mouvement de la toile sans fin se dérive facilement de celui des cylindres à l’aide de roues d’engrenage cylindriques, de courroies ou de cordes, en disposant les rouleaux altracteur et de renvoi de celte toile parallèleinent à ces cylindres.

172. Voici, sans en garantir du reste l’exactitude, les résultats exagérés annoncés par M. G. M., breveté sept ans après M. Collier , et pour le même objet , dans un prospectus imprimé et signé de ces initiales.

Un moulin dans les dimensions que j’ai indiquées peut être maintenu en activité de travail par «m cbeval de manège , en moulant une première fois 72 hectolitres de blé en 24 heures.

La mouture , à l’aide de ce moulin , extrait en farine première, seconde , troisième et gruau , de 75 à 85 pour 100 de blé , suivant sa qualité.

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