‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 160 sur 166 · TARARE · texte numérisé non relu

TARARE

Autres dispositions de mécanismes en usage.

209. La fiq. ig3 est une élévation-coupe d’un mécanisme à manœuvrer les meules et à désengrener les pignons de leurs fers, que M. Aitkin a fait construire pour des mouline cn#yés en Espagne; \esfsg. ig4 et 195 représentent l’élévation et le plan du palier de ces moulins.

. On voit qu’en tournait à droite la tête R de la vis V à double taraudage, le petit corps de vis forcera la cràpaudine du du palier à monter et on allégera par conséquent la meule courante ; tanîlis que si on la détourne à gauche on permettra à cette crapaudine de descendre en cédant au poids de l’équipage , et cela par suite de la position de l’écrou de ce petit corps- de taraudage dans le fond de la cage de la crapaudine du palier P, muni comme ceux du moulin de Sh-Denis , de quatre vis de réglement qy q\ q, q.

En tournant, comme dans les moulins économiques de St.-Denis, l’écrou à double manivelle R\ dans le sens convenable,' on'pept désengrener à volonté le pignon du gros fer de la meule. * ,

Fig. 196, 197 et 198, pièces détachées du méèanisme dont il vitnt d’être question , et désignées par les mêmes lettres que dans les figures précédentes. • '

Fig. 199, 200 et 201 élévation, coupe et plan d’un mécanisme analogue à celui des moulins économiques de Rétablissement de Al. Benoist. Ici les axes des tiges z,z et z',z'; sont situés dans un même plan , tandis qu’à St.-Denis , le plan dçs tiges z, s, est perpendiculaire à celui de tiges z',z'.

Tarare. '

210. Les tarares employés dans l’.établissementde M. Benoist . ont été construits par AJ, Gravier. Ils sont, comme je l’ai dit,

conjugués trois à trois, et situés l’un au-dessous de l’autre

dans les premier, deuxième et troisième étages du bâtiment. Le tarare représenté par les fig. 20a et 208, est celui du milieu ou du.deuxième étage. La fig. 209 indique en quoi le tarare inférieur diffère du précédent. Quant au tarare supérieur il n’a qu’^i seul frappeur , celui voisin du ventilateur , l’autre , que l’on voit au-dessus en B fig. 2q4 est remplacé par un crible en fil de fer nommé émoteux, que fait mouvoir par saccades • un lévier placé sur le côté du tarar» dans la direction. Q'Q fig. ao3 , et que mettent en mouvement des cames dont la joue intérieure de* la poulie fi. est garnie. Cette modification sera facile à concevoir, lorsque le tarare représenté sera bien connu. ' '

Fig. aoa. Elévation du tarare vu par bout, dessiné à l’échelle de 1 pour 3o,4. L’échelle tracée au bas de la planche A est relative à l’emploi de l’ancien pied, elle en renferme 6 dont le premier est divisé en pouces. ,

Fig. 2o3. Élévation latérale du târare , même échelle.

Fig, 204. Coupe du tarare par un plan perpendiculaire aux axes des mouvemens, afin d’en bien voir l’intérieur, même échelle. ‘

Dans ces figures., les mêmes lettres désignent les mêmes parties de la machine. «■

A , Anche par laquelle arrive le blé sortant du tarare supérieur à émoteux. '

JS, Frappeur supérieur à quatre palettes garnies de tôle piquée, et qui projettent les grains de blé contre les parois aussi ■ de tôle piquée de la chambre qui le renferme.

' D,E , Plans inclinés garnis de tôle piquée, qui dirigent le blé vers l’ouverture inférieure par laquelle il tombe sur le frappeur inférieur B'.

B', Second frappeur qui réitère sur le blé les opérations du frappeur B, en le projetant contre les parois de sà chambre de tôle piquée particulière. Les frappeurs font de 270 à 3io tours par minute. . ‘ •

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