‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 161 sur 166 · TARARE · texte numérisé non relu

TARARE

G, H, Plans inclinés de tôle piquée, réunissant le blé pour le verser par l’ouverture //, dans le courant d’air dirigé-de € vers T.

V, Ventilateur dont les quatre ailes v,v,v,v, chassent de C vers T , l’air aspiré par l’ouverture circulaire 1 1, pratiquée' autour de son arbre , dans le flanc de la cage E ; sa vitesse de rotation est de i65 à igo tours par minute.

C, Crible fixe sur lequel roule le blé vanné, pour se rendre à

la sortie S du tarare. •

; S, Ouverture par laquelle le blé vanné sort du tarare, pour se rendre dans le tarare inférieur.

T, Tiroir en tôle , que l’on tire plus ou moins selon le poids des grains de blé , afin que le courant d’air dirigé de C vers T, ne fasse pas tomber ce blé dans la chambre à poussière K.

K, Chambre où tombent la poussière et les ordures. ,

O, Tiroir par lequel on vide la chambre aux ordures K.

R , Pignon d’angle monté sur l’arbre du ventilateur et par lequel le mouvement arrive à la, machine.

P , Poulie à deux gorges fixée au bout opposé du même arbre du ventilateur, destinée à recevoir les cordes qui mettent les frappeurs en mouvement.

p,p. Poulies montées sur les bouts des arbres des frappeurs et commandées par la poulie P, au moyen des cordes c,c, dont le tracé montre que ces frappeurs tournent en sens contraire du ventilateur.

N,M , Supports extérieurs du ventilateur V.

Q, Q, Supports du bout mené des frappeurs.

J, J, Portes à poignée , que l’on peut enlever pour inspecter le travail intérieur de la machine. /

' Fig. 2o5 et ao6 vues cLe côté et par bout de l’un des deux frappeurs, dessinées à une échelle double ou de i pour i5,a.

B, B, sont deux croisillons en fer coulé, assemblés sur un ,

arbre de fer carré L. i • . •

L, arbre de fer carré sur lequel les croisillons du frappeur

sont assemblés. Des deux, côtés du frappeur cet arbre est garni de virolles à embase rapportées, faisant foriclion de portées.

a, a, a, a, 'Quatre planchettes de bois , boulonnées sur les croisillons £,2? en fer coulé, et garnies de tôle piquée sur la face qui marche la première. ,

p, Poulie à gorge recevant la corde venant du ventilateur-, duquel les frappeurs empruntent le mouvement.

Fig. 207 et 208 vue de la poulie à deux gorges fixée sur l’arbre du ventilateur du tarare , pour recevoir les cordes à l’aide desquelles ce ventilateur met les frappeurs en mouvement.

Fig. 209, cette figure indique comment est disposé le bas du tarare situé au premier étage de l’établissement de M. Benoist . Au sortir de ce tarare , le blé qui a subi l’action successive de trois machines du même genre se trouvant nétoyé, est conduit au rez-de-chaussée par l’anche S\ dont la naissance est placée auprès du débouché des deux plans inclinés G', H'.

Blutoir a brosses.

au. Les fig. 210, 211 et 212 , représentent l’élévation du côté de la tête, la coupe longitudinale et l’élévation du côté de la queue, de l’un des deux blutoirs à brosses employés dans l’établissement de M. Benoist. Dans ces figures, qui sont dessinées àl’échelle de i pour 3i, 2 , les'mêmes lettres indiquentles mêmes objets. * ‘ •

A, A, huche du blutoir.

E, anche par laquelle la farine entière est condyite à la machine. - ‘

D, auget d’alimentation.

Q,Q, cylindre en toile métallique, immobile et dans lequel la farine est soumise à l’action des brogs qui tournent dans l’intérieur. Ce cylindre est formé par la réunion de deux demi-cylindres de toile , établis sur des carcasses en bois , composées de demi-anneaux transversaux et dé baguettes longitudinales. * .

BLUTOIR A BROSSES. w. 603

C, C, baguettes suivant lesquelles s’opère la réunion des deux demi- cylindres , à l’aide de boulons; ces baguettes sont' , beaucoup plus larges qgc les autres. .

0,0', anneaux extrêmes d’tlne seule pièce, destinés & consolider l’assemblage des deux parties du cylindre avec lesquelles ils sont fixés par des vip à bois. Ces deux anneaux faits de deux épaisseurs de planche croisant le fil du bois, sont sillonnés à l’entour d’une gorge : dans celle de l’anneau O, on serre le bord d’une espèce de sac de cuir , cloué au panneau dé tête du blutoir ; et dans celle de l’anneau O' , on introduit un panneau en deux parties, faites de planches échancrées en demi-cercle , se liant avec la cloison des deux cases Y, Z, et avec la planche qui forme le bout de la huche. Ce sac et ce panneau sont destinés à intercepter la communication du dedans du blutoir au-dehors, afin d’évitef le déchet de farine.

B, B, B,.... huit brosses à un seul rang de mêchej envoies de sanglier, montées à réglement sur trois cercles K, K, K en fer coulé, avec lesquels elles tournent à raison de a64 à 294 tours par minute. ■ 4. •• ' • . " •

J, arbre en fer carré , sur lequel sont fixés des cercles de fer coulé K,K,K , percés de trous pour donner passage aux tiges , de réglement des brosses. * « . ^ * ’

J', double catne en bois dur, passant an travers de l’ arbre J, pour mouvoir , par saccades , l’auget D , en frappant sur une came en cuivre dont l’auget est garni par-dessous.

F, poulie, à rebords^ur laquelle passe la courroie motrice.

L, palier de la tête du blutoir. . .

M, bague à visde pression, serrée sur l’arbre J, tout près du palier A/, pour empêcher .cet arhre de remonter en tournant.

r, ressort fourchu en bois , dont les deux bouts supérieurs entrent dans des entailles pratiquées par-dessous le fond de l'auget D, que ce ressort ramène dans la position dont les ' cames J' l’écartent sans cesse. » •

v, Tiroir pour régler la sortie de la farine de l’anche E.

cy Corde pour arrêter le tiroir yx dans la position convenable. . ' ■ . ' , <

g, g’, Galets de renvoi de cette corde. . • , •' >j.

7, T, tirans auxquels est suspendu le cylindre du blutoir. " F. tige à enfourchement, supportant la crapaudine dans laquelle tourne le bas de l’arbre J , dont on peut, régler l’inclinaison à l’aide des écrous dont cette tige est garnie.

/,/, portes que l’on peut enlever au besoin , pour le service de la machine. " ,

U,V,JV,X,Y, cinq cases correspondant aux diverses grosseurs de toiles dont le cylindre est formé \ et recevant ainsi , les premières de la farinp et les dernières des gruaux.

Z , case dans laquelle tombe le son gras qui sort par le bout • du cylindre. »

Détails.

a 12. Les détails Suivans du blutoir à brosses sont dessinés à l’échelle de i pour i5,6. v *- ■ •

Fig. ai3. Vue par bout des huit brosses B , montées sur

les cercles de fer coulé K , à l’aide des tiges de réglement G à deux écrous , autour de l’arbre de fer carré J, et de manière à aboutir sur les parôis Q , du cylindre en toile métallique.

Fig. 2 i 5. Cçupe des objets représentés dans \3Jig. 2 13 , par un plan dirigé suivant l’axe de l’arbre des brosses.

Fig. a 17. Vue par bout de la carcasse du cylindre formé , 'comme op voit, parla réunion de deux demi-cylindres assemblés avec des boulons passant au travers des traverses C.

N, scfnt des demi-anneaux circulaires, moins larges que ceux O des bouts j ils sont fixés aux baguettes de réunion C, et ■ reliés .entre eux par d’autres baguettes R , plus légères que les précédentes.

C’est par ces baguettes R que les crochets qui terminent les tiraps T, saisissent et supportent le cylindre du blutoir.

Annonces. - » tws '

Fig. ai8, la partie à gauche de cette figure représente la vue extérieure latérale de la carcasse du cylindre du blutoir; et la partie de «droite, la coupe par un plan passant par l’axe et perpendiculaire au plan de réunion des deux deini-cyli ordres.

Annonces récentes.

2i3. J’ai lu dans les journaux quotidiensdes deux annonces suivantes que je crois devoir signaler ; la première , à cause de la ressemblance de la machine à battre mise en activitéàVer- . sailles, avec celle décrite page 4-a 7 1 et 1? seconde, pour engager les meuniers à vérifier les résultats que le hasard à fait connaître. . . . ^ •

i° La machine à battre le blé construite par M. Steineke de Versailles; se compose d’un appareil de ao battes ou fléaux, soulevés paodeux arbres de couche armés de cames , et frappant sur un plancher revêtu d’une toile sans fin. Les gerbes déployées sont étendues sur cette toile qui, en les entraînant dans son mouvement, leur laisse. subir plus de 8oo coups de fléau. Cette machine qui détache le blé de l’épi" sans perte, sans poussière et sans endommager la paille, peut battre 6oo gerbes par jour au moyen de deux chevaux ou de trois bœufs.

a0 Une découverte due au hasard vient d’être faite aux envi- * *. rons de Dijon ; un meunier avait fait remettre à neuf des meules à moudre le blé. Avant de les faire servir, et à défaut d’une quantité suffisante de son pour les nétoyer et en enlever le gravier qui resuite ordinairement de celte opération, on y jeta dé la paille hachée , qui , après quelques tours de meule , sortit du blutoir en farine bise , d’un goût approchant de celui de la farine de- blé. On en a donné aux chevaux , qui l’ont mangée avec appétit, on en a fait une bouillie .que des cochons ont dévorée ; enfin, lui, ayant reconnu une partie muqueuse , on en a fait du pain qu’on a mangé sans dégoût. De nouvelles expériences constateront les avantages qu’on peut rétirer de cette découverte. . -

• FIH. .

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