DESCRIPTION DES MACHINES. 23S
l’élévateur. Y pÿtzjîg, i D'EFQ et ///. On peut aussi dé-
. poser le grâin au milieu pour le faire conduire à chaque bout, comnotc dans le çpnducteur xyi < ■’ J. •
La fig. Go montre la poulie inférieure d’un élévateur de farine, renfermée dan^sa cageot un cortdùcteuG de- farine côu-
ché darisson auge) l’emploi de cettéipacbinc est de conduire* la farine depuis les meules jusqu’à l’élévatéyr , as fpr èt à mfrsure qu’elle tombe de, Y anche de Yarthuré. v; . , • ■
Le conducteur est construit avet un arbre à huit pans , ai%> quel sont fixées de petites planches On {ialçites coiuluctritàrf inclinées à son axe et qui servent à pousser la fariné d:unfe. éytrémilé de l’auge à l’autre. Ces palettes sont disposées eh. rampant , comme le montre l’hëlifco ponctuée qu’elles croisent à angles droits. Gettfe madbinfc, dont le principe est déifivé de eelui d’iine vis , transformée en un nombre suffis.âfU dé palettes, est ce que l’on trouve mieux pour conduire là farine encore chaude. • •,
Ojüre les palettes conductrices, il est quelquefois nécessaire d’en employer d’autres . appelées rcleoeuses , dont le plan passa . par l’axe de l’arbre , destinées à prendre la farine<ï’un côté de cet .arbre pour laJaisser tomber de l’autre, afin <ju’eHé $e refroidisse plus vite. On emploie les palettes releveusés lorsque Jsr farine est très-cliaudc ou que le conducteur' est court leur nombre est moitié.de celqi des palettes conductrices. Voyez fig. 81 , un conducteur J K, amenant à l’ élévateur Ia.farinjB de trois paires de meules. > - : % ;
3 ’ Du refroidisseur.
l-Afig. 6i représente un refiepidisseut consistant en un arbre *. vertical AB , ne faisant pas plus de 4 révolutions paf minute, en entraînant avec lui la pièce de bois horiaontaie CD, qui en forme les bras et est adaptée à sa partie inférieure. Ces bras sont garnis de petites planches obliques, nommées ni/**, ar-
^|V : guide du meunier.
range es de manière à. pouvoir ramener la fa,rme vers le centrc , ou a l’étakr a* partir du centre jusqu’à celle partie du bras ' qui passe au-dessus dé la tremie du blutoir» Cette partie du bras est .munie d’une planche E à rebords dirigé* en avant , appelée balayeur, qui ponsse la fariiic devant elle pour la ver- ’fecr dans les trémies //, H, aumomentoû les bras passent pardessus. On laisse tomber ordinairement la farine de 1 élévateur vers l’extrémité 1) du bras du rcfroidUseur , où se trouve un balayeur qui la- pousse devant lui e.t l’étalc en cercle , de •' manière à se débarrasser presque entièrement de sa charge, avant de retqurner'eu prendre une autre. Alors les ailes ramènent. vers \é centre la farine de toutes les parties du cercle, ce qui n’aurait pas lieu si les balayeurs ne la disposaient pas eh roluLLc? hâlayeurs sorti visses sur le derrière des bras , afin qu’bu puisàe les lever ou les baisser à volonté , pour les faire se décharger plus vite ou plus lentement, selon le besoin.
L’aile située à l'extrémité de chaque bras est fixée par un . boulon qui passe à travers sop piibqu , et donne fa facilité de la tourner pour lui faire pousser la fariüç en-dehoré./L’ objet de ces ailes' est d’élçndrc eu cercle la farine chaude, n mesure qU’elle tWrihe de l'élévateur.. etenWune temps <|uc la machine, ras A; ruble la fariné rafraîchie dans la trémie du blutoir ; dë' telle sorte qüe , la farine froide soit blutée et la farine chaude étalée pour rafraîchir , simultanément , -si le meunier
le désire. . . ’ , ■ . »
Le hord antérieur des bras est coupé en biseau afin qu’ils puissent s’élè’ver au-dessus de la farine ; et le poids cp esta peu près balancé parle contre-poids <v , suspendu à 1 un des bouts d une rorde passant au-dessus de la poulie P, et attachée an supporte!»
- fer F: Le bas 3k ïairhré vfcrtical est cyliiidriqqe sur unë’fiaujour de 4,5 feet, et pttié librement au travers d’un trou rond, pratique dans les bras ailes qui , par ce moyen, peuvent s’élever ou se baisser facilement, selon 'la quantité de farine sur laquelle Us passent. Les bras ailés sont entraîués dans le cercle qu’ils dé- ' c rivent, par’ks brat? meneurs Mfr à t’aide dune corde passant .
à travers des Irous pratiques à chacun de leurs bouts et attachée aux bras ailés DE,GC. Cette corde peut être alongée ou raccourcie à l’aide d’un bâton d'arrêt N , ayant deux trous pour la recevoir , et au bout duquel elle est nouée après avoir été passée à travers un œil en D. Cette corde doit passer librement dans les trous des extrémités des bras meneurs , afin que ses parties puissent être également tendues. Les bras ailés sont en arrière des meneurs , du sixième de la circonférence du cercle. L’arc-boutant double GFE, porte en F, un anneau qui embrasse l'arbre sans le serrer; il sert à maintenir les bras ailés, et à en suspendre les bouts à la même hauteur, au moyen des vis G, E.
La Jig. 6a représente les bras ailés d’un refroidlsscur, vus par-dessous; ces bras sont munis de toutes leurs ailes et de leurs balayeurs , fixés par les boulons s, s, s.
hoi/ig. 63 montre la règle qu’il faut suivre pour placer les ailes. Lorsque le balayeur est tourné dans la position indiquée par la ligne ponctuée b l, il pousse la farine en dehors.
La Jig. 64 représente une plaque de fer que l’on fixe au bas de l’arbre du refroidisseur, pour maintenir les bras ailés à une hauteur convenable au-dessus du plancher.
La Jig. 64 représente le pivot de l’arbre.
4° Du ramasseur.
Le ramasseur consiste en une courroie sans fin , mise en mouvement, comme celle d’un élévateur, autour de deux poulies, dont les axes sont placés presque dans le même plan horizontal. Au lieu de seaux , la courroie est munie de petits râteaux qui entraînent le grain ou la farine , tout le long du fond de la huche qui les renferme. Voyez GH , Jig. 58. On y livre le grain en H et il sort en G. On peut quelquefois , et avec moins de dépenses , employer le ramasseur au lieu du conducteur ; si on le place un peu en descendant , il entraîne le grain ou la farine avec facilité et il opère bien même en montant un peu.
5° Du descendeur.
Le descendeur est une large courroie sans fin , faite avec du cuir extrêmement mince et souple , du canevas ou de la flanelle, etc. , embrassant deux poulies pouvant tourner sur leurs petits pivots et renfermées, ainsi que la courroie, dans une caisse ou auge pour empêcher que rien ne se perde , et dont l’un des bouts doit être plus bas que l’autre. Y oyez EF, fig. 58. Le grain ou la farine tombent de l’élévateur sur la partie supérieure E , de la courroie , qu’ils mettent en mouvement et par leur propre gravité et par leur chute ; la machine se débarrasse de sa charge, sur la poulie inférieure F. La courroie est munie de deux petits seaux, destinées à relever ce qui peut tomber au fond de la caisse.
Cette machine agit à la manière d’une roue hydraulique endessus et peut conduire la farine à une distance considérable, avec très-peu de pente. Quand on peut facilement lui donner le mouvement par l’eau, on doit le faire plutôt que de la laisser se mouvoir d’elte-même; parce qu’il suffit de peu de chose pour l’arrêter et qu’elle est sujette à donner de l’embarras.
L’anche pivotante est fixée à un arbre tournant sur pivols, de manière à pouvoir être dirigée à volonté de tous côtés, comme une grue; le grain tombe de l’élévateur dans cette anche, qui, en la tournant convenablement, peut le diriger dans tous les greniers. Elle doit être bien jointe et jouer sous un large plateau. Le grain est admis près de l’arbre par le milieu de ce plateau, de manière à ce qu’il entre toujours dans l’anche. Voyez-la en h fig. 58. La fig. 77, en est la vue par-dessous, et la fig. 78, la vue par-dessus. Son arbre descend assez bas pour qu’un homme debout , sur le plancher, puisse la tourner par le manche X, fig. 58.
§ 89. Application des machines dans les procédés de
TRANSFORMATION DD BLÉ EN FARINE St’PERFINE.
La fi%. 8 1 n’a pas été tracée dans le but de donner le plan d’un moulin, mais seulement pour démontrer l’application et l’usage des machines patentées. Le grain versé de la charrette même dans le tuyau e. passant à travers le mur, est Conduit dans les balances f, qui sont disposées pour en contenir 10, 20, 3o ou 60 bushcts , à volonté.
Pour compter plus commodément, il faudrait se servir de poids de 60 pountls chacun , divisés en 3o, i5 et 7 •* pounds. Alors chaque poids représenterait un bqsliel de grain , et les subdivisions, des demi bushels , des pecks et des gallons , dont il serait ainsi très-aisé de tenir compte.
Quand le blé est pesé , ouvrez le tiroir du fond des balances, et laissez-le tomber dans le grenier h , au bas duquel se trouve un autre tiroir ou trappe , par où vous le laisserez aller dans l’élévateur GL, qui l’élèvera jusqu’en Z, et le versera dans l’anche pivotante. Celle-ci étant dirigée au-dessus du grand grenier k , qui communique au travers de l’étage inférieur à un autre grenier /, situé au-dessus des meules M, d posées pour écorcer et frotter le grain avant le moulage, le bl®ombc dans ces meules qui en séparent la poussière, cassent les grains de blé attaqués par les insectes, ainsi que les grosses ordures, etc.
A mesure que cette opération s’effectue, le produit est conduit suivant les lignes ponctuées dans le grenier h, en traversant un courantd’air qui débouche dans la chambre n, n’ayantqu’une seule ouverture a dans le plancher inférieur par où le vent puisse s’échapper; toute la paille se dépose dans cette chambre, mais la poussière est entraînée en a par le vent. Le blé retombe ensuite en G dans l’élévateur GL, et l’anche pivotante le dirige de L dans l’une ou l’autre des trémies de tarare q, q' , où ce grain est déposé jusqu’au moment où il passe dans les crible»
GUIDE DU MEUNIER, rotatifs t, pour tomber à travers le courant «l’air excité par le ventilateur v.
Le bon grain nettoyé descend par l’entonnoir «dans le conducteur a;/, qui le distribue à tous les greniers situés au-
dessus des trémies m, m', m" , des meules M, M', M" , auxquelles cestrémies le fournissent régulièrement; parce qu’elles renferment toujours elles-mêmes , une égale quantité de blé. A mesure qu’elle est produite , les anches des meules versent la farine dans le conducteur JA, qui la conduit en P, d’où l’élévateur de farine PQ , l’élève en Q, pour la laisser couler doucement le long du conduit T, vers le refroidisseur RS qui l’étale , la rafraîchit suffisamment et la jramasse pour la verser dans les trémies desdeux blutoirs A, où elle arrive régulièrement. Tandis que la farine descend dans ces blutoirs, dont la toile est trèsserrée, la farine surfine ou fleur passe au travers et tombe dans la huche B, placée à l’étage inférieur. Si la farine devait être expédiée sur des charrettes , elle devrait être emballée dans cet étage pour pouvoir être plus commodément chargée ; mais si elle doit être mise à bord d’un vaisseau , il sera plus commode de l’emballer dans l’étage au-dessous , hors du coffre B' , et de la rouler sur le vaisseau par l’ouverture A , ménagée dans le mur. Les recoupes et le son doivent être retenus au second étage; afn^^ie, pour épargner de la main-d’œuvre, ils puissent être versés par des anches ou tuyaux, dans le magasin du navire.
Ce, qui ne passe pas au travers du premier bluteau b est dirigé à la tête du blutoir V , situé au-dessous dans la même ' huche près du plancher, pour ménager tant l’emplacement que les mécanismes. La tête de ce blutoir est formée de 6 ou 7 feet d’étamine fine, pour laisser passer la seconde farine; viennent ensuite les gruaux et les recoupes. ,
La seconde farine qui tombe de l’extrémité du premier blutoir b et de la tête du second blutoir b', doit encore êtreidutéc. Elle est conduite pour cela par le tuyau pointillé cJ dans le conducteur JP, qui la reélève de P en Ç, avec la farine venant
Digiti;
des meules; ori peut admettre en même temps un peu de son , afin de tenir l’étamine ouverte quand il fait chaud. Si la localité ne présente pas assez de chute pour que la farine coule dans le conducteur inférieur, on peut eu placer un autre, comme UF, pour la conduire dans l’élévateur. On emploie une petite planche régulatrice pivotant en z sous l’extrémité des blutoirs supérieurs b, pour recueillir plus ou moins de farine.
A mesure que les reprises tombent, elles sont conduites dans I’œillard d’une autre paire de meules , par le conducteur UV , pour être remoulues avec le grain, ce qui est la meilleure manière d’opérer; parce que le grain les empêche d’empâter les meules ; qu’elles sont régulièrement mêlées avec la farine et qu’on 11e perd pas de temps. On se sert d’une planche à coulisse inclinée pour guider les reprises sur le conducteur, afin que le meunier n’en prenne que la quantité qu’il veut remoudre. Une autre petite planche régulatrice existe entre la seconde farine et les reprises ou gruaux, et sert pour en guider plus ou moins sur les meules ou dans l’élévateur.
Le grain léger, les criblures, etc., après avoir été vannées par le ventilateur, tombent dans le grenier g ; la paille est chassée plus loin , elle se dépose dans la chambre 1 , cl la plus grande partie de la poussière est emportée par le courant d’air à travers le mur. Pour la théorie du vannage du blé , voyez § 83 , pag. 208. i
Manière de nètuyer les criblures.
Ouvrez le petit tiroir g' et laissez descendre les criblures au pied de l’élévateur GLy pour être élevées dans le grenier y, ouvrez alors le tiroir de ce grenier y, fermez celui g' et celui du grenier y7, pour laisser repasser les criblures dans le crible cylindrique t, et à l’action du ventilateur v. A mesure qu’elles tomberont en, u , dirigez-le6 en G avec le tuyau ponctué , afin que l’élévateur GL les relève dans la trémie y'. Cela fait, ouvrez le tiroir g' , fermez celui de la trémie y, laissez
parcourir encore aux criblures le même Irajel pour retourner dans le grenier (/, et ainsi de suite, autant de fois que vous le jugerez nécessaire. Quand les criblures sont nétoyées, dirigezles sur des meules pour y être moulues.
Les criblures des criblures se trouvent à-préseiil dans le le grenier on peut les nbttoyer encore comme ci-dessus, et faire avec elles une qualité inférieure de farine.
Par ce moyen , le blé est entièrement séparé de la graine des mauvaises herbes, etc-, laquelle servira de nourriture aux bestiaux'. x
Tel est le procédé complet de fabrication de la farine, depuis l’arrivée du grain jusqu’au départ de cette farine, sans autre travail manuel que celui de l’emballer et de la rouler sur la voiture.
§ 90. Manière de débarquer le grain.
Si le grain arrive au moulin sur des vaisseaux sans avoir été mesuré, on peut alors mettre en mouvement', par le moyen du grand rouet, un conducteur 1)FG fig. 81 placé soit en-dessous, soit au-dessus du plancher le plus bas, selon ce qui conviendra le mieux à la hauteur de ce plancher au-dessus des hautes eaux. Ce conducteur doit être formé de deux parties réunies au milieu par un joint universel F, donnant la facilité d’élever ou de baisser l’extrémité qui aboutit au vaisseau, suivant que la marée l’exige. A mesure que le blé est mesuré on le verse dans la trémie D, d’où il est conduit à l’élévateur GL par le conducteur ÜFG qui frottera le grain, de manière à suppléer l’action des meules frottantes. Dans la vue d’entraîner la poussière hors dumoulin, aussitôt qu’elle est détachée du grain et avant que celui-ci n’entre dans l’élévateur, on dirige par un tuyau i) F dans la caisse du conducteur, une partie du vent que produit le ventilateur v , laquelle chasse la poussière aux deux extrémités E , G, de la caisse.
Dans certains cas on emploie un petit élévateur N N', dont
la poulie supérieure N tourne autour d’un axe fixe , et dont l’extrémité inférieure N1 est posée sur le pont du vaisseau ; cet élévateur doit être dirigé suivant une pente assez grande pour que le vaisseau puisse monter ou baisser facilement , le pied de la machine ne faisant que glisser un peu sur le pont. L’étui de la partie descendante ou inférieure de la courroie de cet élévateur doit être très-courbée, pour empêcher que les bords des seaux ne s’usent trop vite par leur frottement contre la paroi de l’étui. Le blé mesuré est versé dans la trémie, qui le laisse tomber au pied de la poulie.
Mais si le grain ne doit pas être mesuré au moulin , servezvous alors d’un élévateur 00' qui le prenne à fond de cale, pour l’élever jusqu’à la croisée la plus commodément placée. Dans ce cas, la poulie supérieure O doit être fixée, comme je l’ai déjà dit, à un châssis pouvant monter et descendre dans des rainures circulaires , pour lui donner la facilité de suivre les variations de niveau de la marée et de la hauteur du blé dans le vaisseau.
La fig. 82 représente le châssis mentionné et la manière d’y suspendre l’élévateur; voyez, pour sa description détaillée, la. dernière partie du § g5.
Le châssis est suspendu par une forte corde passant sur une forte poulie ou rouleauX, et de là, autour de l’axe de la roue Y. Au tour de cette roue passe une autre corde s’enroulant sur l’axe de la roue Z , autour de laquelle se trouve une petite corde qui, passant sur la poulie p, arrive jusqu’au pont du vaisseau où on l’accroche.Un homme en tirant cette corde peut soulever tout l’élévateur, parce que si le diamètre des roues a 4 feet et celui des axes 1 feel, l’effort de la puissance sera de if> fois sa valeur, selon le § 20. On peut dresser l’élévateur et l’appuyer contre le mur du moulin , jusqu’à ce que le vaisseau soit arrivé et bien amarré ; on le dirige ensuite ail fond de cale sur le blé, et le bas étant ouvert , les seaux [se remplissent en passant par-dessous la poulie. Un homme tient la corde pp' et permet à l’élévateur de descendre à mesure que le blé diminue , jusqu’à
GUIDE DU MEUNIER, ce que la partie inférieure de îa cage, qui doit être construite de manière à empêcher que les seaux ne touchent le vaisseau, pose à fond de cale. De cette manière on pourra élever 1,2 ou 3oo bushels , selon la grandeur du vaisseau et la profondeur du fond de cale , à raison de 3oo bushels par heure. Quand le grain cesse de descendre naturellement vers l’élévateur, un homme peut l’approcher avec une pelle, jusqu’à ceque tout soitdéchargé.
L’élévateur dépose le blé dans le conducteur III, qui l’amène aux trémies q,q', des cribles t , ou à toute autre, d’où il descend dans l’élévateur GL, ou dans les meules frottantes il/.
Ce conducteur peut servir au lieu de meules frottantes, et la poussière qu’il détache doit être alors chassée à travers le mur en //’ par un tuyau à vent dirigé du ventilateur v, vers l’exlrémilé I du conducteur III. Les passages pratiqués en II , q et q> doivent être petits , afin que le vent ne s’échappe pas ailleurs qu’en U où il soufflera la poussière.
O11 pourra admettre une petite quantité de vent dans Je conducteur ocy, pour faire emporter la poussière qu’il détache.
Le ventilateur doit souffler aVec beaucoup de force pour suffire à tout, et cette force doit être réglée d’après les indications du § 83.
§ qi. Moulin pour moudre des parcelles de blé.
Le grain de chaque personne doit être déposé dans un grenier particulier et être traité isolément dans tout le cours de la fabrication; cela occasione beaucoup d’ouvrage, mais on peut le faire exécuter presque entièrement par des machines. Voyez I4 Jig. 58 qui représente un moulin muni d’un élévateur et d’un nombre convenable de greniers , destinés à contenir les différentes parcelles de grain.
Ici comme dans la^/rg. 81, le grain, au sortir de la charrette, est versé dans le grenier G, par le conduit T passant à travers le mur du moulin. En ouvrant le tiroir t le blé entre dans l’élévateur AIÎ qui l’élève dans l’anche pivotante h ,
laquelle est tournée vers le tuyau supérieur DC, qui le dirige au-dessus des greniers. Au fond de ce tuyau sont pratiqués de petits tiroirs correspondant chacun à un de ces greniers , et \ désignés par les mêmes lettres primées.
Supposons que vous voulez déposer le grain dans le grenier d, fermez le tiroir d" du fond et ouvrez celui d! du tuyau supérieur, afin d’empêcher le hlé de passer au-delà et pour le faire tomber dans le grenier d. Agissez de même pour tous les autres greniers a, b , c, d, e, etc.
Ces greniers sont tous construits en forme de trémie; ils ont une ouverture d’à -peu près 4 inches au plancher et presque la hauteur de l’étage; mais lorsqu’ils traversent hétage inférieur, ils sont réduits à un simple tuyau de 4 inches en carré, qui aboutitau tuyau d’évacuation LM , lequel conduit le grain à l’élévateur. Dans chacun de ces tuyaux se trouve un tiroir indiqué par la même lettre; ainsi, lorsqu’on désire moudre le grain renfermé dans le grenier d, on ouvre le tiroir d!1 pour laisser tomber le hlé dans le tuyau inférieur et de là- dans l’élévateur AB, qui l’élève dans l’anche pivotante h, dirigée au-dessus du crible rotatif.
Sous la rangée supérieure de greniers, on en construit une autre ; celle-ci est disposée de manière à ce que les tuyaux descendant de la rangée supérieure, passent dans les cloisons de la rangée inférieure; de même les tuyaux supérieurs de la rangée de greniers inférieure passcnldans les cloisons de la rangée supérieure de greniers, pour arriver jusqu’au tuyau alimentaire DC. Ces greniers et les tiroirs correspondans sont marqués comme les autres , des mêmes lettres primées.
Si l’on ne peut pas établir commodément le tuyau DC, qui conduit le blé de l’élévateur aux divers greniers ; et celui ML qui le ramène des greniers à l’élévateur une seconde fois , ou peut employer à cet usage des conducteurs tels que liS et IK.
Pour que les différentes parcelles de blé soient tenues séparées , l’élévateur de farine doit être muni d’une anche pivotante , ou de tout autre moyen de verser la farine de la
sr.o GUIDE DU MEUNIER,
seconde parcelle, sur un autre endroit du plancher, jusqu’à ce que la première parcelle soit blutée. 11 faut que la huche soit vidée, quand la farine de la seconde parcelle est conduite dans la trémie du blutoir. >
J’observerai ici que , dans les moulins employés à moudre en détail, la seconde farine doil être livrée au refroidisseur par un élévateur particulier, pour être ensuite blutée ; elle ne doit pas être versée dans le conducteur , comme on le voit fig. 81 ; parce qu’alors les différentes parcelles ne pourraient pas être tenues séparées.
Les avantages offerts par les machines appliquées aux moulins pour moudre des parcelles de blé , sont très-grands:
i" Sans elles on aurait beaucoup de travail à faire pour transporler les différentes parcelles d’un endroit du moulin à un autre, transport que ces machines exécutent.
a • Elles rafraîchissent et blutent la farine presqu’en même temps que le blé est moulu.
3° Elles économisent l’emplacement; parce qu’on n’a plus besoin d’étaler la farine pendant 12 heures pour la rafraîchir; comme on le fait ordinairement , et qu’une seule parcelle est étalée à la fois sur le plancher.
4“ Le moulage se fait très-vite, parce qu’il n’est pas nécessaire d’arrêter les meules ni les blutoirs, pour séparer les parcelles. Les criblures de chaque parcelle peuvent être nétoyées sans peine, comme on l’a indiqué au § 89, et la farine peutêlre presque entièrement emballée avant que le moulage soit fini. De manière que , si une parcelle de 60 bushels arrive au moulin le soir, le propriétaire peut reprendre la farine le lendemain matin , nourrir ses chevaux avec les résidus et apporter sa charge au marché.
§ 92. Moulin pour moudre de très-petites parcelles.
La Jig. 83 représente un moulin à farine construit de manière à ce que, le blé étant déposé dans les trémies des meules ^oit moulu et bluté , et remis ensuite dans les sacs.
APPLICATION DES MACHINES. 25 f
O n verse le grain dans la trémie A , et .à mesure qu’il est moulu, la mouture se rend en JS, dans l’élévateur qui l'élève et la laisse couler dans la trémie du blutoir par un large entonnoir C, et quand elle est blutée, la farine tombe dans les sacs d,(l'. La huche a la forme d’une trémie et est garnie d’une cloison pour séparer, si on le désire, le blanc de la seconde farine, de blé-, un sac est placé sous chaque division , et sur le haut de la cloison on fixe en X, à charnière, une planche régulatrice, afin de réglera volonté la séparation des deux espèces de farine.
Si le son gras a besoin d’être moulu une seconde fois, comme cela arrive souvent , on le fait tomber dans une boite située au-dessus de la trémie A , et en ouvrant le petit tiroir b on peut l’introduire dans la trémie, aussitôt que le grain est entièrement moulu. Lorsqu’on en b'ute la mouture , on laisse copier le son maigre dans le sac d" par le tiroir c que l’on ouvre, après avoir fermé celui b.
A mesure que le grain déposé dans la trémie F est' moulu, la mouture tombe dans le ramasseur, qui l’amène dans l’élévateur B , lequel l’élève dans le blutoir, comme on l’a déjà dit.
Pour séparer les différentes parcelles, le meunier, quand il voit que la première moulure est tombée dans l’élévateur, ferme le tiroir B ou celui d, afin de lui donner le temps d’entrer dans le blutoir; il arrête ensuite le trémoussement du sabot o, en tirant la corde qui passe par-dessus les poulies p, p , pour l’attacher à un clou. Il ouvre alors le tiroir B ou d et laisse entrer la seconde mouture dans l’élévateur, pour qu’elle soit conduite dans la trémie du blutoir. Après avoir donné le temps à la première mouture d’entrer dans les sacs qui sont immédiatement remplacés par les sacs de la seconde moulure , il décroche la corde, permet le trémoussement du sabot et commence à bluter la mouture de la seconde parcelle.
Sil’oq ne veut pas recevoir immédiatement la farine dans les sacs, on les remplace par des boîtes munies de pieds, hors desquelles le meunier ou le propriétaire l’ôteront pour l’ensacher, à mesure qu’elle sera blutée et mélangée comn^pn le désire.
Les avantages de ce perfectionnement sont les suivans :
i° 11 épargne la peine d’élever, d’étendre et de rafraîchir la farine , d’élever le son gras pour être remoulu , de nétoyer la huche et de remplir les sacs.
a" L’ouvrage est fait avec plus de promptitude et moins de déchet, sans qu’il soit nécessaire d’arrêter les meules ou le blutoir pour tenir les parcelles séparées ; celles-ci sont blutées presque aussitôt que moulues, et le propriétaire du blé perd moins de temps.
Les parois des huches doivent offrir des pentes assez rapides, pour ne pas permettre que la farine s’amoncelle, et pour que le meunier, puisse facilement l’en détacher au besoin, en frappant sur le fond.
L’élévateur et le ramasseur devraient être faits de manière à se vider à chaque révolution. Le ramasseur devrait avoir une ou deux brosses au lieu de râteaux, pour balayer la caisse aussi à chaque révolution ; l’auget ou sabot de la trémie du blutoir doit être court et très-incliné , afin qu’il se vide promptement.
On peut employer le même mécanisme pour moudre en gros, en ajoutant une anche pivotante ou un petit tiroir en C , pour verser la farine dans le refroidisseur qui doit alors servir le blutoir.
Un moulin construit de cette manière, peut moudre des parcelles de grain pendant le j our et moudre en gros pendantla nuit.
Dans les moulins pour le détail , un ramasseur est préférable à un conducteur ; parce qu’il se vide plus vite et beaucoup mieux. Le diamètre de la poulie inférieure de l’élévateur est deux fois aussi plus grand que celui des poulies du ramasseur. La poulie inférieure de l’élévateur et une des poulies du ramas— seur , sont fixées sur le même arbre , l’une à côté de l’autre. L’élévateur fait mouvoir le ramasseur , et la poulie de ce dernier étant plus petite, laisse assez de place pour que la farine puisse tomber 'dans les seaux de l’élévateur.
§ g3. Manière d’employer la force du ciieval pour
ÉLEVER LE GRAIN, LE SEL OU TOUTE SUBSTANCE GRANU- LAIRE HORS DES VAISSEAUX ET POUR LES METTRE EN MA- GASIN.
La fig. 66 représente l’élévateur et la manière de le mettre en mouvement; le cheval est attelé à l’extrémité du lévicr A d’un manège par le moyen duquel il tourne l’arbre vertical B. Sur le haut de cet arbre est fixée une roue menante C, de g6 dents, de 2 | inches de denture, pour engrener dans la roue menée D de 20 dents, sur l’arbre de laquelle est une autre roue menante de 4o dents. Celle-ci engrenne dans une autre roue menée de ig dents, fixée sur le même arbre que la poulie de l’élévateur. Ainsi, si le cheval fait à peu près 3 tours par minute, ce qui aura lieu s’il parcourt un cercle de 20 feel de diamètre , cette poulie fera à peu près 3o révolutions par minute; de sorte que si elle a 2 feet de diamètre , et si les seaux contenant 1 quart chacun , sont placés de fool en foot sur la courroie, l’élévateur élèvera à peu près 187 quarts par minute, ou 3ao bushe h en une heure , ou enfin 384-0 busheh de blé en 1 2 heures. Le cheval aura donc à élever le poids d’un quart de blé sur chaque foot de hauteur de l’élévateur, ainsi pour- 48 feel, hauteur des plus hauts magasins, le cheval devrait éle ver i5 Lushels de grain , avec une vitesse égale à sa marche, ce qu’il fera, je pense, très-facilement, tout en surmontant le frottement de la machine d’après cela on doit apercevoir les grands avantages de cette application.
L’extrémité inférieure de l’élévateur doit arriver contre le flanc du vaisseau, et le grain, le sel, etc., doivent être versés dans une trémie ; quant à l’extrémité supérieure elle peut passer à travers une fenêtre ou une porte , selon ce qui sera le plus commode. L’étui de la partie descendante de l’élévateur doit être un peu courbe , pour que les seaux ne frotteYit pas contre , en descendant.
§ q4. Élévateur tour le grain, etc., mu par un