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Les angles voisins du centre seraient ici trop grands pour bien moudre , ils pousseraient le grain devant eux ; ainsi pour remédier à ce désavantage , suivez la règle énoncée qui conduit à la forme de sillon tracée dans la figure représentant une portion d’un rhabillage à dix-huit compartimens.
J’ai exprimé le sillon hi de la meule courante , afin de faire ressortir les angles sous lesquels il croise les diverses parties de -ceux de la meule gisante.
J ’ai supposé que les valeurs extrêmes de l’excentricité des sillons, savoir : 6 inches pour le bord de la meule , et 3 inches pour l’œillard , conviennent à des meules de 5 feei de diamètre , effectuant 100 révolutions par minute ; ce que je ne saurais affirmer. Mais on peut, par des expériences pratiques, déterminer exactement les limites extrêmes pour les meules.de toqte grandeur, agissant avec diverses vitesses^ Je ne puis concevoir aucun mode de rhabillage qui soit, plus que celle-ci, susceptible d’être amené à la perfection; on voit soit par le raisonnement, soit par l’inspection de la figure, qu’il moudra avec plus d’uniformité que tous ceux qui sont représentés dans la fig.86.
Le principe d’après lequel lés moulins ordinaires opèrent, est analogue à celui qui fait couper les cisailles. Les parties planes de la surface des meules servent à guider le grain, etc., entre les tranchans des cisajlles dont les sillons et les évcillures forment les lames. Si des cisaillas se croisent trop carré-
ment, elles ne peuvent pas couper; ainsi tous les coups de marteau à rhabiller, doivent être parallèles aux sillons.
Pour donner des tracés semblables aux sillons de meules de différentes grandeurs j il faut adopter des cercles directeurs de diamètre proportionnel aux diamètres de ces meules. Alors les sillons desmeules supérieure etinférieure, de tous diamètres, se croiseront les uns les autres sous des angles égaux , par toutes les distances pi oportionnelles, depuis les centres jusqu’aux circonférences de ces meules. Mais si nous considérons que, les cercles moyens de toutes les meules ont à peu près des vitesses égales, et qu’ainsi leurs forces centrales sont inversement proportionnelles aux diamètres, nous devons en conclure que , les sillons des petites meules doivent avoir beaucoup moins d’excentricité que ceux des grandes, rclativeinerit à leurs diamètres(i).
II. est indispensable que le tracé du silloti soit déterminé, de manière à convenir à la vitesse de la meule; parce que la
(1) D'après la septième loi ''du mouvement circulaire , plus la distance à l'axe de rotation est grande , moins la force centrale est considérable. Cela montre que , les angles sous lesquels se croisent les sillons de meules de diamètres différons , dont les circonférences tournent avec des vitesses égales, devraient être en proportion inverse des diamètres de ces meules ; parce que les forces centrales de celles-ci sont er. raison inverse de ces diamètres 5 et que l'angle de croissemcnt des sillons devrait augmenter a mesure que la force centrale diminue $ et réciproquement.
Mais ici nous devons considérer que, pour donner aux sillohs de meules de diamètres différciTs , des tracés semblables , l'excentricité de ces sillons doit être en proportion directe des diamètres. Ainsi \ feel de diamètre sont à 4 inches d’çxccntriçilé , comme 5 feel de diamètre sont *a 5 inches dlexcentricité. Pour obtenir que les sillons de chaque paire de meules se croisent sous des angles égaux , à -toutes les distances proportionnelles dn contre , voyez la [fi g. où les lignes PP\ pp'j QQ\ q<f;JUVy rr\ montrent les di-
rections des sillons des meules dc.4 , 5 et 6 Jttt, et lour excentricité proportionnelle. Il est bien évident que, les sillons se croisent a angles égaux, parce1 que les lrghcsmentionnces sont parallèles, et qu'elles sc coupent dans chaque meule près du milieu du rayon $ ce qui montre qu’a toutes les distances proportionnelles, les pillons sc croisent à angles égaux.
Mais l'excentricité doit encore augrhenter avec le diamètre de la meule.
force centrifuge de la farine varie comme les carrés de la vitesse de cette meule, selon la 5' loi du mouvement circulaire (i). Mais l’imperfection du tracé peut être corrigée, jusqu’à un certain point, par la profondeur du sillon. Moins ce dernier est èxcentré , plus il doit être creux ; et plus l’excentricité est grande , moins le sillon doit être profond , pour empêcher que le grain s’échappe sans être moulu. Si les sillons sont trop étroits, la quantité d’air qui passera entre les meules ne sera pas assez grande pour les refroidir. Dans le rhabillage central, les sillons se rapprochent tant , les uns des autres, qu’ils creusent le cœur de la meule à moins qu’ils ne soient faits très - étroits ; aussi je préfère le rhabillage par comparliinens pris en nombre suffisant pour qu’il y ait peu de différence entre l’excentricité des divers sillons. Supposons que
alin d’agrandir l’angle du croisscmcnt des sillons, en raison inverse du décroissement de la force centrale.
Pour cela , dites : si une meule de \ fiel a une force centrale égale ’a t , quelle sera la force centrale d’une meule de 5 fiel? Réponse ,8. •
Alors dites encore : si la force centrale i demande une excentricité do 5 inches , quelle est l’excentricité qui convient ’a la force centrale 8, d’une meule de 5 feel de diamètre ? Réponse : 6,2.5 inches , si les circonférences 3e chaque meule tournent avec la même vitesse. Cette règle conduira, à peu près h l’exacte valeur de l’excentricité , pourvu qu’il n’y ait p%s une trop grande différence entre lés diamètres des meules comparées ; mais il me parait que, ni les angles sous lesquels les sillons se croisent, ni les excentricités ou distances auxquelles leurs directions passent du centre de la meule , ne sont le véritable module du tracé.
(t) La cinquième loi du mouvement circulaire montre que, les excentricités des sillons de meules de meme diamètre tournant avec des vitesses inégales , devraient être comme les racines carrées des nombres de leurs révolutions par minute. Ainsi , supposez que. les révolutions d’une meule sont au nombre de 8i par minute , et que l’excentricité moyenne des sillons convenable , est do 5 incites : si’le nombre de révolutions dé l’autre meule est de too par minute , alors, pour trouver l’excentricité des sillons de cette meule , dites : la racine carrée de too, qui est jo, est à l’excentricité 5 inches , comme g, racine Carrées de 8t , est ’a 4 , 5 inches ; longueur qui représente l’excentricité cherchée ; parce que cette excentricité décroit lorsque la force centrale augmente, 1 ■
l’on admette 18 compartimens dans une meule de 5 feet , alors chacun d’eux occupe à peu près 10 inches de la circonférence de la meule, espace qu’il convient de diviser en 4 sillons et 4 intervalles , si la meule est d’un grain serré ; mais si elle est ardente, ce sera assez de a ou 3 sillons par compartiment. Cette règle donnera iG compartimens à des meuleà de 4> 5 feet; 21 compartimens à des meules de 5 feet 6 inches ; cl enfin a 3 aux meules de 6 feet. Mais le nombre de compartimens est peu important, il est mieux cependant d’en avoir plutôt trop <jue pas assez. Si les compartimens sont en petit nombre , on peut remédier au désavantage des sillons courts, se croisant sous des angles trop grands et rejetant le grain, la farine sans être moulue assez fin ; en faisant les intervalles plus larges près du bord , et déviant ainsi les sillons de plus en plus vers le centre, afin qu’ils aient moins d’excentricité, comme on le voit dans les compartimens DD' Di' O , fig. 86.
§ ioG. Manière de préparer une paire de meules