‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 67 sur 166 · UMENTATION DES MEULES, PENDANT LE MOULAGE · texte numérisé non relu

UMENTATION DES MEULES, PENDANT LE MOULAGE

Lorsque la meule est bien pesée et dressée , et tout étant prêt , commencez à moudre en livrant à la roue autant d’eau que vous le jugerez nécessaire ; observez le mouvement de la meule par le bruit du f rayon, et tâtez la farine. Si elle est trop grosse et le mouvement trop lent, donnez moins de grain au -moulin ; il le moudra plus fin et le mouvement en sera plus vif. Si la farine continue à être trop grosse , ailerrez ou baissez lameule; et si lemouvementse ralentit alors, donnez un peu plus d’eau. Si la farine vous semble moulue trop en approchant, le mouvement étant convenable , allégez ou haussez un peu la meule et alimentez-la d’un peu plus de grain. Si le mouvement est trop vif et la quantité de grain livrée trop grande, et si la farine est moulue trop en approchant, retenez une partie de l’eau. Mais si le mouvement est trop lent et l’alimentation du grain trop faible , donnez plus d’eau.

Ici le meunipr doit se rappeler que les meules ne peuvent admettre’ et bien moudre qu’une certaine quantité de grain, laquelle est relative à la grandeur, à la vitesse et à l’ardeur de ces meules. Si cette quantité est dépassée , il* y aura perte, parce que le moulage en sera mal fait. On ne peut poiht établir de règle pour calculer rigoureusement la portion de grain nécessaire, il faut y arriver par la pratique (i) ; aussi, bien qu’à l’art de juger de la finesse nécessaire à la farine.

(t) Si les meules sont trop alimentées de grain , il est impossible qu’elles séparent bien le son de la farine ; parce que les petites tailles que l’on fait à leur surface , dans le but de bien évider le son, se remplissent deiariric qui les empêche d’agir. . <*

, ART BR LA JHÏX’NERIE.

Je vais cependant donner quelques instructions et poser •des règles qni pourront être utiles aux coinmençans.

§ io9-

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