RHABILLER I.ES MEULES QUI DOIVEJST LE REDUIRE EN FA- RINE
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Dans plusiwirs parties de l’Amérique il croît spontanément ,
. avecle blé, une espèce d’oignon appelé ail (garlic), dont la tige ept surmontée par une tête, semblable a celle daPoignon commun, et portant un grand nombre de graines de la grosseur d’un ■ graiu de blé, mais un peu plus légères (j). La substance de ces graines , d’une nAture gluante, s’atLacbe aux meutes pendant le travail , de manière, à-Cii encrasser lès aspérités, ? et à les rendre impropres A effectuer assez parfaitement le moulage Dans ce cas, on est obligé d’énlevçr la ipeulç courante, de brosser les parties luisantes de la surface 'des meules avec de l’eau et des brosses dures, etd’éponger l’humidité avec des toiles oudes éponges; cette opération laborieuse doit être répétée de
(t ) Il est si difficile de séparer entièrement fait du bld, que tous le* essais de l’art ont étéjusqu’à présent imi^lcs-Les graines plus grqssçtet celles plus petites que le blé peuvent én cire 'séparées par des cribles ; celles qui sont plus lé- ,
' gères peuvent être' chassées pav les tarares. Mais les graines de même gros-' ’ scur et de même poids qué le blé, he peuvent en être séparées sans le secours do l’ean dans laquelle Ic.blé coule au fond/et l’ail surnage. Mais ce moven est trop long pour que le meunier le niçtte souvent eu pratique , à moins que J' cela ne soit une, fois l'an pour nptoyçr les criblurcs r plutêt que de perdre lu hlé qui est mêlé avec l’ail, et qui 11e peut être entièrement séparé que par ce moyen. Les fermiers devraient soigneusement empêcher celte plante nuisible ad grain , dc s’enraciner dans leurs terres; il est presque impossible de la détruire, parce qu’elle se propage aussi . bien par les racines que par les graines, 1 ef qu’elle ne craint pAfnt l’intempérie dés^^lsons. ' .. ■ - ,
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guïde du -meenieh.
deux ft'ijnàirt fois fois dans 24 heures^, s’il se trouve seulement dix graines d’ail dans une poignée de blé.
Pour mettre des meules en état de moudre du blé dans le-
quel il se trouve des graines d’ail , il faut les piquer grossièrement sur toute la surface, et les préparer plus largement s autour de l’œillard pour qu’elles ne puissent pas casser les gfaioes d’ail trop subitement, mais bien graduellement; afin de donner le temps à la substance glutineuse de l’ail de s’incoporeravec la ‘farine, ce qui l’empêçhera d’adbérer autant aux -meules. Plus la surface de celles-ci est ardente , plus elles peuvent moudre sans arrêter, parce que l’ail est plus long-lenaps à en remplir les éyeilhires.
La meilleure méthode que j’aie imaginée, pour moudre le grain contenant des graines d’ail, est la suivante.
Nétoyez d’abord ce grain plusieurs fois consécutives, afin d’en séparer tout l’ail que les machines peuvent en extraire ; ce qui se fera facilement §i on peut disposer d’un élévateur dé grain bien établi , comme il est indiqué dans le § ai- Alors concassez- le ou moulez-le à moitié, pour écraser les graines d’ail gai sont moins dures que le blé(; l’humidité se répandra si également dans la masse du blé concassé , que les meules n’en seront pas autant affectées lorsqu’on le moudra pour la seconde fois. Par ce moyen , on pourra , moudre une grande quantité de blé sans être obligé de séparer les meules. On peut gofteasser de i5 qu 20 /jtts/i/ls de blé par heure, sans beaucoup d’embarras et de perte de temps ; si l’on â un clé- >■ yatei» dé farine pour élever ce premier produit dans une huche dfoù il ptdsse descendre dans la trémie des meules, pour être moulu une- seconde. fois : ce moulage sera alors effectué plus vite ajue. si le-ble m’avait pas été déjà concassé. On doit avoir grand soin de né pas concasser le grain tellement fin, qu’il ne puisse pas être livré aux méuïes par suite du. trémoussement de Yauget , ce qui jlpdnerail beaucoup d’embarras. 11 ne faal ' pas non plus que le blé soit Concassé tropgros , dans Ja crainte que les- grailles d’ail: ne soient pas suffisamment écrasées. Si
le gpaih concassé pouvait rester assez long-temps dans cet état' pour permettre aux graines d’ail de sécher , on le moudrait ensuite bien mieux. ' - • . f v . ' ■ • ’
Mais malgré toutes ces précautions , s’il y a beaucoup de 1 graines d’ail dans le blé, le son ne pourra pas être bien évidé;, on fera d’ailleurs beaucoup de grosse farine , telle que gruaux blancs, gris • et bis , qui demanderont à être moulus une seconde fois, afin de tirer du grain tout le profit possible. Je traiterai de cela dans le S suivant. .. ' 1 ,
§ n3. De la manière de aemovdre les gruaux blancs,