‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 72 sur 166 · DES UI.ÉS · texte numérisé non relu

DES UI.ÉS

On a reconnu par expérience que , pour être moulus avec la plus grande perfection , les blés de différente nature veulent être traités avec des meules présentant des qualités particulières.

( )uoiqu’iI existe une grande diversité de blés , cependant v pour ce qui a trait au moulage , nous ne distinguerons que les

trois espèces suivantes : f

i 1 Les blés secs et durs ; ■

3° Les blés humides et mous ; - . . . j ' '

3" Les blés mêlés avec de ]p graine d’ail. ’ : •’

Quand le grain est sec et dur, comme celui qui, croissant dans les terrains élevés et argileux , est-battu dans des granges elconservé bien au sec (î), les meules avec lesquelles on se propose de le moudre doivent être dures, compactes, et présenter

Ayant fait les expériences rapportées dans la table , fauteur imagina d’autres pcrlcctionnem'ens dans la fabrication ; il prépara les meules pour les faire moudre très-uni ; par le tnoycn de mécaniques qu’il a inventées , il fit retourner les gruaux dans l’eeitlard de la mcnle pour les leur faire remoudro avec te blé , il fit encore élever la seconde farine jusqu’au refroidisse irr pour ôtre reblutée ; et en moulant ses derniers îooo barils de farine surfine , tes gruaux blancs cQcs gruaux gris qu’il laissa ne furent pas assez mauvais pour , ne pas donner une espèce de pain, excepté quelques petites portions qui étaient restées entre les meules ; la farine fnt examinée sans quion y trouvât des dé-*fauu. D’autres personne? om depuis suivi scs principes, -et les- ont appliqués plus complètement. . * - .. , ’•'/ .

(I) Ce bld, qui est produit par lè9 terrains montagneux et argileux de» pays éloignés de la mer et des ca'iis Soumises aux marées , est en général dune couleur brune j il a une apparence do pierre à fusil , et l’intérieur est transparent lorsqu’on le roupcâveé irti couteau bien aiguisé. Le bfé’tJe'PeSpèce transparente est en général Ibqrd , l’écorce en est minco , et il produit autant de farine et aussi blancbo qvçClf bb1 le pliW blanc. ? • ’ •

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quelques grandes éveillures. Le grain étant sec est facilement concassé ; il est bon que les meules aient plus de ces surfaces ou parties planes, dont on a parlé dans le § 10 4, pour le réduire au degré de ténuité nécessaire , sans trop couper l’écorce.

Quand le grain est un peu humide et mou , tel que celui qui croit dans un terrain léger et sablonneux, ou qui a été battu sur la terre et déposé à fond de cale des vaisseaux , et porté de là au marché, ce qui tend à en augmenter l’humidité ; il faut que les meules soient très-poreuses et bien tranchantes, parce que le grain étant coriace et par conséquent difficile à concasser, demande qu’il y ait plus d’aspérités sur la meule pour le couper, et moins de surface plane pour le réduire au degré de’ finesse requis (1). Voyez § io^.

Quand lè blé est mêlé d’une plus ou moins grande quantité de graines d’ail ou oignon sauvage, mentionné au § 1 12 , les meules doivent être porçuses et tranchantes ; autrement , la substance gluante de l’ail. adhère à leur surlàcc et en émousse tfop vite les aspérités; de sorte qu’on ne peut pas moudre beaucoup de blé. , sans qu’il faille séparer les meules pour les repiquer; au contraire, plus ces meules seront éveillées et ardentes, plus elles feront d’ouvrage et marcheront lo'ng-teinps sans s’émousser.

Il existe des meules de moulin qui se distinguent des autres par leur qualité douce et molle, et diffèrent des meules dures et siliceuses, en ce que leurs parties planes ne sont pas aussi sujettes à' devenir luisantes. L’on a reconnu par expérience

(t)Tcl est le l,le qui croit dans les terres plates, basset et sablonneuscsd’Amériqoe, et aux environs de la mer et des ooux soumises aux marées ; où l’on af habitude de te faire dépiquer sur ta terre, par des chevaux. Le blé , qui est quelquefois mouillé par la pluie, la rosço et l’humidité de la terre , est naturellement d une couleur plus ■■ cjjjire1,* il est aussi plus mou , et quand il est cassé, I intérieur en est blanc ; c'c qui démontre qu’il approche le plus de lYtat de pulvérisation ; aussi est-il plis facilement 'réduit en farine , et insupporte t-il pas aillant de pression que. le blé qui croi t sur des terres, hautes et argileuses , ou que celui qui, étant rassé , parait solide et transparent.

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que, les meules de cette qualité , pour chacun de leurs rhabillages , moulent trois ou quatre fois autant de blé mélé de graines d’ail , que les meules dures (i). Voyez §112.

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§ n5 Des blutoirs, instructions sur la manière de

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