‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 8 sur 166 · AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR

Ainsi que l’a dit l’Éditeur américain : « Le livre » d’Oliver Évans , est particulièrement précieux » comme ouvrage pratique , » il donne en effet sur les perfectionnemens que l’art de moudre a reçus .dans l’Union, et dont une partie nous sont arrivés en passant par l’Angleterre , des détails que des hommes de l’art tels que l’auteur et Ellicot, pouvaient seuls nous faire connaître. Ce ne peut être d’ailleurs, qu’une chose très-utile de savoir comment ces ingénieurs et leurs collègues, ont procédé dans l’établissement plus ou moins heureux des récepteurs hydrauliques et des autres parties des moulins à farine. Si le travail d’Oliver Evans a déjà eu cinq éditions, il le doit certainement plus aux diverses notions pratiques qu’il renferme, qu’à la partie théorique dont il est précédé , en forme d’introduction.

Mon intention était d’abord de supprimer cette première partie, soit à cause de notions souvent peu exactes qu’on y trouve, soit parce qu’il me semble

peu convenable, à propos d’un traité sur une application particulière de la science , de reprendre l’exposition des principes généraux de cette dernière ; mais j’ai pensé ensuite que cette suppression pourrait être blâmée par quelques lecteurs, qui auraient pu croire être privés d’un bon exposé de mécanique à la portée de tout le monde. J’ai donc préféré dans cette édition, traduire le plus littéralement possible le livre d’Oliver Evans , afin que, d’après les avis des personnes qui s’intéressent aux applications des sciences,, je voie s’il n’y aurait pas lieu de supprimer entièrement dans une éilition ultérieure, l’exposé des principes théoriques qu’il renferme et de les remplacer par des notions pratiques , que l’expérience et lesperfectionncmens qui auront probablement lieu dans l’art de la meunerie, pourront rendre plus nécessaires, ou du moins plus utiles.

Toutefois il devenait ainsi indispensable de ne pas laisser inaperçues les principales erreurs commises par Oliver Evans ; et de ne point imiter l’éditeur amé» ricain , le professeur Thomas P . Jone$, qui s’est borné à dire que les théories de l’aùteur diffèrent quelquefois des siennes, et qu’il ne prétend ici les défendre ni en justifier les défauts. C’est aux rectifications convenables de l’exposition des principes de la mécanique, que j’ai consacré les premières pages des additions que j’ai faites à l’ouvrage original.

Ces additions traitent en outre du frottement ; du tracé des engrenages cylindriques et coniques; des dimensions qu’il faut donner aux dents de ces roues

suivant l’intensité des forces dont elles doivent transmettre l’action ; des moteurs en général et des cours d eau. *

J’y ai aussi exposé la théorie de l’action des principales espèces de roues hydrauliques , et présenté quelques observations sur l’emploi mécanique de la vapeur ;je donne ensuite des formules générales qui lient les divers élémens des moulins entre eux , et avec les élémens des récepteurs hydrauliques destinés à les mettre en activité de travail. Je parle encore des moulins à vent 5 des moulins à cylindres ; de la construction des surfaces rampantes en hélice; et mon travail est terminé par la description des beaux moulins que M. Benoist possède à St-Denis, et des procédés de mouture qu’on y suit. C’est à M. Paradis, qui dirige cet établissement avec intelligence , que je suis redevable des élémens des comptes de mouture joints à ma description et de beaucoup d’autres données dont il m’a obligeamment facilité la connaissance.

Si mon travail additionnel peut rendre ma traduction plus utile, j’aurai atteint le but que je me suis proposé.

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