‹ Guide du prêtre dans ses prédications choix et développements des sujetsChapitre 72 sur 138 · SA NECESSITE · texte numérisé non relu

SA NECESSITE

Même en isolant l'homme de sa destinée surnaturelle et divine et en ne considérant que sa vie d^ici-bas, nous trouverions que la notion religieuse lui est indispensable. — Combien plus si nous voyons en lui ce qu'il est en effet, un être céleste et divin, venu de Dieu et retournant à Dieu. — D'autre part dans l'homme, considéré à ce double point de vue, la notion religieuse est nécessaire au bien à obtenir comme au mal à éviter.

Nécessité prouvée par le bien à obtenir dans l'Enfant. — Dans l'enfant considérons une vie naturelle et terrestre à former, mais surtout à créer une vie surnaturelle et divine.

i° N'y eut-il à former dans V enfant qu'une vie naturelle. — Supposons-le pour un instant : l'idée d'un ciel à conquérir s'efface, et nous n'avons plus devant les yeux que la noble et féconde vie de l'homme ici-bas. Comment l'homme, l'homme complet, l'homme digne de ce nom, se forme-t-il? Premièrement il lui faut l'élévation de l'âme, la hauteur des pensées, la noblesse des vues. Si délaissant les régions supérieures il s'abaisse à la matière, ce sera bientôt moins qu'un homme (1). Il lui faut le cœur pur. Si les passions prédomi-

{{) Scimus enim quoniam si terrestris domus nostra hujus ha-

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nent, si elles l'aveuglent, si elles le tyrannisent (1): le devoir, l'honneur, le bien se perdront bientôt dans cet océan ténébreux et agité. — Il lui faut la conscience droite. Sans

bitationis dissolvatur, quod sedificationem ex Dec habemus, domum non manufactam, aeternam in cœlis.

Nam et in hoc ingemiscimus, habitationem nostram quae de cœlo est, superindui cupientes.

Si tamen vestiti, non nudi inveniamur.

Nam et qui sumus in hoc tabernaculo, ingemiscimus gravati : eo quod noiumus exspoliari, sed supervestiri, ut absorbeatur quod mortale est a vita.

Qui autem efficit nos in hoc ipsum, Deus qui dédit nobis pignus Spiritus.

Audientes igitur semper, scientes quoniam dum sumus in corpore, peregrinamur a Domino,

(Per fidem enim ambulamus, et non per speciem :)

Audemus autem, et bonam voluntatem habemus magis peregrinari a corpore, et praesentes esse ad Dominum.

Et ideo contendimus, sive absentes, sive prsesentes, placere illi.

Omnes enim nos manifestari oportet ante tribunal Ghristi, ut référât unusquisque propria corporis, prout gessit sive bonum sive malum. (II Cor. V.)

(1) Et homo nequam in ore carnis suse non desinet donec incendat ignem.

Homini fornicario omnis panis dulcis; non fatigabitur transgrediens usque ad fmem.

Omnis homo qui transgreditur lectum suum contemnens in animam suam, et dicens : Quis me videt?

Tenebrse circumdant me, et parietes cooperiunt me; et nemo circumspicit me; quem vereor? delictorum meorum non memorabitur Altissimus.

Et non intelligit quoniam omnia videt oculus illius, quoniam expellit a se timorem Dei hujusmodi hominis timor, et oculi hominum timentes illum;

Et non cognovit quoniam oculi Domini multo plus lucidiores sunt super solem, circumspicientes omnes vias hominum, et profundum abyssi, et hominum corda, intuentes in absconditas partes.

Domino enim Deo antequam crearentur omnia sunt agnita; sic et post perfectum respicit omnia.

Hic in plateis civitatis vindicabitur, et quasi puUus equinus fugabitur, et ubi non speravit apprehendetur.

Et erit dedecus omnibus, eo quod non intellexerit timorem Domini.

Sic et mulier omnis relinquens virum suum, et statuens hereditatem ex alieno matrimonio;

Primo enim in lege Altissimi incredibilis fuit; secundo in virum suum deliquit; tertio in adulterio fornicata est, et ex alio viro filios statuit sibi.

Hsec in ecclesiam adducetur, et in filios ejus respicietur;

Non tradent filii ejus radices, et rami ejus non dabunt fructum;

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elle, l'intérêt l'emportera sur la justice; les trahisons marqueront chaque pas de sa course déshonorée. A aucun des postes qui lui seront confiés, il n'aura ni le courage, ni même rintuition du devoir (1). 11 lui faut le labeur patient. A quel-

Dereiinquet in maledictum memoriam ejus, et dedecus illius non delebitur.

Et agnoscent qui derelicti sunt quoniam nihil melius est quam timor Dei, et nihil dulcius quam respicere in mandatis Domini.

(Eccli. XXIII.)

Vias meas enuntiavi; et exaudisti me. Doce me justilicationes tuas.

Viam justificationum tuarum instrue me ; et exercebor in mirabilibus tuis.

Dormitavit anima mea prsetsedio; confirma me in verbis tuis.

Viam iniquitatis amove a me, et de lege tua miserere mei.

Viam veritatis elegi, judicia tua non sum oblitus.

Adhsesi testimoniis tuis, Domine; noli me confundere.

Viam mandatorum tuorum cucurri, cum dilatasti cor meum.

Legem pone mihi. Domine, viam justificationum tuarum, et exquiram eam semper.

Da mihi intellectum, et scrutabor legem tuarn, et custodiam illam in toto corde meo.

Deduc me in semitam mandatorum tuorum, quia ipsam volui.

Inclina cor meum in testimonia tua, et non in avaritiam.

Averte oculos meos, ne videant vanitatem; in via tua vivifica me.

Statue servo tuo eloquium tuum in timoré tuo.

Amputa opprobrium meum quod suspicatus sum, quia judicia tua jucunda.

Ecce concupivi mandata tua; in aequitate tua vivifica me.

Et veniat super me misericordia tua, Domine, salutare tuum secundum eloquium tuum.

Et respondebo exprobrantibus mihi verbum, quia speravi in sermonibus tuis.

Et ne auferas de ore meo verbum veritatis usquequaque, quia in judiciis tuis supersperavi.

Et custodiam legem tuam semper; in seculum et in seculum seculi.

Et ambulabam in latitudine, quia mandata tua exqui^^ivi.

(Psal. GXVIII.)

{{) Non suscipies vocem mendacii, nec junges manum tuam ut pro impio dicas falsum testimonium.

Non sequeris turbam ad faciendum malum; nec in judicio, plurimorum acquiesces sententise, ut a vero dévies.

Pauperis quoque non misereberis in judicio.

Si occurreris bovi inimici tui, aut asino erranti, reduc ad eum.

Si videris asinum odientis te jacere sub onere, non pertransibis, sed sublevabis cum eo.

Non declinabis in judicium pauperis.

Mendacium fugies. Insontem et justum non occides, quia aversor impium.

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que degré de rang et de fortune qu'il se trouve placé, si la paresse et l'oisiveté l'engourdissent, la virilité meurt en lui; famille, patrie, humanité, le rejettent comme une épave sans valeur (1). Il lui faut la bonté. Sans elle il sera un solitaire sans ami, un frère sans entrailles, un maître sans justice, un citoyen sans crédit (2).

Ces éléments divers qui font l'homme, où l'enfant les pourra-t-il puiser? Nous affirmons que c'est dans la notion religieuse et là seulement, car lareligion est par excellence l'inspiratrice et la gardienne de tout ce qui fait la noblesse de l'être humain. — La religion est une élévation de l'âme à Dieu. Elle nous emporte des basses régions de la terre jusqu'aux sublimités d'un monde supérieur. L'âme religieuse est celle qui vit dans les hauteurs, qui se nourrit d'idées sublimes, qui s'imprègne de sentiments divins. — Qu'est-ce encore que la religion, sinon le centre de toute pureté? Ses dogmes, ses lois, ses pratiques, ses influences saintes, ont-elles unautre objet que de nous dépouiller desscories de lamatière pour nous revêtir des splendeurs immaculées de l'esprit? — C'est la religion encore, conseillère virile, juge inflexible, tribunal sans défaillance, qui maintient en nous la notion du juste, la droiture et la délicatesse de la conscience et nous interdit les trahisons lâches du calcul et de l'intérêt. — Si le fondateur divin de la religion voulut, en descendant des

Nec accipies munera, quae etiam excsecant prudentes, et subvertuiit verba justorum. (Exod. XXIIL)

(i) Beati omnes qui timent Dominum, qui ambulant in viis ejus !

Labores manuum tuarum quia manducabis; beatus es, et bene tibi erit.

Uxor tua sicut vitis abundans, in lateribus domus tuse.

Filii tui, sicut novellae olivarum, in circuitu mensse tuae.

Ecce sic benedicetur homo qui timet Dominum.

Benedicat tibi Dominus ex Sion, et videas bona Jérusalem omnibus diebus vitse tuae;

Et videas filios filiorum tuorum, pacem super Israël!

(Psal. GXXVIL)

(2) Garitas patiens est, benigna est; caritas non œmulatur, non agit perperam, non inflatur;

Non est ambitiosa, non quserit quae sua sunt, non irritatur; non cogitât malum,

Non gaudet super iniquitate, congaudet autem veritati;

Omnia suffert, omnia crédit, omnia sperat, omnia sustinet.

Garitas nunquam excidit : sive prophétise evacuabuntur, sive linguse cessabunt, sive scientia destruetur. (I Gor. XIII.)

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cieux, se ranger parmi les travailleurs, si sa vie mortelle s'est consumée dans d'obscurs et douloureux labeurs, si ses encouragements, ses louanges, ses couronnes, sont pour les travailleurs, en même temps que ses mépris et ses anathèmes sont pour les oisifs ; n'est-il pas évident que sa doctrine, son exemple, l'exemple de ses Saints, l'enseignement de son Eglise, maintiendront l'homme dans les viriles raditions du travail ? — Enfin est-il besoin, en face d'un Calvaire, d'expliquer comment la Religion est tout à la fois l'origine, l'aliment, la récompense de la vraie charité? En dehors d'Elle vous trouverez bien quelque rare similitude, quelque compassion éphémère, quelque bienfaisance égoïste, mais l'amour, le dévouement, le don généreux de soi-même, jamais.

La conclusion de tout ceci c'est que la mère, qui veut faire de son fils un homme dans le sens noble et complet du mot, n'y parviendra que grâce à la notion religieuse.

2^ Mais il y a dam Veiifaiit %me destinée surnaturelle et divine. — Jusqu'ici nous sommes demeurés sur la terre; prenons maintenant noire vol, franchissons une trop étroite frontière, allons droit aux sublimités de la véritable destinée de l'enfant. Le baptême, l'onction sacrée, le sceau eucharistique, la grâce, ont fait de cet être un être surnaturel et divin. Ame immortelle, enfant de Dieu, héritier d'un ciel éternel, c'est désormais un avenir divin qui lui est ouvert. D'où il vient? c'est de Dieu. Où il va? C'est à Dieu. Comment il doit vivre? En Dieu, de Dieu, par Dieu.

Qu'il soit seulement ce que l'on est convenu d'appeler Vhonnête homme : dès lors qu'il répudie sa vie divine et son divin avenir, ce n'est plus aux yeux de la terre et du ciel qu'un être ignominieusement déchu (1).

(l) Qui prsedestinavit nos in adoptionem filiorum per Jesuni Ghristum in ipsum, secundum propositum voluntatis su£e.

In laudem gloriîB gratise suse, in qua gratificavit nos in dilecto Filio suo ;

In quo habemus redemptionem per sanguinem ejus, remissionem peccatorum, secundum divitias gratise ejus.

Quse superabundavit in nobis omni sapientia et prudentia ;

Ut notum faceret nobis sacramentum voluntatis suse, secundum beneplacitum ejus quod proposuit in eo.

In dispensatione plenitudinis temporum, instaurare omnia in Giiristo, quœ in cœlis, et quae in terra sunt, in ipso ;

In quo etiam et nos sorte vocati sumus prsedestinati secundum

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Mais comment l'homme s'élèvera-t-il à cette surnaturelle destinée? Comment s'y élever sans la connaître? Et comment la connaîtra-t-il si nulle voix ne l'en instruit? « Fides ex auditu. » — La connaissance froide et nue ne saurait suffire. L'âme humaine ne se soulève de terre et ne s'élance dans les hauteurs surnaturelles que portée et soutenue par les ailes de l'espérance et de l'amour. — Connaître, espérer et aimer est beaucoup sans doute, trop peu encore néanmoins. Le chrétien se trouve séparé de son éternelle destinée par l'aride et dangereux désert de ce monde. Il le doit franchir victorieusement. Dangers, obligations, devoir, chutes et repentir, blessures et remèdes : la notion religieuse peut seule lui révéler ces péripéties du mal et ces ressources du bien.

Nécessité prouvée par le mal à éviter dans Tenfant. — Ce n'est pas d'une façon générale mais au contraire précise et circonstanciée que nous devons nous rendre compte do la nécessité de l'instruction religieuse pour l'enfant. C'est dans le milieu moderne, au sein des décadences contemporaines, que les parents et les maîtres élèvent l'enfant. C'est donc en considérant ces décadences et en se prémunissant contre elles qu'ils feront une œuvre solide et féconde.

1° Ce que sont nos décadences contemporaines. — Considérons ce que l'on nomme l'élite de la Société : hommes de loisir et de fortune, esprits cultivés, âmes pensantes, régions riches en lectures, en science, en réflexions! Là hélas! quel abandon des idées surnaturelles ! Quel oubli, quelle méconnaissance, souvent même quelle négation, d'un monde supérieur!... Là encore que de doutes, que d'incertitudes, quelle poignante, quelle désastreuse disette de la vérité! Quelle impuissance, quel honteux mutisme, en face des grands problèmes que soulève la destinée!... Là enfin quelles erreurs, erreurs ou plutôt extravagances, sur Dieu, sur le monde, sur l'homme, sur son origine, sur sa fin dernière, sur le bien, sur le mal, sur le vice, sur la vertu, sur la sanction de cha-

propositum ejus, qai operatur oinnia secundum consilium voluntatis suse ;

Ut simus in laudem gloriae ejus nos, qui ante speravimus in Ghristo;

In quo et vos quum audissetis verbum veritatis (evangeliumsalutis vestrse), in quo et credentes signati estis Spiritu promissionis sancto. (Ephes. I.)

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Clins (1)1 ~ Au-dessous est la classe, du travail, de la lutte toujours pénible souvent douloureuse pour le pain de chaque jour. Noble étatl Féconde et belle mission, si le travailleur le savait comprendre! Mais lui aussi voit sa route coupée de fondrières et d'abimes, infestée d'ennemis redoutables... Penché sur la glèbe, courbé sur un travail incessant, couvert de sueur, haletant et brisé, le travailleur n'a plus un regard libre et fier vers les hauteurs de sa destinée. Le travail de SOS mains a matérialisé son âme. Au bruit monotone de l'usine les voix célestes ont été étouffées en lui : « Animalis homo »... Pourtant il n*a pu tuer les mystérieuses aspirations d'une nature faite pour la liberté, la jouissance et la gloire. Comme la terre ne lui donne qu'esclavage, humiliation et douleur, il se prend à haïr ses chaînes, à jeter sur son labeur des malédictions... De là à envier la fortune et les loisirs d'autrui il n'y a qu'une bien faible distance. Cette distance est franchie partout. Notre Société contemporaine voit monter, sombre et furieux, le flot du prolétariat. Elle entend les cris de haine de l'immense multitude des déshérités à l'assaut de la richesse. — Entre ces deux classes : l'élite des penseurs et l'artisan, une autre région s'étend, région maudite, Babylone enivrée de jouissances, Sodome qu'at-

(1) Justitia enim Dei in eo revelatar ex fide in fidem, sicut scriptum est : Justus autem ex fide vivit.

Revelatur enim ira Dei de cœlo super omnem impietatem et injustitiamhominum eorum qui veritatem Dei in injustitia detinent :

Quia quod notum est Dei, manifestum est in illis ; Deus enim illis manifestavit.

Invisibilia enim ipsius, a creatura mundi, per ea qusefacta sunt intellecta, conspiciuntur ; sempiterna quoque ejus virtus, et divinitas : ita ut sint inexcusabiles.

Quia quum cognovissentDeum, non sicut Deum glorificaverunt, aut gratias egerunt ; sed evanuerunt in cogitationibus suis, et obscuratum est insipiens cor eorum :

Dicentes enim se esse sapientes, stulti facti sunt.

Et mutaverunt gloriam incorruptibilis Dei in similitudinem imaginis corruptibilis hominis, et volucrum, et quadrupedum, et serpentium.

Propter quod tradidit illos Deus in desideria cordis eorum, in immunditiam ; ut contumeliis afficiant corpora sua in semetipsis ;

Qui commutaverunt veritatem Dei in mendacium ; et coluerunt et servierunt creaturae potius quam Greatori, qui est benedictus in sœcula. Amen.

Propterea tradidit illos Deus in passiones ignominiae.

(Rom. I.)

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tendent les flammes du châtiment. Là le plaisir éhonté, les fêtes, le luxe, les excès de tout genre, les folies de tout nom, se donnent un rendez-vous tumultueux. Et c'est là que s'étalent les hontes les plus hideuses de notre décadence contemporaine (1).

2^ Comment la religion seule sauvera l enfant dun triple danger. — Si Dieu l'a fait naître dans la classe dirigeante et pensante, si une éducation brillante élève ses facultés jusqu'à leur complet développement, la religion lui sera plus nécessaire qu'à tout autre. Elle le préservera des orgueilleuses revendications de l'esprit.... Elle le sauvera de l'athéisme et de l'exclusivisme d'une science qui follement prétend tout expliquer sans Dieu.... Elle l'arrachera aux angoisses du doute.... Elle donnera aux aspirations de sa nature un rassasiement bienheureux. Elle fournira à ses questions anxieuses de sereines et lumineuses solutions (2). — Si Dieu

\\) Agite nanc, divites, picrate ululantes in miseriis vestris quae advenient vobis.

Divitise vestrae putrefactse sunt ; et vestimenta vestra a tineis comesta sunt.

Aurum et argentum vestrum seruginavit ; et serugo eorum in testimonium vobis erit, et manducavit carnes vestras sicut ignis. Thesaurizastis vobis iram in novissimis diebus.

Ecce merces operariorum qui messuerunt regiones vestras, quae fraudata est a vobis, clamât ; et clainor eorum in aures $)omini sabaoth introivit.

Epulati estis super terram, et in luxuriis enutristis corda vestra in die occisionis.

Addixistis et occidistis justum, et non restitit vobis.

(Jacob. V.)

(2) Proposui ergo hanc adducere mihi ad convivendum, sciens quoniam mecum communicabit de bonis, et erit allocutio cogitationis et tsedii mei

Habebo propter hanc claritatem ad turbas, et honorem apud seniores juvenis ;

Et acutus inveniar in judicio ; et in conspectu potentium admirabilis ero, et faciès principum mirabuntur me;

Tacentem me sustinebunt ; et loquentem me respicient ; et sermocinante me plura, manus ori suo imponent.

Praeterea habebo per hanc immortalitatem, et memoriam seternam his qui post me futuri suntrelinquam.

Disponam populos, et nationes mihi erunt subditse.

Timebunt me audientes reges horrendi. In multitudine videbor bonus, et in bello fortis.

Intrans in domum meam, conquiescam cum illa ; non enim habet amaritudinem conversatio illius, nec taedium convictus illius, sed laetitiam et gaudium.

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lui a mis en main le rude outil du travailleur, la notion religieuse projettera sur lui des reflets divins; son âme par elle connaîtra le calme, l'espérance, la paix, presque le bonheur. — Si enfin, placé dans le milieu ignominieux de la jouissance, il est tenté de faire du plaisir son Dieu et de la volupté son ciel, la notion religieuse, en lui montrant, d'une part comment périssent les Sodome, et d'autre part comment un sanglant Calvaire a sauvé le monde, lui ouvre dans la voie douloureuse l'unique issue vers son éternelle destinée.

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