‹ Guide du prêtre dans ses prédications choix et développements des sujetsChapitre 88 sur 138 · LA LUTTE · texte numérisé non relu

LA LUTTE

Tout d'abord voyons la nécessité pour le catholique d'être

intrépide. — Puis ensuite à quelle source le catholique puisera l'intrépidité réclamée de lui.

Nécessité de cette intrépidité. — Cette intrépidité est nécessaire tout ensemble à la cause de Dieu et à la défense du prochain.

l'^ Elle est nécessaire à la cause de Dieu. — Sans doute Dieu en Lui-même est inaccessible aux attaques de l'homme; il en triomphe par une force qu'aucun être créé no peut atteindre. L'attaque contre Dieu c'est l'impuissante écume du flot qui bat le rocher, c'est le trait follement lancé contre l'astre du jour. — Mais si Dieu, en Lui-même, n'a nul besoin qu'on engage la lutte pour sa défense, Dieu s'est fait Homme; il est devenu faible par amour, impuissant par Rédemption. D'après un plan d'une insondable sagesse, l'Homme-Dieu, son Eglise, son culte, son sacerdoce, ses sacrements ont été remis à la garde fie l'homme, à charge pour celui-ci de les défendre jusqu'à la mort. — Et si Dieu nous entoure d'ennemis, s'il permet leur continuelle et furieuse attaque, c'est pour tenir en haleine l'intrépidité de ses enfants : « Estote fortes in bello. »

Et voici à quels titres divers nous engagerons la lutte pour la défense de Dieu et des Choses Saintes. — A litre de justice. Quand nous combattons pour Dieu, c'est le sujet fidèle qui combat pour son prince; c'est l'homme sauvé, enrichi, ennobli, qui combat pour son bienfaiteur; c'est le fils de famille qui combat pour la vie et l'honneur de sa race (1). — A titre de gloire. Si les signes d'honneur étincellent sur la poitrine du soldat qui a lutté, souffert et triomphé pour sa patrie, que dire du catholique qui, dans la guerre qu'il soutient, a pour enjeu Dieu, son âme, son ciel et son éternité? — A titre de

(d) Omnisergo qui confitebitur me coram hominibus, confitebor et ego eum coram Pâtre meo, qui in cœlis est.

Qui autem negaverit me coram hominibus, negabo et ego eum coram Pâtre meo, qui in cœlis est.

Nolite arbitrari quia pacem venerim mittere in terram ; non veni pacem mittere, sed gladium.

Veni enim separare hominem adversus patrem suum, et filiam adversus matrem suam, et nurum adversus socrum suam.

Et inimici hominis, domestici ejus.

Qui amat patrem aut matrem plus quam me, non est me dignus : et qui amat fdium aut filiam super me, non est me dignus.

(Matth. X.)

retour. Au Christ Rédempteur qui s'en revient du combat couvert de sang et meurtri de blessures, le prophète demande: (( Quid sunt plaga3 ista3 ? » C'est là les blessures reçues pour nous dans la gigantesque lutte du Christ contre nos ennemis. A nous maintenant de lutter jusqu'au sang pour ce Christ Rédempteur (1). — A titre de ^2^9/6 crainte. Viendra le jour terrible. Elle se réalisera cette formidable parole : « Quiconque aura rougi de moi devant les hommes, je rougirai de lui devant mon Père. » Au misérable qui, par lâcheté, faiblesse, intérêt sordide, pusillanimité d'âme, aura trahi ma cause en me délaissant, au dernier jour, au jour de mon triomphe, au jour où le ciel et la terre m'acclameront, je le rejetterai loin de moi dans un éternel mépris (2).

2° Elle est nécessaire à la défense du prochain. — Etendons

(1) Sed hoc habes, quia odisti facta Nicolaitarum, quae et ego odi.

Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat Ecclesiis : Vincenti dabo edere de ligno vitse quod est in paradiso Dei mei.

Et angelo Smyrna3 ecclesise scribe : Hœc dicit primus etnovissimus, qui fuit mortuus, et vivit :

Scio tribulationem tuam, et paupertatem tuam, sed dives es; et blasphemaris ab his qui se dicunt Judœos esse, et non sunt, sed sunt synagoga Satanse.

Nihil horum timeas quse passurus es. Ecce missurus est diabolus aliquos ex vobis in carcerem, ut tentemini ; et habebitis tribulationem diebus decem. Esto lidelis usque ad mortem, et dabo tibi coronam vitae.

Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat ecclesiis : Qui vicerit nonlaedetur a morte secunda.

Et angelo Pergami ecclesiie scribe : Hsec dicit qui habet rhomphseam utraque parte acutam :

Seio ubi habitas, ubi sedes est Satanse, et tenes nomen meum, et non negasti fidem meam. Et in diebus illis Antipas testis meus fidelis, qui occisus est apud vos, ubi Satanas habitat.

Sed habeo adversus te pauca : quia habes illic tenentes doctrinam Balaam, qui docebat Balac mittere scandalum coram filiis Israël, edere et fornicari :

Ita habes et tu tenentes doctrinam Nicolaitarum.

Similiter pœnitentiam âge : si quo minus, veniam tibi cito, et pugnabo cum illis in gladio oris mei.

Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat ecclesiis : Vincenti dabo manna absconditum, et dabo illi calculum candidum, et in calculo nomen novum scriptum, quod nemo scit, nisi qui accipit,

l(Apoc. II.)

(2) Et vidi unum de capitibus suis quasi occisum in mortem ; et plaga mortis ejus curata est. Et admirata est universa terra post bestiam.

ce mot de « prochain » au vaste ensemble qu'on nomme la Société, ou restreignons-le à la famille: pour la Société comme pour la Famille le catholique doit être un intrépide combattant.

Dieu a ainsi constitué la Société. Il y a mis une tête, une partie intelligente, fortunée, riche d'influences, de prestige, de pouvoir. Au-dessous d'elle, dans les postes plus humbles mais aussi nécessaires du travail et de l'indigence, il a placé ce que nous nommons le peuple. — A quelle fin le catholique, que la Providence a mis dans la première de ces deux classes, possède-t-il la dignité du sang, la puissance de l'or, le prestige des hautes charges? Avant tout, selon les vues de Dieu, ce frère aîné, ce frère puissant, doit accourir à la défense du peuple, son frère plus jeune (1). Grave sujet de ré-

Et adoraveruiit draconem, qui dédit potestatem bestise; et adora verunt hestiam, dicentes : Qiiis similis bestite? et quis poterit pugnare cum ea ?

Et datum est ei os loquens magna, et blaphemias ; et data est ei potestas facere menses quadraginta duos.

Et aperuit os suum in blasphemias ad Deum blasphemare nomen ejus, et eos qui in cœlo habitant.

Et datum est illi bellum facere cum sanctis, et vincere eos. Et data est illi potestas in omnem tribum, et populum, et linguam, et gentem.

Et adoraverunt eam omnes qui inhabitant terram : quorum non sunt scripta nomina in libro vitse Agni, qui occisus estab origine mundi.

Si quis habet aurem audiat.

Qui in captivitatem duxerit, in captivitatem vadet ; qui in gladio occiderit, oportet eum gladio occidi. Hic est patientia et fides sanctorum. (Apoc. XIII.)

(1) Et dixerunt : Non exibimus, neque faciemus, verbum régis, nt poUuamus diem sabbatorum.

Et concitaverunt adversus eos praelium.

Et non responderunt eis, nec lapidem miseruntin eos, nec oppilaverunt loca occulta.

Dicentes: Moriamur omnes in simplicitate nostra, et testes erunt super nos cœlum et terra quod injuste perditis nos.

Et intulerunt illis bellum sabbatis ; et mortui sunt ipsi, et uxores eorum, et lilii eorum, et pecora eorum usque ad mille animas hominum.

Et cognovit Mathathias, et amici ejus, et luctum habuerunt super eos valde.

EL dixit vir proximo suo : Si omnes fecerimus sicut fratres nostri fecerunt, et non pugnaverimus adversus gentes pro animabus nostris et justificationibus nostris, nunc citius disperdent nos a terra.

flexion, peut-être de remords, pour notre classe dirigeante! N'est-ce pas à elle à s'émouvoir des innombrables dangers, des séductions formidables, des enlacements terribles, dont la classe ouvrière est de plus en plus la victime? Non! Ils ne sauraient plaire à Dieu, ni remplir leur mission, ces catholiques, riches et influents, qui, devenus égoïstes, ou pusillanimes, ou indifférents, ou incapables, répètent ce mot de Gain : « Ai-je donc la garde de mon frère? »

Dans le cercle restreint de la famille, la lutte est plus sacrée encore, car ceux qui l'engagent y sont forcés à des titres plus hauts et sous une responsabilité plus formidable. — Serait-il un père vraiment digne de ce nom, celui qui pour la prospérité des siens n'engagerait pas vaillamment les luttes de la vie? Celui surtout qui, par défaut de foi, de sollicitude, de vigilance, de courage, ne défendrait pas, au prix de tous les sacrifices, l'âme, l'honneur, la conscience de ses enfants (1)? — Un cri retentit dans nos Ecritures : « Qui arrachera à la lionne ses lionceaux? » La lionne est l'intrépide mère catholique. Le cœur comme le regard fixés

Et cogitaverunt in die illa, dicentesj Omnis homo quicumque venerit ad nos in bello die sabbatorum, pugneinus adversus eum : et non moriemur omnes, sicut mortui sunt fratres nostri in occultis. (I Machab. IL)

Et avertebant eum, dicentes : Non poterimus; ; ed liberemus animas nostrasrnodo, et revertamur ad fratres nostros, et tune pugnabimus adversus eos ; nos autem pauci sumus.

Et ait Judas : Absit istain rem facere ut fugiamus ab eis 1 et si appropiavit terapus nostrum, moriamur in virtutepropter fratres nostros, et non inferamus crimen glorise nostrae.

Et movit exercitus de castris, et steterunt illis obviam, et divisi sunt équités in duas partes ; et fundibularii et sagittarii prasibant exercitum, et primi certaminis omnes potentes.

(Machab. IX.)

(1) Omnes quotquot venerunt, fures sunt etlatrones, et non audierunt eos oves.

Ego sum ostium. Per me si quis introierit, salvabitur ; et ingredietur, et egredietur, et pascua inveniet.

Fur non venit nisi ut furetur, et niactet, et perdat. Ego veni ut vitam habeant, et abundantius habeant.

Ego sum pastor bonus. Bonus pastor animam suam dat pro ovibus suis.

Mercenarius autem, et qui non est pastor, cujus non sunt oves proprise, videt lupum venientem, et dimittit oves, et fugit ; et lupus rapit et dispergit oves.

Nlercenarius autem fugit, quia mercenarius est, et non pertinet ad eum de ovibus. (Joan. X.)

sans cesse sur ses enfants, la sollicitude toujours en éveil, l'anxiété toujours en armes, la mère catholique engagera toutes les luttes, se réduira à toutes les détresses, donnera sa vie s'il le faut, pour rendre à Dieu intact le dépôt sacré de l'âme de ses enfants (1). — Es-tu vraiment mère, ô toi ^ui, sans vigilance, sans énergie, sans courage pour la lutte, laisses venir le danger, le scandale franchir ton seuil, la vertu de tes fils et de tes filles sombrer dans les plus lamentables naufrages ?

3° Elle est nécessaire à la répression des méchants. — Un adage ancien attribue à l'énergie de la guerre les bienfaits de la paix : « Si vis pacem para bellum. » En retournant cet adage : les dangers de l'Eglise, de la Société, de la Famille, naîtront toujours du défaut de courage et des trahisons de la lâcheté. D'où viennent le plus ordinairement l'audace, les succès, les conquêtes du mal? ils ne viennent pas du nombre : nos ennemis sont les moins nombreux. Ce n'est pas non plus par leur valeur personnelle qu'ils triomphent.

Le secret de la A^icloire des méchants est dans la lâcheté des bons. Si dans l'Eglise le Sacerdoce est intrépide, si au lieu du mercenaire qui s'enfuit nous possédons le bon pasteur « qui donne sa vie pour son troupeau, » les fidèles, se sentant défendus par des chefs sans faiblesse, deviennent eux-mêmes d'ardents lutteurs. L'Eglise est prospère et forte même au sein de la persécution (2). — Si dans la Société les catholiques, fermes au poste de combat, savent défendre leurs droits contre ceux qui les attaquent, les lois les plus iniques, les assemblées les plus hostiles, les pouvoirs publics les plus persécuteurs, ne pourront rien contre eux. — Et, dans la famille, d'où vient à quelques membres isolés une si

(l)(Ephes. V, 26 et suiv.)

(2) Sic nos existimet homo ut ministres Ghristi, et dispensatores mysteriorum Dei.

Hic jam quseritur inter dispensatores, ut fidelis quis inveniatur.

Mihi autem pro minimo est ut a vohis judicer, aut ab humano die ; sed neque me ipsum judico.

Nihil enim mihi conscius sum ; sed non in hoc justificatus sum. Qui autem judicat me, Dominus est.

Itaque nolite ante tempus judicare, quoadusque veniat Dominus : qui et illuminabit abscondita tenebrarum, et manifestabit consilia cordium : et tune laus erit unicuique a Deo.

(I Cor. IV.)

désastreuse influence et de si tyranniques pressions? De la faiblesse d'un père ou d'une mère, qui n'ont pas su lutter pour le plus sacré de leurs droits.

Ce qui donne au catholique cette intrépidité. — Avonsnous àgémir sur la faiblesse du catholique : cette faiblesse a une cause. Avons-nous à réclamer avec instance les luttes généreuses et l'intrépidité qui en soutient l'effort : cette intrépidité a une origine, cette force chrétienne doit puiser aux vraies sources qui l'alimentent.

1^ Le catholique doit s'habituer à une noble indépendance (1).

— Qu'il ait d'abord la connaissance vraie et vive de sa dignité. Le catholique est enfant de Dieu, prince héritier d'un éternel royaume; il plane, à une hauteur immense, au-dessus des choses créées; il est roi, il est dominateur, il est juge : à lui de n'abdiquer aucun de ces glorieux titres.

Au catholique de rester libre, « Celui-là sera libre, disait Jésus-Christ, que le Christ aura délivré. « Et Saint Paul : (( Nous n'avons pas, nous autres, reçu une âme d'esclave. »

— Cette revendication d'une domination juste et d'une noble indépendance est indispensable à quiconque veut demeurer intrépide. — La faiblesse et le lâche laisser-aller nous viendront des trois causes suivantes. Du respect humain, si nous sommes assez oublieux de notre grandeur personnelle pour craindre l'opinion et jusqu'aux regards d'une foule méprisable. De rintérêt et du calcul^ si, bassement esclaves des choses terrestres, nous aimons mieux abandonner les plus saintes que de nous exposer à quelques désavantages temporels. De la chair et du sang, si, nous laissant aller aux charmes exclusifs d'aimer et d'être aimés, nous ne possédons plus le glaive qui « retranche la main droite » devenue un objet de scandale et de perdition.

(1) Dicebat ergo Jésus ad eps qui crediderunt ei Judseos : Si vos mariseritis in sermone meo, vere discipuli mei eritis ;

Et cognoscetis veritatem, et veritas liberabit vos.

Responderunt ei : Semen Abrahse sumus, et nemini servivimus unquam ; quomodo tu dicis : Liberi eritis?

Respondit eis Jésus : Amen, amen dico vobis : quia omnis qui facit peccatum, servus est peccati ;

Servus autem non manet in domo in seternum ; filius autem manet in seternum.

Si ergo vos filius liberaverit, vere liberi eritis.

(Joan. Vm.)

2° Le catholique doit conserver un vif esprit de foi. — Quelle raison d'être aurait notre intrépidité? Quel sens auraient nos luttes, si la foi ne nous montrait la gravité de leur enjeu (1) ? — Un peuple s'abandonnera lâcliement devant l'invasion étrangère, qui aura perdu le sentiment de la liberté, de l'honneur national et de la patrie. — Quand Saint Paul s'écriait héroïquement : « que tout danger des âmes le faisait bondir, que tout scandale le brûlait de ses feux », il connaissait le prix d'un Dieu, d'une âme, d'une éternité.

3° Le catholique doit mépriser le luxe, la mollesse et le plaisir {2). — Ceux qui plus tard étudieront notre histoire contemporaine demeureront stupéfaits des défaites essuyées par les catholiques, des affronts subis, des concessions accordées, des champs de bataille ignominieusement délaissés ; ils ne comprendront pas comment, les plus nombreux, souvent les mieux armés, nos catholiques se sont laissés vaincre par une poignée de sectaires formés de juifs et de francs-maçons.

Pour dénouer cette énigme douloureuse, il suffira de pénétrer dans nos habitudes de luxe, de plaisirs, de paresse. L'armée, non plus d'Annibal, mais du Christ, s'est laissée envahir par le luxe et les plaisirs de Capoue et est devenue inapte à la lutte. Elle l'a lâchement désertée.

4° Le catholique doit se rendre obéissant aux appels de Dieu

(1) De caetero, fratres, confortamini in Domino et in potentia virtutis ejus.

Induite vos armaturam Dei, ut possitis stare adversus insidias diaboli :

Quonirim non est nobis colluctatio adversus carnem et sanguinem, sed adversus principes et potestates, adversus mundi rectores tenebrarum harum, contra spiritualia nequitise, in cœlestibus.

Propterea accipite armaturam Dei, ut possitis resistere in die malo, et in omnibus perfecti stare.

State ergo succinctilumbos vestros in veritate, et indutiloricam justitiae.

Et calceati pades in prœparationem evangelii pacis.

In omnibus sumentes scutum fidei, in quo possitis omnia tela nequissimi ignea extinguere ;

Et galeam salutis assumite, et gladium spiritus quod est verbum Dei. (Ephes. VI.)

(2) Illis autem abeuntibus, cœpit Jésus dicere ad turbas de Joanne : Quid existis in desertum videre ? arundinem vento agitatam.

Sed qui l existis videre ? hominem mollibus vestitum? Ecce qui mollibus vestiuntur, in domibus regum sunt.

Sed quid existis videre ? prophetam ?Etiam dico vobis, et plus quam prophetam. (Matth. XL)

et de l Eglise. — Les appels de Dieu sont innombrables et l'Ecriture en est remplie à chacune de ses pages. Dieu nous rappelle que la force, le combat, la victoire, sont pour nous les seules conditions du salut (1). — L'Eglise, par l'organe de ses souverains pontifes, de Pie IX et de Léon XIII pour notre siècle, ne cesse, en nous signalant nos différents ennemis, de nous réveiller de notre funeste indolence et de nous amener, régénérés et intrépides, sur le champ du combat.

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