Gramt rose. — Haut o m. ho cent
Personnage agenouillé, découvert en 1888. par M. (irébaut. à Mitrahinéh, site de Memphis. La facture de la statuette et le style de la légende avaient fait supposer pour ce monument l'antiquité la plus reculée, et de vrai, nous savons aujourd'hui que les trois noms de double qu'il porte gravés siu* l'épaule, Noutirni, Hotpou-Sakhmoui et
Ranibou sont probabienient ceux des Pharaons appartenant aux débuts de la IIP dynastie memphite.
Dans l'angle sud-ouest de la salle, entre l'armoire F et l'armoire G, est placée une statue en calcaire (haut. G m. 80 cent.) découverte en 1 896 par M. Quibell, à Komel-Ahmar, l'ancienne Hiéracônpolis. Elle représente un homme agenouillé, la tète prise dans une longue perruque qui lui tombe à mi-cou . le tablier étroit du pagne entre lesjand>es. Elle est fort mutilée, mais ce qu'on en distingue rappelle le style fruste de la statue n" 1. Elle est en effet de l'époque archaïque , très probablement de la 111' dynastie.
Armoires G-J.
Ces quatre armoires contiennent la série des chapeaux de terre glaise qui ont servi à sceller les jarres. Cette collection , la plus riche de ce genre qu'il y ait au monde , provient pour la plupart d'Omm-el-Gaab et de Xeggadéh: elle est due aux travaux de MM. x\mélineau , Morgan et Pétrie. [Jn certain nombre provient de Sakkarah. On y rencontre quelques chapeaux d'époque postérieure, de la XVIIP dynastie , par exemple armoire H , mais le plus gi^and nombre appartient aux deux premières dynasties thinites et à la III" memphite. Les égyptologues y ont déchiffré les noms de double d'une quinzaine au moins des Pharaons primitifs, Ahaouî, Qa-àou, Nar-Bouzaou le Boéthos de Manéthon, Khàsakhmoui, Hatpousakhmoui, Piànibou. Noutirni, Zarou, Pérabsonou, etc., dont les noms ordinaires ne nous sont pas connus, non plus que leur rangdans la série royale. Ces petits monuments ont une valeur extraordinaire poiu* l'historien et pour l'archéologue , mais ils ne peuvent pas arrêter longtemps les visiteurs.
Casiep. K.
Il contieiil des stèies de parliculiei's, Irouvées à 0mmel-Gaab par MM. Améiineau et Pelrie. Les unes sont de vraies stèles funéraii-es, les autres des ex-votos consacrés pai' des serviteurs du roi mort, dans le tombeau de leui' maître. La plupart portent des noms d'homme ou de femme précodés de la formule Ka-Khou , le double lumineux d'un tel ou dune telle; deux ou trois ont été élevées en mémoires de nains ou mèjue de chiens favoi'is. Les hiéroglyphes giavés sm- ces morceaux sont identi(pies à ceux des époques postérieures, et ils possédaient cei'tainement la même valeui' qno ces derniers.
Les stèles de dimensions plus fortes sont ici encore adossées aux pilastres : i " au côté sud de la porte , la gi'ande stèle au nom Mari-Neît, qui peut ne pas être d'un roi: •1° entre les armoires G et H , une stèle royale brisée et d'où le nom a disparu : o" entre les armoires H et I . la stèle d'un certain Sabou ([ui occupait de hautes fonctions auprès d'un des souverains thinites; k" un fragment au nom du roi Khàsakhmou de la troisième dynastie, découvert [)arOuibell à Kom-el-Almiar en i8()8-i8(|9.
Les poteries reléguées sin-le liaul des annoires proviennent de la même épo([ue et ne sont que des spécimens plus grossiers et phis grands des foj-mes exposées à l'intérieur. Il convient toutefois d'attirei- fattention sur les cuves ou les cloches hémisphériques en terre cuite cju'on voit sur les armoires G, H, 1: c'étaient des sortes d'ossuaù'es en usage aux plus anciens temps. Ils ont été découverts par M. de Moi'gan dans la nécropoh^ de Neggadéh.
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Bas-gÔti: Olrst du Salon Méisidional. Le bas-côté ouest du Salon méridional , qui n"est à proprement parler que l'extrémité du balcon ouest qui domine l'atrium central , contient la fin de notre collection tliinite.
Mur Ouest.
Casier A.
Poteries arcliaiques de différents styles: dans le bas. de «{•randes jarres à vin . dans le reste du casier, des écbantillons médiocres de vases mi-partie rouges et noirs , etc.
Cage B.
Outils et armes en silex , d'un lort beau travail pour la plupart , et provenant d' Abydos ; tranchets , scies , couteaux , posh-kifaou, pointes de lances. Quekpies-uns des couteaux sont polis fl'un côté et de l'autre i-etoucbés à petits coups, de manière à produice sur la surlace comme une série de gaufrures régulières. Les uns sont antérieurs à la première dynastie: le plus grand nombre appartiennent à l'époque tliinite.
Cage C.
Outils et armes en silex de même époque et de même travail que les précédents : sur le carton rouge, des grattoirs, sui- le carton blanc, de l)elles pointes de llècbes.
Casieb D.
Poteries de mèjiie nature et de même pi'ovenance que celles qui sont exposées dans le casier A.
AinioiRE E.
Réunion dolijets disparates provenant surtout des dernières fouilles de M. Pétrie à Abydos. Les ouashbatiou sont de répoque thébaine; le reste est presque en eatiei' de l'ancien empire.
Vitrine F.
Les gros outils eu silex ont été découverts à ïhèbes et offerts au Musée par M. Seton-Karr: ce sont les ciseaux dont les camers se servaient sous la XMIP dynastie pour creuser les hypogées. Le reste provient des fouilles de MM. Pétrie et (larstang à Abydos et à Béit-Kliallaf , et appartient, partie aux époques archaïques . ])artie à la XIP dynastie : les trois petits pots encore bouchés d'une feuille d'or ont été trouvés dans le tombeau d'un des rois thinites.
Cage (j.
Elle contient des objets découverts par M. de Morgan ;i Dahchom-. dans des mastabas et dans des puits delà XIP dynastie. C'est le mobilier funéraire en usage à l'époque . vases en albâtre, petits persoimages en bois jouant les scènes de la vie privée , boyaux , emblèmes divins , sellettes chargées de vases pour l'offrande, boites en bois contenant les pots à parfimis en albâtre : le nom de chaque parfum est écrit à Tencre , en hiératique , sur le couvercle du pot qui le contenait. Le beau cygne qui domine le tout (cfr. p. 35 y ) est d'une vérité d'allures et de coutouis extraordinaire : par malheur le bois en est pourri entièrement et il ne pourra être conservé longtemps intact.